Ibid., p
Autingues
Brèmes
Caffiers
Clerques
Cormont
Eclemy
Guines Inghem Leulinghem Mentques
Todinctum Wadenthun Turbingen Wast (le)
Wierre-Effroy.
Toutes ces localités dépendaient de rarchidiaconé d'Artois, au diocèse de Thérouenne, et toutes, à l'exception de Clerques, Guines et Mentques, étaient, en 1789, comprises dans le gouvernement du Boulonnais \. Mais il ne paraît pas bien certain que le dernier de ces villages, Mentques, ait fait partie de ce pays; car si une charte de 867 le place, ainsi que Clerques et Brèmes, dans le pagus Bononensis , il aurait d'après un acte de 877 fait partie du pagus Taruanensis* . On peut donc supposer qu'il y a une légère erreur dans la première de ces pièces , et attribuer cette erreur à ce que Mentques était énoncé à la suite de Clerques et de Brèmes. Quant à Clerques, on n'a qu'à jeter un coup-d'œil sur la carte jointe à ce mémoire, pour voir qu'il a pu faire partie du Boulonnais à une certaine époque, ou du moins être considéré comme tel ; car son finage était resserré entre le Boulonnais et la paroisse de Bonningues-lès-Ardres, enclave de ce gouvernement en Artois.
D y a une autre raison pour exclure Guines du Boulonnais. Le territoire de cette localité était un domaine de l'abbaye de Saint- Bertin 3 et ne faisait pas, par conséquent, partie du comté de Boulogne au x° siècle. Au temps d'Ardolf, comte de Boulogne, de Thérouenne et abbé de Saint-Bertin , un danois du nom de Sifrid envahit le domaine de Guines, y construisit un château-fort, s'y maintint malgré la résistance d'Ardolf, et prit le titre de seigneur de Guines. C'était un vaillant homme d'armes, et il ne tarda pas à acquérir l'amitié du frère même d'Ardolf, Arnoul, comte de Flandre, qui le reçut à foi et hommage de la terre de Guines. « C'est là, dit Lambert d'Ardres, le commencement des comtes » de Guines, dont le premier fut Ardolf le bâtard. » En effet, Arnoul le Jeune, comte de Flandre, après avoir pris soin de la jeunesse d'Ardolf, fils posthume de Sifrid et d'Elstrude de Flandre,
1. Hâtons-nous d'ajouter, pour montrer l'importance de la comparaison du pagus Bononensis avec le gouvernement du Boulonnais, que ce dernier ne parait comprendre aucune des localités attribuées au pagus Taruanensis par les documents.