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Flodoard, Historia Remensis ecclesiae, 1. II, c. XVIII

5. Ce diplôme est rapporté par Flodoard, ibid., 1. II, c. XXIX.

6. Annale Bertinianl, anno 870, chez D. Bouquet, Historiens de France, t. VU, p. 110.

dans la langue vulgaire Dulmensis devenait naturellement Dormois, de même quulmus devenait orme et Culmisciacum 1 Cormicy.

4. Dans un mémorial daté de 893, Dadon, évêque de Verdun, constate entre autres choses que le roi Arnoul (de Germanie) avait donné à son église l'abbaye de Mons Falconis, dédiée à saint Germain et située in comitatu Dolmense*. Cette abbaye, convertie plus tard en collégiale, était située à Montfaucon, Meuse, arrond. de Commercy; elle faisait partie du diocèse de Reims 3 .

5. Une vie de saint Juvin, confesseur, qui, d'après les Bollandistes, vivait sans doute au ix" siècle *, nous apprend que ce bienheureux était du diocèse de Reims et du comté de Dormois (coinilatiis qui Didcomensis nuncupatur*).

6. Flodoard, qui écrivait au milieu du x° siècle, rapporte le martyre d'Oriculus à l'une des invasions barbares du v L ' siècle (sub eadem Vandalorum vel Hunnorum pevsecutione) , invasion qui ne semble pas différente de la grande irruption des peuples germaniques en 407. Suivant la tradition, Oriculus fut mis à mort, ainsi que ses sœurs, dans l'église qu'il avait fondée et où ils servaient Dieu, dansl'évêché de Reims, in pago Dulcumensi, vico Sinduno c . Au xvi e siècle, Chesneau, dans sa traduction

1. Ce nom se trouve plusieurs fois chez Flodoard, qui dit avoir été lui-même curé de Cormicy.

2. « Arnulphus quoquc gloriosissimus rex dédit in proprium per au- » thoritatis sue preceptum, supradicte ecclesie, abbatiam que vocatur » Montis Falconis, que est in honore Sancti Germani constructa et in comi- » tatu Dolmensi est sita, cum omnibus et sibi pertinentibus. » (Wassebourg, Antiquités de la Gaule belgique, t. I. fol. 174 r). Wassebourg a fait imprimer Dolinensis pour Dolmensis.

3. Voir, sur l'histoire de l'abbaye de Montfaucon, Marlot. Hist. de la ville, cité et univ. de Reims, t. II, p. 241.

4. Acta sanctorum, t. II d'octobre, p. 214 et index chronologique.

5. Nous avons reproduit ce passage de la vie de saint Juvin dans la première partie de nos Études sur les pagi de la Gaule, p. 9, note 1. — Suivant Pierquin, curé de Chatel (Ardennes), auteur d'une vie de saint Juvin publiée en 1732 (un volume in-8"), cette vie daterait du commencement du xi* siècle et n'aurait été écrite qu'une quarantaine d'années après la mort du saint ; mais, ainsi que nous le disons dans notre discussion sur la chronique de Mézières, Pierquin s'appuyait sur ce document apocryphe.

6. « Sub eadem Vandalorum vel Hunnorum persecutione, quidam Dei * servus, Oriculus nomine, Ueo vacabat cum sororibus suis Oricula et •> Basilica, in hoc eodem episcopatu Remensi, in pago Dulcumensi, vico » Sinduno, in ecclesia quam construxerat; ubi fertur quoque peremp-

de Y Histoire de l'église de Heims rendait Sindunum par Senuc 1 (Ardennes, arrond. de Vouziers, cant. de Grandpré), et l'académie de Reims dans son édition de Flodoard montre, croyons-nous, une circonspection trop grande en lui laissant la responsabilité de cette traduction. En effet, dès la première moitiéduxm e siècle, Aubry de Trois-Fontaines n'hésitait pas à dire que le lieu où Oriculus souffrit le martyre était Senu, près de Grandhan (Gra7idis campus) De plus, au temps de Flodoard, des miracles s'accomplissaient, dit-on, sur le tombeau du martyr, et la fontaine où, suivant la tradition, il avait lavé sa tête, passait pour être douée de vertus miraculeuses. Le culte d'Oriculus dut donc s'établir à Sindunum ; et, du moment qu'il est avéré qu'une seule église du diocèse de Reims était placée sous l'invocation de saint Oricle et que cette église était le prieuré de Senuc 3 , on ne peut conserver aucun doute sur la traduction de Sindunum. En tenant compte de l'ancienne forme Senu, on peut constater que la terminaison du nom de Sindunum a été modifiée comme celles de l' Uxellodunvm de César (Puy dissolu) et du Bisuldunum 4 de Catalogne (Bésalu).

7. Un livre des miracles de saint Mansuit contenant les miracles opérés au temps de Goslin et de Girard, évêque de Toul (922-994), et écrit, par conséquent, au x 1 ' siècle, fait honneur à l'apôtre des Leuci de la guérison de Drogon, chevalier originaire du pagus Didmensis 5 .

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