Varin, Arch. admin. de la ville de Reims, t. I, p
5. C'est à tort que M. Vos indique comme pouvant correspondre à Rovericurt, soit Raucourt, soit Remaucourt; Raucourt, près Sedan, n'a jamais pu faire partie du Porcien et se nommait Radulji curtis ; quant à Remaucourt. son nom latin est Remoldi curtis.
6. Mabillon, Annales ordintssandi Bencdicli, WC siècle, 2' partie, p. 361.
lès-Yviers (Aisne, arr. de Laon, cant. deRozoy); mais ce village, situé dans l'ancien diocèse de Laon, à 7 kilomètres de celui de Reims, devait bien plutôt faire partie du comté de Laon, dont saint Remy avait formé un diocèse.
5. L'auteur du deuxième livre des Miracles de saint Remacle, qui écrivait à la fin du neuvième siècle, rapporte que sous le règne de Charles le Gros, en 883, les excursions des Normans forcèrent les moines de Stavelot de quitter cette abbaye en emportant le corps de leur saint patron. Ils transportèrent d'abord ce précieux fardeau au comitatus Porcinonsis dans \me villa àw nom de Boviniacum qui leur appartenait 1 . Nous n'héritons pas à rendre ce nom par celui de Bogny (Bouignis au xiv°- siècle), village qui, réuni à celui de Logny, forme aujourd'hui la commune de Logny-Bogny (Ardennes, arr. de Rocroy, cant. de Rumigny). Au commencement du quatorzième siècle, l'église de Bogny, qui avait sans doute appartenu à l'abbaye de Stavelot, n'était qu'une annexe de la paroisse de Marlemont, mais elle était placée sous l'invocation de saint Remacle 2 , et elle conservait encore ce vocable à l'époque de la Révolution 3 .
6. Par un diplôme du 15 février 917, Charles-le-Simple ordonna la restitution à l'abbaye de Saint-Remy de Reims de divers biens situés in comitalu Porcinse, entre autres du mansionile quod rocatur ad Niviscias *. Ce « mesnil » est devenu le village de Neuvizy (Ardennes, arr. deRethel, cant. deNovion.)
7. Dans la vie de saint Dodon, abbé de Wallers 5 , écrite dans la
1. « Siquidem Porcinensem ingressi comitatus, ubi tune nonnulla » videbatur haberi quies hostium, in villa quadam jamdicti patroni » sancti Remacli, nomine Boviniaco, sedem cum beato ejus corpore » fecimus, donec proturbatis ab Augusto hostibus, pacem patriae nos- ■ trae redditam cognovimus (Acta sanclorum, tome I de septembre, p. 705).
2. « Parrochia de Mellomonte ; succursus sunt ville de Bouignis cu-
» jus ecclesiaest fundata in honore beati Remacli et altéra de Loignl...» (Pouillé de 1303-1312, dans Varin, Arch. adm. de la ville de Retins, t. II, p. 1072).
3. Varin, Ibid., t. II, p. 1074. — Les Bollandistes ont traduit Boviniaeum par Bouvines.
4. Marlot, Metropolis Remensis hhioriae, t. I, p. 535. — Le cartulaire B de l'abbaye de Saint-Remy, conservé à la Bibliothèque de Reims, contient la plus ancienne copie connue de ce diplôme (page 111); ce cartulaire date de la fin du douzième siècle.
5. Saint Dodon était contemporain de Pépin de Héristall. — Wallers est aujourd'hui une commune du département du Nord (arr. d'Avesnes, cant. de Trélon), mais le monastère était alors situé au village voisin de Moutf<r-en-Fagne (Actasanctorum, t. XII d'octobre, p. 630).
seconde moitié du dixième siècle, on lit que le monastère de Dodon fut reconstruit sous 1 episcopat de Fulbert , évêque de Cambray (934-956). Ce monastère avait été détruit par les Normans, et Lantbert, qui avait entrepris de le restaurer, parcourut les pays voisins avec plusieurs clercs en portant sur leurs épaules les restes de saint Dodon. On raconte qu'arrivés dans le pagus Porcinensis, ils se reposèrent quelque peu des fatigues de la marche in villa quae vocitatuv Otcia x . — 11 n'est pas douteux que pagus Porcinensis ne désigne ici le Porcien, puisque nous avons déjà trouvé cette forme du nom de notre pagus dans les miracles de saint Remacle ; il nous parait donc possible q\i Oteia soit Auge (Ardennes, arr. deRocroy, cant. de Signy-le-Petit) , village dont le nom est écrit Ogiac en 1112, dans un privilège du pape Pascal II pour l'abbaye de saint Nicaise de Reims 2 , et Oggeium dans une bulle d'Innocent II pour le même monastère 3 ; ce village est situé à 24 kilomètres de Wallers.
8. Le Porcien est assez souvent mentionné chez Flodoard. On le trouve nommé, en premier lieu, dans le grand testament de saint Remy que les savants s'accordent à considérer comme apocryphe, mais qui a cependant quelque valeur au point de vue topographique, puisqu'il est dans tous les cas antérieur au dixième siècle. Suivant ce testament, saint Remy, l'apôtre des Francs, aurait légué à l'église de Reims les coloni qu'il avait in Portensi territorio, ainsi que les villages et les champs qu'il possédait in solo Portensi, à Tudiniacum, à Balatonium sive Plerinacum et à Vacculiacum. Il aurait laissé, en outre, pour la nourriture de ceux qui étaient attachés au service de Dieu dans l'église où il serait enseveli, Viens... in Portensi, qui lui appartenait en propre, et Blandibaccius, rilla in Portensi, pour les dépenses communes du réfectoire des clercs rémois *. — Tudiniacum n'est autre que Thu-
1. « Pervenerunt in pagum Porcinensem, ubi paulisper quieverunt, »» in villa quae vocitatur oteia propter viac dura itinerc quae pertule- » rant sanctissima gestantes praefati confessons membra » (Acla sanctorum, t. XII d'octobre, p. 637). — Nous préférons Olcia, leçon fournie par trois manuscrits, à Oteia, forme adoptée par les Bollandistes. Ces mômes éditeurs proposent, mais sous toutes réserves, Aire (arr. de Rètbel, cant. d'Asfeld) comme traduction (VOttia ou Oteia qu'un hagiographe plus moderne, Oontemps, a écrit Otria.