Voyez la carte de l'État-Major, feuilles 24 et
lorsqu'ils eurent perdu l'espoir d'avoir des enfants 1 . Suivant le
conseil de saint Gérard de Rrogne, Fréduide et Etienne donnèrent cette maison à l'abbaye de Saint Remy, et, plus tard, en 973, l'archevêque Adalbéron l'acquit, par échange, pour l'unir à l'abbaye de Mouzon. Ce monastère était consacré à saint Quentin et portait le nom de Tignum qu'il devait au ruisseau coulant en ce lieu 2 ; c'est aujourd'hui Thin-le-Moutier (Àrdennes, an*, de Mézières, cant. de Signy), village où existait encore à l'époque de la Révolution un prieuré dédié à saint Quentin et dépendant de l'abbaye de Mouzon 3 . Le surnom de Thin rappelle le monastère fondé par Fréduide.
12. Le Polyptyque de St-Reray de Reims contient une liste de vingt-sept localités du Porcien où l'abbaye de Saint-Timothée percevait des dîmes ; mais il ressort de l'examen des noms de ces localités que le rédacteur de ce catalogue a compris sous la rubrique in pago Porcensi, non-seulement le Porcien, mais aussi le pagus Vongensis. On était alors au milieu du onzième siècle et le souvenir du pays de Voncq, dont le nom n'était resté à aucune division féodale, était dès lors sans doute perdu. Voici la liste de ces villages, dans l'ordre où ils sont mentionnés dans le polyptyque :
Castellum. Ghàteau-Porcien (Ardennes, arr. de Rethel, cheflieu de cant. 4 ) Château, c'est ainsi qu'on le nomme dans le pays, était le chef-lieu du comté du Porcien et il est naturel que son nom soit placé en tête de la liste.
Venderae 5 .
1. « Est in hujus Portuensis comitivac partibus octo monachorum » eu m abbate sibi superposito parvus admodum et pauper loculus, » quera Freduidis matrona nobilis, cum illustri viro suo comité Ste-
>» phano, quia spes cos frustrata fucrat posteritatis, constitueront »
(Spicilegtum de d'Achcry, t. II, p. 567).
2. « H uni' eumdem, inquam, locum sancto Remigio ut subjectura ha- » béret ac procurando servaret, fldeli voto tradiderunt. Hic, in honore d sancti Quintini consecratus et radicibus Aldiniaci montis adsitus, a » rivulo fontis qui inibi exoriens praeterfluit Tignum cognominatur. » (Ibid.)
3. Varin, Archives administratives de la ville de Reims, t. II, p. 1070.
4. Outre Château-Porcien, M. Guérard propose Châtel (cant. de Grandprë), mais ce village était certainement compris dans le Dormois.
5. M. Guérard propose comme traduction de ce nom Vendières (Aisne, cant. de Charly) ; il n'a pas évidemment songé à Vandières (Marne, arr. de Heims, cant. de Chatillon) qui, bien que plus rapproché, n'est pas le lieu dont parle le polyptyque. 11 suppose, en outre, qu'il faut peutrêtre lire Venderessa et parait préférer, pour le représenter, Yendresse, cant.
Godulfi Mons. Gaumont (Ardennes, arr. de Rethel, cant. d'Asfeld).
Sigeranni Curtis. Seraincourt (Ardennes, arr. de Rethel, cant. de Château-Porcien) .
Sanctus Fcrgillus. Saint-Fergeux(arr. de Rethel, canton de Château-Porcien).
Sanctus Simon. Dans tout le gouvernement de Champagne, il n'existe pas un lieu habité du nom de Saint-Simon 1 . Cette désignation est évidemment empruntée au vocable d'une église. Ce vocable, bien que fort peu en usage, du moins dans la Champagne, appartenait-il néanmoins à quelque édifice religieux du diocèse de Reims dont le Porcien dépendait ? Le pouillê de Bauni, dressé en 1777, nous permet de répondre qu'il n'appartenait qu'à la seule église paroissiale de Bannogne* (Ardennes, arr. de Rethel, cant. de Château-Porcien); c'est là un argument spécieux en faveur de Bannogne. D'autre part, le finage de cette commune est limitrophe de celui de Saint-Fergeux dont le nom précède, dans cette liste, celui de Saint-Simon, et Bannogne est aussi à très-grande proximité de Seraincourt, de Gaumont et de Château-Porcien qui commencent cette nomenclature. Cependant, nous devons faire observer que l'église de Bannogne n'est pas mentionnée dans le pouillé du diocèse de Reims datant du commencement du xrv° siècle 3 ; cela ne prouve pourtant pas péremptoirement contre l'existence, à Bannogne, d'une ancienne église dédiée à saint Simon *.
d'Omont; nous ne saurions adopter cette hypothèse qui oblige à ajouter une syllabe à un nom.
1. Saint-Simon (Aisne, arr. de Saint-Quentin) est rappelé par M. Guêrard; mais ce village ne se nommait pas encore ainsi à l'époque de la rédaction de la liste dont nous nous occupons, s'il est vrai qu'il doive son nom, comme le dit Coliiette (Mémoires pour l'histoire du Vermandois, t. I, p. 660), à saint Simon, comte de Valois, qui quitta la vie mondaine pour prendre l'habit religieux en 1077.
2. Varin, Archives admin. de la ville de Reims, t. II, p. 10.
3. Nous voulons parler du pouillé de 1303-1312 publié par Varin dans le tome II des Archives admin. de la ville de Reivis.
4. En effet, bien que M. Hubert dise que l'église de Bannogne ne fut érigée qu'au xvh* siècle et que ce village dépendait antérieurement du Thour (Géographie historique du département des Ardennes. p. 257), nous savons, d'autre part, que le Thour avait autrefois deux églises, dont l'une, aujourd'hui détruite, était la chapelle du cimetière Saint- Simon où l'on enterrait les gens de Bannogne et de Recouvrance (Ibid., p. 245), Peut-être Saint-Simon, dont le cimetière avait conservé l'appellation, ètait-il un ancien village que Bannogne aurait remplacé.
Baioni Villa*.
Abbonis curtis. Auboncourt-lès-Vauzelles (Ardennes, arr. de Rethel, cant. de Novion).
Les localités du pagus Vongensis paraissent commencer après Abbonis Curtis, avec:
Medarcum. Dans ce nom, le d était fatalement destiné à tomber comme dans Mard = Meard de Mvdardus 2 , Merry de Medericus; il a donc dû produire d'abord Mearc, puis Marc, nom où la consonne finale, assourdie par la prononciation, de même que dans Voncq (prononcé Von 3 ), a fait place à un s que la bouche des paysans n'a pas coutume de faire entendre à la fin des mots 4 . Mars-sous-Bourcq est aujourd'hui une commune du département des Ardennes, arr. et cant. de Vouziers, cant. de Bourcq.
Briodrum. Brières (arr. de Vouziers, cant. de Monthois, comra. de Brécy).
Sugeium (lis. S ugneium). Sugny (arr. de Vouziers, cant. de Monthois).
Vuncum. Ce nom désigne le chef-lieu du pagus Vongensis, aujourd'hui Voncq (arr. de Vouziers, cant. d'Attigny).
Quatuor Campi. Quatre-Champs (arr. et cant. de Vouziers).
Torsilla ou Torsillae. Tourcelles (arr. de Vouziers, cant. de Machaut).
Gravieium. Grivy (arr. et cant. de Vouziers). Dresga ou Dresgae.
Bulentio. On ne voit plus aucun nom de lieu habité auquel on puisse reporter celui-ci, car il est impossible de croire avec M. Ouérard que Bulentio soit aujourd'hui Bulson, village du cant. de Raucourt, dont le nom s'écrivait Blesson au moyen-
1. M. Guérard rend Baioni Villa par Bayonville (Ardennes, arr. de Vouziers, cant. de Buzancy). Bien que cette traduction soit très-correcte, nous ne l'admettons pas, parce que Bayonville a dû toujours faire partie du Dormois.
2. Mard est la forme vulgaire du nom Médard au moins jusqu'au xv siècle.
3. Von, telle est l'orthographe adoptée par Adrien de Valois (Xotitia Galliarum, p. 621). Nous devons avouer cependant qu'aujourd'hui la prononciation Voncq a prévalu.
4. Les paysans ne font pas entendre Vs dans le nom du mois demars qu'ils prononcent mar. Le nom de Mars-sous-Bourcq ne se prononce certainement pas différemment, autrement M. Hubert [Géographie historique du département des Ardennes, p. 493) ne pourrait pas dire en parlant de ce village : « Mars, qu'il faudrait peut-être écrire Manre, c'est-à-dire pauvre. »
âge'. Suivant toute apparence, on pourrait trouver le nom de Boulenson (Bulenlio) parmi les lieux dits du finage d'Olizy-la- Ferté (Ardennes, arr. de Vouziers, cant. de Grandprê) ; c'est là du moins ce que les archives de l'abbaye de Saint-Denis de Reims nous permettent de penser. Nous savons, en effet, qu'en 1302, le prieuré de Grandprê, dépendant de cette abbaye, possédait une maison de Bolenson 2 indiquée dans un actede 1332 comme voisine d'Olizy 3 . Enfin une sentence arbitrale de 1394, en constatant formellementque leban et terroir delà maison de Boulenson estdistinct decelui d'Olizy, montre par là qu'on pouvait le considérer comme une dépendance de ce dernier. La maison de Boulenson fut sans doute détruite dans les guerres du xv° siècle. Toujours est-il qu'en 1519 un acte réglant les limites du « ban de Boulansson » qui confinait à La Fertè ne mentionne plus la maison; de plus, une commission royale du 1 er février 1577 parle simplement d'« une terre » et seigneurie appelée Bourlançon ou Saint-Gorgon*. » Ces textes nous permettent d'assigner l'emplacement de Boulenson d'une façon assez certaine.
Cardeneium. Chardeny (Ardennes, arr. de Vouziers, cant. deMachaut, comm. de Tourcelles).
C'est ici que paraît se clore la liste des localités du pagus Vongensis nommées dans le paragraphe du Porcien ; elles seraient au nombre de dix. Il nous semble que la traduction que nous avons donnée de neuf de ces noms est assez certaine pour qu'on nous pardonne de ne pas considérer ce groupe comme dépendant du Porcien et de le reporter à l'avoir du pagus Vongensis.
HeUmeium qui, dans cette hypothèse, rouvrirait la liste des villages du Porcien, ne peut être, comme le supposait M. Guérard, Bétheny situé aux portes de Reims. C'est sans doute Bégny (Ardennes, arr. deRethel, cant. de Château-Porcieu), nom
1. Voyez dans la Notice du cartulaire du comté de Béihel de 11. Lèopold Delisle, une charte de juillet 1257.
2. « Quadam pecia terre stta ante domum prioratus de Grandiprato » que vocatur Bolanson. » {Archives de Reims, fonds de l'abbaye de Saint- Denis de Reims, liasse de Boulenson).
3. « A haut homme noble et puissant Mons. le bailli de Vitri et de » Ghaumont, Hussons de Cusy sergent au roy nostre sire et li vostres, » honour, service et toute obéissance. Obiers sires, savoir vous fais que
» je me suis transpportés en la maison de Boulenson devers Olisy.»
(Ibid.)
4. Les titres que nous citons ici sont compris dans la même liasse que les précédents.
dont la forme ancienne (Behigni ') est évidemment produite d'un nom latin tel que Brtiniaeum = Betineium ou Beteneium. Chav.
Balbeium. Barby (Ardennes, arr. et cant. de Rethel). Spann.
Masceium *, Che$onn[um] .
Aviell. est considéré par M. Guérard comme les Grandes et les Petites-Ayvelles (Ardennes, arrond. deMézières, cant. de Flize), mais nous pensons que ces localités du doyenné de Mèzières Taisaient plutôt partie du pagus Castricensis. La présence à l'extrémité sud-ouest du doyenné de Saiut-Germainmont d'un village que l'on désignait au commencement du xiv e siècle sous le nom à'Avalli ou Avellï*, aujourd'hui Avaux (arrondissement de Rethel, cant. d'Asfeld), nous autorise a rejeter cette attribution. Quoiqu'en dise M. Desuoyers, la paroisse d' Avaux semble avoir toujours été comprise dans le diocèse de Reims 4 .
1. Hubert, Géographie historique du déparlement des Ardennes, p. 260.
2. M. Guérard rapproche de cette dénomination celles de Massiges (Marne) et Marcy (Aisne); mais la première de ces localités, dont le nom ne peut jamais avoir été Masceium, devait faire partie du Dormois, tandis que Marcy était du Vermandois.
3. « Perrochia de Avallibus, 1303-1312. » (Varin, Archiv. admin. de Reims, t. II, p. 1065). — « Presbyter de Aveliibus, » 1346 {Ibid., p. 1068).
4. « L'étendue et les limites de ces doyennés (les doyennés du dio- » cèse de Laon) dit M. Desnoyers, n'ont pas varié d'une manière sen- » sible depuis la rédaction des plus anciens pouillès connus du diocèse » de Laon. Un très-petit nombre de paroisses furent déclassées et attri-
» buées d'un doyenné à l'autre Vers la fin du même siècle, la cure
» de Lor (diocèse de Reims) fut réunie au diocèse de Laon, (doyenné de » Neufchàtel) en échange de la cure d'Avaux {Topographie ecclésiastique » de la France, p. 733).» — Les documents publiés par Varin ne paraissent pas complètement d'accord avec cette assertion, ainsi le pouillé de 1303-1312 et le compte des décimes de 1346, dont nous avons cité le texte dans la note précédente, nomment déjà Avaux parmi les paroisses du doyenné de Saint-Germainmont au diocèse de Reims, et Lor {parrochia de Ixiuro, 1303-1312 dans le tome II des Arch. adm., p. 1066; presbyter de Lauro, 1346, ibid., p. 1065) dépendait, suivant ces textes, du même doyenné. Le pouillé du diocèse de Reims de 1777 s'accorde avec M. Desnoyers en reconnaissant qu' Avaux faisait alors partie du diocèse de Reims et que la chapelle du château de Lor y était également comprise, tandis que la paroisse de Lor était du diocèse de Laon. Cependant Bauni, le rédacteur du pouillé de 1777, suppose à ce propos, mais sans l'affirmer, que la paroisse de Lor dépendait sans doute autrefois du diocèse de Reims et qu'elle avait été échangée contre quelque cure du diocèse de Laon (Varin , ibid., t. II, p. 1066). D'autre part, dans le compte des
Ressonum. Resson (Ardennes, arr. et cant. de Rethel, comm. dePargny).
Malinum Wadum. Le mot wadum ou plutôt vadum (gué) termine un certain nombre de noms de lieux de la portion nordouest du département des Ardennes, où il se transforme en wez (Regniowez, Renwez). Il s'agit sans doute ici de Maranwez (Ardennes, arr. de Mézières, cant. de Signy -l'Abbaye).
13. Un obituaire de l'église de Reims, qui remonte à l'époque du prévôt Odalric mort en 1075, rapporte au 11 juin (3 e jour des ides) l'anniversaire du chanoine Werinfrid, qui donna à la chambre de l'église métropolitaine sa part du village de Justifia situé in Porcensi terrilorio 1 . Justina est actuellement Justine (Ardennes, arr. de Rethel, cant. de Novion-Porcien) .
Les documents dont l'examen précède nous permettent donc de placer dans le pagus Porcensis les trente-quatre localités suivantes :
Aouste (Flod.) Haidoye (la)? (868).
Auboncourt-lès-Vauzelles (Pol.) Houdciimont(bois de)? comm. de Mont- Auge (vie de s. Dodon). corne! (868).
Avaux (Pol.) Justine (Nécrol. de Reims).
Balham (Flod. T.») Maranwez (Pol.) Bannogne (Pol.) Ncuvizv ( l Jl7).
Barbaize (868). Omont? (Richcr).
Rarby (Pol.) Plenoy, comm. de Proviseux (Flod. T.») Hegny (Pol.) Raillicourt? (868).
Blumbay (Flod. T.') Resson, comm. de Pargny (P<>1.) Bogny, comm. de Logny (fin du ix' s. Sachetolae, près Montuermè? (868). Cbarle ville, jadis Arches (Flod.) Saint- Fergeux (Pol.) Château- Porcien (Pol.) Seraincourt (Pol.) Chaud ion. comm. de St-Fergeux (Flod.) Thin-le-Moutier (Chron. de Mouzonï. Cuiry (v. 877). Thugnv (Flod.?) Ecly (977). Vieil-Saint- Bemy (Flod. T.«) Froidraont (forêt de), près de Gruvères Wignicourt, comm. de Vaux-Monlreuil
(chr. de Mouzon). (868).
Gauraont (Pol.)
décimes de 1531, les curés d'Avaux et de Lor sont nommés parmi les bénéficiaires du diocèse de Reims (Archives de l'Empire, G*, 2, f" 726 r) et le premier se retrouve également au nombre de ceux du diocèse de Laon (Ibid., f* 784 r°); ce paraît résulter pour nous de ces faits, c'est que la limite des deux évèchès, du côté de Lor et d'Avaux n'était pas encore déterminée d'une façon bien certaine au xvr siècle.
1. « Vuerinfridus, laicus, qui, nostre congregationis societate delecta-
» tus, canonicam sibi prebendam obtinuit , qui etiam nobis partem
» ville que dicitur Justina, quam in Porcensi territorio possidebat, sancte » Marie, ad caméra fratrum dédit. » (Varin, Arch. lég. de la ville de Reims, 1' partie, Statuts, 1. 1, p. 82, col. 2).
2. Nous avons indiqué de cette façon (Flod. T.) les lieux nommés dans le testament de saint Remy, inséré dans l'ouvrage de Flodoard.
Toutes ces localités, à l'exception de Cuiry et de Plenoy, dépendaient du diocèse de Reims; mais nous ne nous dissimulons pas que l'attribution de Cuiry au Porcien est un lapsus de l'auteur des Miracles de Saint-Denis, car ce village du diocèse de Laon, situé, il est vrai, a moins de huit kilomètres de la frontière rémoise, dépendait certainement du coraitatus Lawlunensis puisque Flodoard reconnaît que ce comté fut la base de l'évéchè 1 . Quant à Plenoy, il était pour ainsi dire sur la ligne de démarcation du diocèse de Reims, et sa situation entre Loi* et A vaux, c'est-à-dire vers une portion de limite qui ne semble avoir été fixée que fort tardivement *, peut expliquer et peut-être justifier son attribution au solum Porteuse.
Les trente-deux autres localités du pagus Porcensis étaient ainsi réparties entre les anciennes divisions décanales de l'archevêché de Reims :
Quatre dans le doyenné de Rumigny : Auge, Aouste, Blombay et Bogny.
Cinq dans le doyenné de Launoy ou d'Arches : Sachwolae (?), les bois de Houdelimont, Arches (auj. Charleville), Thin et la forêt de Froidmont.
Sept dans le doyenné de Justine : Maranwez, La Hardoye, Begny, Justine, Eely, Château-Porcien et Barby.
Sept dans le doyenné de Saint-Germainmont : Seraincourt, Bannogne, Chaudion, Saint-Fergeux, Gaumont, Balham et Avaux.
Sept dans le doyenné du Chàtelet : Vieil-Saint-Remy, Neuvizy, Wignicourt, Omont, Auboncourt, Resson et Thugny.
Deux, enfin, dans le doyenné de Mézières: Barbaize et Raillicourt.
L'extension du Porcien sur ce dernier doyenné ne peut 'être admise que si l'on accepte la traduction de Berbacis et de Rovericurt par Barbaize et Raillicourt; mais on ne peut certainement pas supposer qu'une partie considérable de cette division ait fait partie du Porcien. En effet, ainsi que nous l'avons déjà dit plus haut 3 , l'idendité du pagus Castricensis et du doyenné de Mézières est un fait presque indiscutable. Lorsque l'on constate qu'Arches, qui, au témoignage de Flodoard, était une localité du Porcien, fut comprise dans le doyenné de Launoy et était situé eu face Mézières, où le comte du pagus Castricensis éleva un