Voyez sur deux de ces conciles, p. 90 de ce mémoire
3. Le nom de Mont-Notre-Dame est inexact, car l'église du lieu est toujours placée sur l'invocation de sainte Marie-Madolpine (Houillier, Etatecdèsiastique dudiocesede Soissons, p. 291) et le village devait à cette circonstance le nom de Mont- Sainte- Marie-Madeleine, d'où, par abréviation, Mont- Sainte-Marie. Nous trouvons, en 1257, un « G. decanus ecclesie de Monte Béate Marie Magdaiene, Suessionensis dyocesis » (Archives de Reims, fonds de S. Denis de Reims, liasse du Mont-N.-D.); en 1229, « Willelmus, de Monte Béate Marie, decanus » (Ibid.); en 1210, « A., de Monte Béate Marie, decanus humilis » {Ibid,). Lorsque le vulgaire oublia le surnom de cette Marie, il la confondit avec la mère du Christ et le village devint le Monl-i\otre-Dame; en 1294, nous rencontrons déjà une pièce commençant ainsi: « Je Simons, vicuens dou Mont- Nostre Dame » (Ibid.).
4. Suivant l'auteur de cette vie, Gérard de Roussillon et Berte sa femme auraient fondé douze monastères parmi lesquels est compté celui de Mont-Notre-Dame : < item, aliud [monasterium j in diocesi Suessionica, « itidem canonicorum ; nunc vero secularium, et dicitur ad sondant « Mariam de Monte » (Biblioth. nation., fonds latin, n* 10930, p. 3).
à Févêque de Soissons '? Le fait de l'existence d'un castrum dès le ix e siècle sur la montagne où s'élevait plus tard cette église collégiale serait un argument précieux à l'appui de notre conjecture, c'est-à-dire à l'appui de l'identification de Tardunum et de Mont-Notre-Dame ; nous ne pouvons que prier les antiquaires soissonnais de vouloir bien étudier cette question.