‹ Études sur les poissons (volume 3)Chapitre 20 sur 39 · Corvina fulgens,m. sp · texte numérisé non relu

Corvina fulgens,m. sp

(PL VI, fig. a, 2 a, a G 2 c et 2 d'.)

D. X-I, a5; A. II, 8.

Écailles : n5/8/l5.

Corps médiocrement élevé, la hauteur étant égale au quart de la longueur totale, qui est neuf fois plus grande que l’épaisseur. Tête entrant pour les deux neuvièmes dans cette longueur, à museau obtus, court, et bouche remarquablement oblique de haut en bas et d’avant en arrière ; cependant, la mâchoire inférieure ne dépasse pas d’une façon notable la supérieure; le maxillaire atteint environ le niveau du centre oculaire, lequel se trouve à la réunion des deux cinquièmes antérieurs avec les trois cinquièmes postérieurs de la tête. Diamètre de l’orbite égal aux deux septièmes de la longueur de la tête; espace interorbitaire, comparé à cette même dimension, dans le rapport de 2 à 0 . Deux paires de fossettes sous-maxillaires, la première punctiforme, peu visible. Préopercule denticulé sur tout son bord postérieur, les dents placées sur l’angle et dans son voisinage plus développées, formant de petites épines; une épine plate peu distincte termine l’operculaire. Tête entièrement écailleuse.

Ligne latérale située, vers le tiers supérieur de la hauteur, sur le corps en avant; vers la partie moyenne, sur le pédoncule caudal. Anus assez exactement au milieu de la

Sons le nom de Baivdiella fulgens.

longueur totale. Écailles de taille médiocre. Surscapulaire distinct, armé de quatre à six denliculations, dont la force augmente graduellement de haut en bas.

Troisième et quatrième épine de la première dorsale les plus longues, à peu près égales, mesurant environ les deux tiers de la hauteur du corps. Seconde dorsale s’abaissant d’une façon régulière à partir du troisième rayon, qui est le plus développé et presque aussi haut que les épines. Ces deux nageoires sont contiguës, occupant sur la partie dorsale un espace qui n’est guère inférieur à la moitié de la longueur totale. Anale ayant la seconde épine, la plus développée, très robuste, plus longue que la troisième épine dorsale; couchée, elle atteint presque l’origine de la caudale; les rayons décroissent rapidement de longueur, le huitième étant à peine moitié du premier, qui dépasse peu ou pas la grosse épine; aussi le bord libre est-il sensiblement vertical quand la nageoire est étendue. Caudale à bord postérieur si faiblement échancré quon peut la regarder comme coupée carrément; elle occupe environ le sixième delà longueur totale. Pectorales légèrement aiguës, leur extrémité n’atteint pas celle de la ventrale; celles-ci avec une épine relativement forte et se terminant à une distance appréciable de l'anus.

Écailles du corps, prises sur les flancs soit au-dessus 1 , soit au-dessous 2 de la ligne latérale, construites sur un même type, plus hautes que longues, à foyer ovalaire dans le sens de la hauteur; les lobes marginaux n’occupant que la partie moyenne du bord antérieur, les sillons centripètes ne s’étendent pas toujours jusqu’au foyer; aire spinigère en segment de cercle, spiuules nombreuses, une grande écaille en porte cinquante-cinq au bord libre, sur environ onze rangées au centre, celles de la ligne latérale 3 plus sensiblement arrondies ; canal à ramifications multiples postérieurement, deux branches externes limitent Faire spinigère, deux autres se réunissent en circonscrivant la perforation de la lame, mais il peut exister des ramifications supplémentaires; bord antérieur avec ou sans festons marginaux; aire spinigère un peu réduite, mais très-distincte.

Vessie natatoire simple en avant autant, qu’il est possible d’en juger, très-prolongee en arrière.

Longueur totale 1 *'•"

Hauteur

Epaisseur 20

Longueur de la tête Vv

Longueur de la nageoire caudale 3 o

Longueur du museau 9

Diamètre de l’œil 1 a

Espace interorbitaire 9

ÎN° A 976 du Catalogue de la collection du Muséum.

1 PI. VI, fig. 2 — PI. VI, fig. 2 b. — 3 PI. VI, fig. 2 c et 2 d.

Gette espece parait se rapprocher du Corvina macrops, Steind. 5 , surtout par la direction oblique de la tente buccale et la grandeur de lœil; mais ce dernier poisson est plus eleve, la hauteur étant égale aux deux cinquièmes de la longueur; le nombre des écailles, en particulier pour la ligne transversale, diffère également, 7/60/11 au lieu de 1 i/b 8/1 5 ; enfin sa seconde épine anale est beaucoup moins longue que la troisième épine dorsale.

Les exemplaires, au nombre de deux, qui ont servi à cette description, ont été pris par M. Bocourt à la Union.

Genre UMBRINA.

Cuvier, 1829, Règne animal, t. II, p. 1 7/1.

Sciénoïdes à deux dorsales; sept rayons branchiostéges; mâchoire supérieure dépassant l’inférieure, celle-ci n’ayant à la symphyse qu’un barbillon simple; toutes les dents en velours; épines anales médiocrement développées; ligne latérale continue. Ecailles cténoïdes polystiques; celle de la ligne latérale à canal divisé dans l’aire spinigère.

Ce genre parait un peu moins nombreux en espèces que le précédent et se il ouve egalement sur toute la surface du globe, dans la zone in ter tropicale , quoi qui! setende un peu au delà, aussi bien au nord qu’au sud. Les espèces américaines sont, à ma connaissance, au nombre de quatorze et, jusqu’ici du moins, aucune n’est signalée comme commune aux deux océans Atlantique et Pacifique. Dans le premier, on signale les Umbrina alburnus, Linn., U. arenata, C. V., U. Broussonetii , C. Y., U. martinicensis , C. V., U. gracilis, C. V., U. nebulosa, Mitch., i. httoralis, Holbr. Les espèces du Pacifique, dans lequel on ne connaissait il y a encore peu de temps que Y Umbrina ophicephalus , Jenyns, seraient aujourd’hui en nombre égal aux précédentes, car il faut joindre à celui-ci les Umbrina undulata, Gir., U. phalæna, Gir., U. elongata, Günth., U. nasus, Günth. , L . analis, Günth. et U. panamensis, Steind.

Nous 11 avons a signaler ici que les Umbrina alburnus, Linn. et U. Broussonetii, U.}.

Steindachner, Ichlhyol. Beitr. III (p. o/ t du tirage à part, pi. Il 1875).

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