‹ Études sur les poissons (volume 3)Chapitre 36 sur 39 · Glyphisodon concolor · texte numérisé non relu

Glyphisodon concolor

Euschistodus concolor, Gill, 1862; Proceed. Acad. nat. sc. of Philadelphia, p. 16 5.

Glyphidodon concolor, Günther, 1862; Cal. Brit. Mus. Fishes, t. IV, p. 37.

Écailles : 4/20+5/11.

L’individu dont il est ici question, confondu avec les précédents dans le même envoi, se distingue de ceux-ci surtout par le nombre moindre des rayons de la nageoire anale. Les bandes verticales sombres ont à peu près la même disposition, mais sont beaucoup moins visibles, ce qui peut tenir au mode de conservation; la ligne transversale cunéiforme, signalée à la base de la pectorale, est bien visible du coté droit, au côté opposé elle a presque entièrement disparu. En somme, la diagnose donnée par M. Günther, celle de M. Gill étant fort insuffisante \ permet un rapprochement assez exact; je trouve seulement un rayon de moins à l’anale.

Les écailles se rapprochent absolument de celles des Pomacentrus; sur l’une d’elles, prise à la ligne latérale, le canal simple, avec deux orifices, l’antérieur et la perforation interne, ne m’a pas présenté les petits canaux supplémentaires signalés plus haut chez le Glyphisodon saxatilis, Linné, ce qui peut tenir au rang de l’écaille, la question , comme on l’a dit plus haut, devant rester en suspens jusqu’à ce qu’on ait pu étudier le fait sur un nombre convenable d’individus et d’espèces.

Longueur totale

Hauteur

Epaisseur

Longueur de la tête

Longueur de la nageoire caudale

Longueur du museau

Diamètre de l’œil

Espace interorbitaire

N° A 4834 du Catalogue de la collection du Muséum.

Un individu acquis de M. Boucard et venant de Caïmito. D’après M. Günther l'espèce habite sur les deux rives de l’Amérique centrale.

Elle consiste en quelques renseignements mis en note dans un travail où sont décrits des Poissons de la Basse- Californie. mais Y Euschistodus concolor vient de Panama, dit M. Gill.

Famille des SPAROÏDES.

Cuvier, 1829, Règne animal, 2 e édit. p. 180.

Cette famille, d’après Cuvier, se distingue plutôt par des caractères négatifs, dont les plus importants seraient : l’absence de dents au palais, la tête n’offrant pas ce développement du système des canaux dits muqueux, si remarquable chez les Sciénoïdes, enfin les nageoires, qui ne présentent jamais ce revêtement écailleux, plus ou moins complet, cpi’on observe parfois dans celte dernière famille et toujours chez les Squammipennes. Malgré cette limitation, scientifiquement si imparfaite, le groupe, très-légèrement modifié, a été conservé par les auteurs modernes et en particulier par M. Günther; c’est qu’en effet les Poissons qui y sont réunis offrent, à peu d’exceptions près, un faciès particulier, qui les fait reconnaître au premier coup d’œil.

Cependant les études ichthyologiques réclament aujourd’hui une plus grande précision; aussi ne faudrait-il pas regarder les Sparoïdes comme une section définitivement limitée, ni s’étonner de certaines divergences dans l’appréciation des rapports des animaux entre eux. Ainsi, en n’ayant égard qu’aux derniers travaux publiés sur ce sujet, nous voyons M. Günther, pour les cinq sections dans lesquelles il partage cette famille, admettre à peu près les divisions établies par Cuvier, en les réduisant toutefois d’une; ses Cantharina, Sargina, Pagrina correspondent, avec quelques légers changements, aux quatre divisions données dans le règne animal, la modification la plus importante est la suppression des genres Dentex et Pentapus, reportés parmi les Pristipomatidœ ou mieux parmi les Percidæ, d’après la manière de voir adoptée en dernier lieu par l’auteur anglais. Mais il y introduit les Haplodactylina et les Pimelepterim comprenant deux genres dont les affinités avec les Spares sont plus douteuses.

Les Sparoïdes, poissons des mers chaudes et tempérées, se rencontrent sur les côtes intertropicales de l’Amérique et au Mexique; jusqu’ici toutefois, en ce qui concerne ce dernier pays , les espèces signalées sont relativement peu nombreuses et se rapporteraient aux genres Sargus, Chrysophrys et Pimelepterus. Le premier seul est représenté dans les collections de la Commission scientifique du Mexique.

ZOOLOGIE

Genre SARGUS.

Cuvier, 1829, Règne animal, t. II, p. 181.

Sparoïdes à dents antérieures tranchantes, les postérieures arrondies, grosses, disposées sur plusieurs rangs; pas de dents au palais; écailles cténoïdes, polystiques; celles de la ligne latérale à canal bifurqué dans l’aire spinigère.

Ce genre, bien distinct par sa dentition, ne pourrait guère être confondu qu’avec les Charax, mais ceux-ci sont nettement caractérisés par leurs molaires petites et unisériées. C’est sans doute auprès des Sargues qu’il conviendrait aussi de placer le genre Boridia, C. Y., si, conformément à l’opinion de M. Günther, on range ces animaux parmi les Sparoïdes, ce qui paraît rationnel en admettant que la disposition des dents prime les caractères tirés de la forme générale du corps et de la présence de deux dorsales. Toutefois, à en juger par l’individu conservé dans les collections du Muséum , l’apparence générale est plutôt celle des Pristipomatidées; malheureusement l’exemplaire, unique jusqu’ici, est un empaillé, qui ne permet pas d’apprécier exactement la forme générale.

Les écailles du corps n’offrent rien de bien remarquable à noter; quant à celles de la ligne latérale, elles présentent quelques particularités intéressantes. Le canal, au niveau de la perforation interne, se divise en deux branches, qui, d’ordinaire, suivent les bords supérieur et inférieur de Faire spinigère, sans cependant atteindre le bord postérieur; parfois ces branches sont tout à fait rudimentaires ou manquent complètement; mais on peut en reconnaître le trajet indiqué par des trous arrondis, percés comme à l’emporte-pièce dans la lamelle, et disposés plus ou moins en séries centrifuges. Le Sargus argenteus, G. V., est celui qui nous a présenté le plus nettement cette dernière disposition.

On a signalé sur les côtes d’Amérique une douzaine d’espèces, la plupart de l’ Atlantique: Sargus rhomboïdes, Lin., S. unimaculatus , Bl., S. ovis, Mitcli., S. lineatus, C. V., S. argenteus, C. V., S. jlavo-linealus , G. V., S. aries , C. V., S. ambassis, Günth., S. tridens, Poey, S. Holhrookii, Bean; dans ces dernières années seulement, M. Steindachner a fait connaître le S. Pourtalesi, des îles Galapagos, et M. Lockington le S. brachysomus, pris sur les côtes de la Basse- Californie.

EXPÉDITION SCIENTIFIQUE

ZOOLOGIE

DU MEXIQUE

IV e PARTIE.

PLANCHE V bis.

ACANTHOP T É R Y G I E N S .

Eig- i Luljanus analis (Cuv. Val.), réduit aux /i/5.

^ ,f o- 1 a Face inlerieure de la voûte palatine du même, pour montrer la disposition

des plaques dentaires vomérienne et palatines; grandeur naturelle.

^ 'S* 1 ^ Ecaille des flancs du même; gross. 6 diam.

^'g- 1 c Ecaille de la ligne, latérale du même; gross. 6 diam.

^ 'g - 9 Lutjanus Aubrietii (Desmarest), réduit aux û/5.

>2a Face intérieure de la voûte palatine et l'ace supérieure du plancher de la

bouche du même, pour montrer la disposition des plaques dentaires vomérienne, palatines et linguale; grandeur naturelle.

^ 'g- 9 ^ Écaille des flancs du même; gross. 0 diam.

E’g- 9 c Écaille de la ligne latérale du même; gross. fl diam.

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EXPEDITION SCIENTIFIQUE

ZOOLOGIt.

DU MEXIQUE

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