I). XI, 16; A. III
Écailles : 18/99/45.
La hauteur de ce poisson fait les deux septièmes de la longueur totale et est double de l’épaisseur. La tête occupe très-peu moins du tiers de la longueur; museau obtus égal au tiers de la portion céphalique; maxillaire terminé au niveau du bord postérieur de la pupille. Dents sur le type précédemment décrit des Mérous, canines assez peu développées, au moins sur cet individu qui est de taille médiocre. Narines reculées, l’antérieure garnie d’un repli circulaire membraneux et située à la réunion des deux tiers antérieurs au tiers postérieur du museau, la seconde à mi-distance entre celle-là et l’orbite. OEil faisant le cinquième de la longueur de la tête, espace interorbitaire* n ayant guère que le septième de cette même dimension. Préopercide arrondi, non visiblement échancré au-dessus de l’angle, bord montant finement (tenticulé sur tonte sa longueur, les dentelures, au nombre d’environ trente-huit à quarante, n’augrnentant que légèrement de dimension de haut (m bas; operculaire à trois épines aplaties, équidistantes, la médiane la plus développée, la supérieure peu visible, sous-operculaire et interoperciilaire lisses; lobe membraneux allongé, relevé. Toute la tête, sauf les mâchoires, couverte d’écailles très-fines en avant.
Ligne latérale jvarallèle au contour du dos. Anus au milieu de la longueur du corps et à une petite distance de l’anale. Ecailles plutôt petites, régulièrement disposées saul' les écailles canaliculées de la ligne latérale qui, en avant surtout, sont parfois espacées et ne se rencontrent que tous les deux ou trois rangs.
PI. III, lig. 1 c.
ZOOLOGIE
Nageoire dorsale occupant une longueur un peu plus grande que les quatre neuvièmes de la longueur totale, la portion dure fait les cinq neuvièmes de la nageoire; sa troisième épine, la plus développée, équivaut aux trois septièmes de la plus grande hauteur; la première est loin d’être moitié aussi grande, mais la onzième nest pas beaucoup plus petite; elle a, en effet, comme hauteur absolue 19 millimètres et la troisième 9 1 millimètres; les épines antérieures portent de petils lambeaux membraneux; portion molle peu élevée, quoique mesurant dans ce sens un peu plus de moitié de la plus grande hauteur, arrondie en arrière. Anale ayant à peine a sa base le huitième de la longueur totale, sa portion molle mesure en hauteur cette même dimension; première épine moins de moitié de la seconde, celle-ci atteignant les quatre onzièmes de la plus grande hauteur, égale à la troisième, mais plus robuste. Caudale cà bord postérieur franchement convexe. Pectorales arrondies, atteignant aussi bien que les ventrales le niveau de ranus.
Couleur générale d’un jaune brunâtre tirant au rouge vers le dos; deux sortes de taches, les unes blanches assez grandes, irrégulières, peu nombreuses, les autres plus petites sur le dos que sur la partie ventrale, mais susceptibles de s élargir au point de donner, surtout en dessous, un dessin hexagonal par la diminution des espaces clairs; ces taches sont d’un brun violacé à la partie supérieure, roussâtres sur le ventre; il en existe également sur la tête, la mâchoire inférieure, les rayons brancbiostéges; on observe trois taches vertébrales noires placées, les deux premières vers les extrémités de la dorsale épineuse, la troisième sur le pédoncule caudal.
Écailles des lianes* en quadrilatère allongé, une d’elles mesure 3 millimétrés de long sur i’””,q de large; on compte quatre à cinq lestons marginaux au bord anterieur, et dix-buità'vingt spinules au bord opposé; les écailles de ce Serran ayant été prises comme type pour indiquer les variations de forme du foyer, de faire spinigère et des sillons centripètes, il suffit ici de renvoyer à ce qui en a été dit plus haut^. Une écaille ventrale est allongée, cycloide, les spinules n étant marquées que par de simples granulations, deux lobes marginaux; elle mesure 9“'“, b de long sur 1 ,1 de large.
Écaille de la ligne latérale^ triangulaire à base légèrement convexe, canal simple à triple ouverture, un grand feston marginal, eu lace de l’orifice antérieur, un plus petit feston en dessus, deux eu dessous; elle mesure 3 "'”, 9 de long sur 1““,/! de plus grande largeur. Dans l’épaisseur du tégument qui enveloppe ces écailles caiialiculées et en dehors de celles-ci, c’est-à-dire jilacées plus sujierficiellement, on trouve de petites écailles cycloïdes en ovale plus ou moins allonge, mesuiant, les moins develop pées, o”“,55 de long sur o”’“,33 de large, une autre o““’,69 sur 0™“, 97: ce sont de sim[)les disques couverts de cotes concentriques sans trace d aire spinigeie ni de les tous marginaux.
'■ PI. III, lig. 1 «et I 6, — * Voy. page Sa. — ^ PI. \ter, (ig. 5.
Longueur totale l'ÿ/i'”"'
Hauteur ^^9
Épaisseur 26
Longueur de la tête ^0
Longueur de la nageoire caudale 3*3
Longueur du museau
Diamètre de l’œil * ‘
Espace interoi’bitaire 7
N" 5i 86 (tu Catalogue général de la collection du Muséum.
Le Serranus capreolus, Poey, offre avec le Serranus hexagonatus, Forst., les rapports les plus frappants, et si les deux espèces ne se trouvaient pas sur deux points aussi distincts que l’océan Atlantique, d’une part, l’océan Indien et le grand océan Pacifique, d’autre part, on aurait été sans doute porté aies réunir; la confusion, si confusion il y a, a même été faite par des ichthyologistes très-compétents. Sur des exemplaires des deux espèces en fort bon état et suÜisamment nombreux, surtout pour le Serranus hexagonalus, Forst., les seuls caractères distinctifs que nous ayons pu saisir portent sur la taille, les formules des écailles et la coloration. Dans l’espèce du grand Pacifique, le corps est un peu plus allongé, le rapport de la plus grande hauteur à la longueur totale étant des deux neuvièmes. Le nombre des écailles de la ligne latérale paraît un peu moindre, il ne semble s’élever jamais aiu delà de 86; enfin on compte de i 3 à 16 écailles dans la partie supérieure de la ligne transversale au lieu de 18: ces différences sont, on le voit, assez faibles. Le Serranus capreolus, Poey, type, d’après la description originale, a les ponctuations du ventre de la grosseur d un petit pois, celles du dos et de la tête, moitié plus petites et les taches dorsales très-nettes, ce que montre l’individu ici figuré sur lequel les ponctuations delà partie supérieure du corps étaient remarquablement peu développées; mais, comme on l’a vu plus haut, ces ponctuations s’élargissent, deviennent plus foncées, ce qui rend les taches dorsales moins visibles, et l’on est ramené à la disposition des teintes du Serranus hexagonatus, Forst.; un caractère, sur lequel nous croyons devoir attirer l’attention , paraît cependant spécial: ce sont les taches blanches, qui ne sont pas visibles sur les individus que nous avons pu examiner venant du grand océan Pacifique. Faut-il voir dans ce faible caractère une distinction spécifique? le mélange des espèces intertropicales sur les deux versants américains pourrait porter à penser que ce sont là de simples variétés.
La synonymie de cette espèce ne peut encore être définitivement établie et le nom que nous avons adopté, d’après l’auteur qui a donné la description la plus complète^ de ce poisson, n’est proposé ici que comme provisoire. Il est, en effet, certain que
' La description originale de Millier et Troschel, dans ïllist. of Barbadoes de R. Schomburgk, ne nous est pas connue.
ZOOLOGIE DU MEXKJLE. — iv' PARTIE.
ZOOLOGIE
l’exemplairG pris par Quoy et Gaimard à 1 île de 1 Ascension^ se rapporte a cette espece; malgré la différence de taille, il a l’aspect et les proportions du type décrit plus haut; les taches très-élargies lui donnent, il est vrai, l’apparence du Serranus hexagonatus , Forst. , nom sous lequel Cuvier et Valenciennes l’ont fait connaître, mais les taches dorsales sombres et les maculations blanches des flancs sont assez distinctes pour ne laisser aucun doute. Or, si l’on adopte l’opinion des auteurs de l’Histoire des poissons, ce serait là le Trachinus Ascensmm d’Osbeck, et cette dernière épithète devrait avoir la priorité; seulement la description de l’auteur suédois^ étant incomplète, les matériaux dont nous avons pu disposer, c’est-à-dire runiqiie échantillon de Quoy et Gaimard, pouvant être regardés comme insuffisants, nous croyons devoir réserver la question.
Le Serranus capreolus, Poey, est représenté dans les collections de la Commission scientifique par trois individus provenant tous du golfe du Mexique, l’un rapporté par M. Salard, les deux autres acquis de M, Boucard; le Muséum possède en outre des exemplaires du Brésil donnés, l’iin par M. Arnoiix, l’autre par le musée de Genève ; il faut y joindre l’individu pris à l’île de l’Ascension.
Cette espèce, équivalent géographique dans l’océan Atlantique équinoxial du Serranus hexagonaius, Forst., de l’océan Indo-Pacifique, na pas ete jusqu ici rencontrée sur les côtes propres de l’Africpie, quoique son aire d’extension soit très-vaste comme on peut le voir par les citations précédentes.