C. V.; P. semicinctum^ C. V.; P. brasiliamtm, C. V
® PI. V, li{y. a a.
' PI. V, (i(j. fl h.
* Nous avons observé cette particularité sur les Plectro-
poma siisuliij G. V.; P. serratum, G. V.; P. dentex, (j. V. “ Les Plectropoma mnculatum, Bl., et P. leopardinum ,
Lacép., sont dans le môme cas.
’ PI. V, lig. 3 a.
là, on l’a vu chez les Centropmms^, un fait secondaire, n’ayant au plus qu’une valeur spécifique. Le champ postérieur est triangulaire, terminé par un bord libre droit; son étendue est variable suivant que le foyer est lui-même plus ou moins allongé; souvent il est simplement couvert de vermiculations, coutiuuant d’une façon irrégulière les stries des champs latéraux, et l’écaille pourrait être considérée, sinon comme cycloïde, au moins comme acténoïde; d’autres fois, ou trouve de véritables spinules dues évidemment au développement plus normal des vermiculations en ce point, ce qui montre bien la réalité de l’opinion de Baudelot^, quant à l’homologie à établir entre les stries et ces épines. Les spinules n’occupent pas ordinairement tout le champ postérieur, mais forment un petit groupe dans l’angle rapproché du foyer, et le bord en est constamment dépourvu, restant membraneux, exclusivement formé par la couche fibreuse profonde. Il est bien évident d’après cela que ces écailles n’en appartiennent pas moins au type des écailles cténoïdes. L’absence de spinules peut, au reste, s’expliquer facilement, si l’on admet, comme l’un de nous a cherché à le démontrer^ sur le Gohius niger, Lin., que ces organites, dépendant des couches superficielles de la peau, c’est-àdire de l’épiderme, sont dans un état de rénovation continuelle et peuvent disparaître à certains moments pour reparaître plus tard par suite d’une véritable mue, comparable à celle observée sur les scutelles des Plagiostomes, par M, Steenstrup^ Les écailles de la ligne latérale n’offrent pas moins de variétés et ici, comme chez les Serrans, présentent des différences dont on peut utilement se servir dans la distinction des espèces. Chez quelques-uns de ces poissons, le canal de la ligne latérale est simple dans sa partie postérieure, qui traverse faire spinigère, mais tantôt, comme chez les Serrans proprement dits, f écaille est saillante avec des spinules bien développées, d’autres fois, comme chez les Mérous, elle est enfoncée dans le tégument et ne présente pas trace d’aire spinigère; le Pkclropoma chlorurum, C. Y.^ a des écailles construites sur le premier type, celles du Plectropoma
‘ Voyez p. 8.
’ Baudelot, Arch. Zool. exper. et gen. t. II, p.
’ L. Vaillant. Sur le développement des spinules dans les écailles du Gohius niger, Lin. {Comptes rendus de l’Acad. des Sc. l. LXXXI, p. 137, 1875.)
Stecnslrup. Sur la diiïérence entre les poissons osseux et les poissons cartilagineux au point de vue de la formation des écailles. {Ann. sc. nat. h’ série, t. XV, p. 368 , 1861.)
ZOOLOGIE
cldoropterum, G. V. G peuvent servir d’exemple pour le second. Sur d’autres Plectropomes, le canal de la ligne latérale se ramifie en arrière comme chez le Serranus itaïara, Liclitenst., étudié précédemment ^ ou plutôt comme chez les Latjanus, dont il sera question plus loin, car les spinules existent hahituellement ; cette disposition se rencontre chez le Plectrofomahrasilianwm, G. V.,par exemple. Enfin, dans le Plectropoma semicinctum , G. V., on ne distingue pas de canal dans Faire spinigère et, comme chez les Centropomus , le tube de l’écaille paraît se terminer à la perforation de la lamelle.
Ges différences viennent à l’appui des idées émises sur l’hétérogénéité de ce genre et justifient les tentatives de M. Gill et de M. Bleeker, qui ont cherché l’un et l’autre à le subdiviser en coupes mieux limitées. Mais ces efforts n’ont pas jusqu’ici donné de résultats satisfaisants et les divisions indiquées reposent sur des caractères au plus propres à distinguer des espèces, aussi ne croyons-nous pas devoir encore adopter ces genres, attendant c|ue nous soyons mieux éclairés sur les affinités naturelles des groupes dans la classe des Poissons.
Nous ne pouvons admettre la signification du genre Plectropoma telle que l’a formulée M. Bleeker. Dans la première édition du Règne animal, Guvier, en établissant ce genre, y comprenait trois espèces : VHolocenlrus calcarifer, Bl., le Bodianus maculatus, BL, et le Bodianus cyclostoma, Lacép.’L Dans le second volume de l’Histoire des Poissons et un an plus tard dans la deuxième édition du Règne animal, YHolocentrus calcarifer, BL, devint un type du genre Lates, et le nombre des espèces du genre Plectropome fut porté à treize, parmi lesquelles figurent les deux Bodianus précédemment cités. Gette manière de modifier une division zoologique est des plus légitimes, et nous ne croyons pas que M. Bleeker soit fondé à regarder VHolocentrus calcarifer, BL, comme le type réel des Plectropoma ^
Le nom généHque de Plectropoma, établi par Guvier, nous paraît aussi devoir être conservé préférablement à celui à'Alphestes, emprunté à Blocb et auquel M. Peters^ accorde le droit de priorité. Le caractère particulier du genre Guviérien
' PI. V, fig. 3 c.
Page 92, pl. lier, fig. 4 .
■’ Cuvier, Règne animal, t. II, p. 278, noie 1817.
‘ Bleeker, Révision des espèces mdo-archipélagiques du groupe des Epinepitelini , p. 1 3 , 1878.
* Peters, Monntsbericht Ak. ir^s. Berlin, p. io 5 , 1860.
est loin sans doute d’avoir une grande valeur et on vient de voir qu’il a fait réunir en un même groupe des êtres assez dissemblables, mais le genre de Bloch n’est pas meilleur. La particularité par laquelle il se distingue des autres Ilejylapterygii thoracici, à savoir : squamœ opercuU posterions duplo majores quam antériorisé est certainement plus insignifiante que la disposition des dents au bord inférieur du préopercule et ne conduit pas à un rapprochement heureux. Deux espèces, en effet, composent le genre Alphestes; l’une, au sujet de laquelle M. Peters propose la rectification, Y Alphestes ajer, BL, serait bien un Plectropome, l’autre, YAlpliestes gembra, Bl. Schn., est placé par tous les ichtliyologistes dans le genre Lutjanus. Si une espèce décrite d’une manière imparfaite doit, lorsque le type peut être ultérieurement reconnu, amener des rectifications par le droit de priorité, il ne saurait en être de même pour un genre mal caractérisé et composé d’espèces hétérogènes L
Parmi les Percoïdes à nageoire dorsale unique, les genres Trachypoma, Gthr., et Myriodon, Briss., sont les seuls cjui aient le bord inférieur du préopercule armé de dents dirigées en avant comme dans les Plectropoma; ils s’en distinguent facilement tous deux par l’alisence de dents canines.
Dans leur Histoire des Poissons , Cuvier et Valenciennes énumèrent quinze espèces de Plectropomes ; M. Günther en admet vingt-sept, mais ce nombre doit être regardé comme un peu forcé, car le savant iclithyologiste du Musée Britannique énumère comme espèces réelles diflerents poissons décrits parM. Poey, lesquels ne peuvent guère être regardés que comme de simples variétés d’un seul et même type. Depuis cette publication, différents Plectropomes ont été décrits, cependant le nombre ne peut guère être estimé à plus de vingt-trois ou vingt-cinq.
Cuvier et Valenciennes groupaient les espèces de ce genre d’après la disposition des (lents sur les bords du préopercule. Parfois le bord montant est entier \ d’autres fois il est à peine dentelé ou bien la denticulation est nettement accusée
‘ \i\och-Schnek\er, Systema ichthyologiœ , p. 286, 1801. ^ Les raisons données par M. Poey, pour- ne pas admettre ce genre Alphestes, viennent à l’appni de notre manière de voir. (Voyez ; Hep. fs. nat. de la isla de Cuba, t. I, p. qC5, i865; et: Genres des poissons de ia faune do Cuba a])partenant à la famille Pcrcidce. Ann. Lpeeum nat. Hist.of New-York, t. X , p. /i 5 .)
“ Pkcfropomn mekmokiwiim, Comm., P. Icopardinum , Lacép., P. maculalum, lîl. Suivant M. Playfairj dont l’opinion nous paraît fondée ( Fislies of Zanzibar, p. 1 q ) , ia première espèce n’est qu’une variété de celle-ci. Plectropoma dentex, G. V.
et, dans ce cas, le bord horizontal porte des dents soit peu nombreuses et fortes*, soit nombreuses mais faibles^. Ces différences, en tant qu employées simplement pour le groupement des espèces , peuvent être utilisées dans les déterminations. Les genres Hypopkctrus , Gill, Acanthistius , Gill^, Paracmithistius , Blkr.'*, m* doivent être également regardés jusqu’ici que comme des subdivisions des Plec- Iropomes et ne nous indiquent rien de nouveau sur les rapports à établir entre ces poissons et les groupes voisins.
Pour aider à la détermination des espèces, nous avons, d’après les caractères des écailles, la composition des nageoires, la disposition des dentelures préoperculaires, dressé le tableau suivant, qui ne s’applique qu’aux Plectropomes représentés dans la collection du Muséum.
Genre PLECTROPOMA, Cuv.'