‹ Études sur les poissons (volume 4)Chapitre 29 sur 34 · Llï.ianijs analis · texte numérisé non relu

Llï.ianijs analis

(PI. V bis, fig. 1 «, 1 i et 1 c.)

Mesoprion analis, Cuvier et Valenciennes, i8a8; Hisl. nat. des Poiss. t. II, p. /iS'a.

il/, sabra, Cuvier et Valenciennes, 1828; HIst.nat. des Poiss. t. II, p. 45 , 3 .

M. Isondon, Cuvier et Valenciennes, i 833 ; Ilisl. nul. des Poiss. t. IX, p. 4 A 3 .

I/. analis, Castelnau, 1 8.45 ; Anim. rares ou nouveaux de l’Amérique du Sud, Poissons, p. 4 .

M. analis, l’oey, i 85 G-i 858 ; Mem. Ilisl. nal. delà isla de Cuba, t. II, p. i 4 G.

, 1 /. analis, Guichenot, i 853 ;Ranion de la Sajfra, Ilisl. de l'ile de Cuba, Poissons, p. 22.

M. sohra, Guichenot, t 853 ; Hanion de la Sagra, Hist. de l’ile de Cuba, Poissons, p. 22.

AI. Isodon, Günther, iShp; Cal. Ilril. Mus. Fishes , t. I,p. 206.

M. sabra, Güidlier, iShp; Cal. Bril. Mus. Fishes, l. I, p. 209.

1 /. anabs, Poey, 1866; Ihp.Jis. nal. de la isla de Cuba, t. Il, p. 266.

-I/. analis, Poey, i8()8; Hep. fis. nat.de la isla de Cuba, t. Il, p. 294.

Lutjanus analis, Poey, 1871 ; Ann. Lyc. nal. Hisl. New-York, l. X, p. ôp.

p. X, i 4 ; A. III, 8.

Ecailles : io/ 54 / 23 .

La longueur de ce Luljan e'quivaut environ à trois fois et deux tiers la plus grande hauteur, qui elle-même représente deux fois et demie l’épaisseur; la forme générale est celle des Lutjans types, la ligne ventrale étant [tresque droite antérieurement, le chanfrein et la ligne dorsale, au contraire, en courbe très-accentuée. Tête égale comme longueur à la hauteur du corps; le museau en occupe les deux cinquièmes. Bouche médiocre; le maxillaire ne dépasse pas sensiblement le bord antérieur de l’orbite; lèvres fortement papilleuses. Dents canines très-courtes, les deux antérieures à chaque inter-

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maxillaire un peu plus développe'es, écartées; dents vomériennes en chevron^ étroit; dents palatines en plaques ovalaires; langue lisse. Narines divisant assez exactement en trois parties l’espace préorbitaire; l’orifice antérieur très-petit, arrondi, le postérieur ovale. Œil touchant le chanfrein ; son diamètre fait un peu plus du quart de la longueur de la tête et surpasse de près du tiers l’espace interorbitaire, qui n’équivaut pas au cinquième de la longueur de la tête. Premier sous-orbitaire développé, sa hauteur étant très-peu inférieure à la largeur de sa base; la peau, qui le recouvre, plissée sur le bord libre Préopercule finement denticulé avec un feston élargi peu sensible à son bord postérieur au-dessus de l’angle; interopercule ne présentant qu’une tubérosité surbaissée peu visible; extrémité de l’operculaire mousse. Des écailles sur l’espace postoculaire supérieur, sept à huit rangées sur la joue, autant sur l’operculaire , neuf à dix écailles en une série simple sur l’interopercule. Ligne latérale suivant régulièrement la courbure du dos, un peu prolongée sur la base de la nageoire caudale. Anus vers la moitié de la longueur totale, à une certaine distance de l’anale. Ecailles assez grandes, soixante-quatre rangées au-dessus de la ligne latérale, obliquement montantes vers le dos; rangées ventrales disposées horizontalement. Sur-scapulaire avec une demi-douzaine de dents égales. Nageoire dorsale éleiidue du niveau de la pointe operculaire à la racine du pédoncule caudal; la plus haute épine, qui est la troisième, comprise un peu plus de trois fois dans la longueur de la tête, plus longs rayons de la portion molle égalant presque la moitié de cette même dimension; le rapport de longueur de la portion dure à la portion molle est environ ; : 7 : 5. L’anale dont l’origine est à peu près sous le premier rayon mou de la dorsale se termine un peu avant celle-ci, elle est de même hauteur; entre ses rayons aussi bien qu’entre ceux de la portion molle de la dorsale se voient des rangées d’écailles très-délicates. Caudale concave; pectorales subfalciformes atteignant l’origine de l’anale ; ventrales terminées près de l’anus.

La distribution des teintes sur ce Lutjan, d’après l’individu décrit ici, est des plus agréables. La couleur générale du corps à la partie dorsale est un vert a reflets bleu clair; cette dernière teinte, sous certaines incidences, forme des lignes longitudinales. Le dessus de la tête est coloré de la même manière, mais un peu plus sombre. Une dizaine de bandes violacées, plus visibles sur l’individu conservé que sur le frais, descendent de la ligne dorsale et s’étendent, en s’affaiblissant, vers la région ventrale, où elles disparaissent; sur la sixième ou se[)tième de ces bandes, immédiatement au-dessus de la ligne latérale, se voit une tache arrondie d’un noir profond. Le ventre est d’un beau rouge; cette teinte se retrouve à la partie inférieure de la région operculaire, sur les nageoires pectorales, ventrales, surtout anale, et, un peu plus vive, bordant la

' Pi. V bis, fig. la. — * Ges plis, peu accusés cependant, ont trompé le dessinateur, qui a figuré des sortes de denticulations.

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nu MEXIQPR.

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