CEiNTROPOMUS armatüs
PI. I ter, Cg. a.
Ce)itropomus armatus, Gill, i 863 ; Proceed. Acad. nat. sc. Philadelphia, p. i 63 .
Centropomus «rmalMs, Günther, 1868-1869; Trans. Zool. Soc. London, t. VI, pars VII, p. hoS
Ecailles, 7/A 9/1 a.
(jG Centropome a le corps eleve et étroit, la hauteur étant tres-peu intérieure au quart de la longueur totale, et deux fois et demie égale à 1 épaisseur. La longueur de la tête équivaut environ aux trois onzièmes de la longueur du corps; elle est élevée. Chanfrein un peu concave; museau faisant un peu moins du tiers de la longueui de la tête, médiocrement large, inférieur pour cette dimension au double de 1 espace interorbitaire. Maxillaire atteignant ou dépassant même un peu le centre de l’œil; celui-ci petit, n’ayant pas le cinquième de la longueur de la tête. Espace interorbitaire très-peu inférieur au sixième de cette même dimension; sous-orbitaire avec cinq ou six dents bien visibles. Bord préoperculaire antérieur avec deux dents fortes et une troisième antéro-inférieure beaucoup moins distincte. Bord postérieur avec douze dents croissant graduellement en se rapprochant des deux grandes épines de 1 angle, les supérieures dirigées obliquement en haut. Lobe membraneux prolongé un peu au delà de l’origine de la première dorsale. Anus plus éloigné de la base des ventrales que de l’anale. Écailles grandes; sur-scapulaire avec une demi-douzaine de dents régulièrement croissantes. La première dorsale, abaissee, dépassé loiigine de la seconde, ses épines sont assez robustes; la quatrième, la plus longue, un peu supeiieure a la moitié de la hauteur du corps. Anale supportée sur un lobe saillant; son origine au niveau du sixième ravon mou de la seconde dorsale environ; la seconde epine exces-
sivement robuste, légèrement courbée, égale à un peu plus des sept neuvièmes de la hauteur; elle atteint ou à peu près la caudale*. La troisième épine plus faible et plus courte.
Couleur brun jaunâtre en dessus, argentée en dessous. Nageoire dorsale épineuse, membrane entre les seconde et troisième épines anales, une tache sui lopeicule, noirâtres; les portions molles et les autres nageoires jaunâtres. Seconde épine anale rougeâtre. Ligne latérale non colorée.
Lne écaille des flancs en quadrilatère, à côté postérieur convexe, mesure â ”'",5 de long sur de haut; foyer petit, antérieur, séparé cependant de l’aire spinigere
par quelques crêtes concentriques; neuf lobes marginaux au bord adhérent; bord libre avec près de soixante spinules; on en compte environ huit, sur une ligne, centripètes; les trois ou quatre internes plus ou moins oblitérées. Écaille ventrale absolument du même type, mais plutôt arrondie, mesurant 3“'“,8 dans tous les sens, avec quatre lobes marginaux et vingt-cinq à trente spinules au bord libre. Lcaille de la ligne latérale ayant /i“”,5 de long sur à peu près autant de large; lame du canal perforant nettement détachée; un lobe marginal assez étendu en lace d’elle, avec deux lohes plus petits d’un côté et cinq très-petits de l’autre. Le bord libre montre une sorte d’échancrure, de feston rentrant, qui reçoit la saillie du canal de l’écaille suivante; il y a environ trente-cinq à quarante spinules au bord libre.
Vessie natatoire simple.
K mm
Longueur totale
Hauteur
épaisseur
Longueur de la tête
Longueur de la nageoire caudale
Longueur du museau ^
Diamètre de l’œil
Esi )ace ^
7657 du Catalogue général de la collection du Muséum.
L’exemplaire étudié ici s’écarte sur quelques points des descriptions données par M. Gill et M. Günther. Ainsi, c’est la quatrième épine dorsale, et non la troisième, qui est la plus longue; il y a un rayon mou de moins à la seconde dorsale; enfin la formule des écailles 7/6 1/1 â donnée par ces auteurs s’écarte un peu de celle que nous avons trouvée. Ces dlfl'érences sont trop légères pour qu’il y ait lieu d’en tenir compte. Les auteurs précités ne sont pas d’accord sur un caractère auquel 011 serait peut-être tenté d’accorder une certaine importance, parce qu’il est tres-frappant : la coloration
* Sur l’exemplaire du Muséum, l’extrémité de cette épine n’est pas intacte; elle paraît avoir été brisée ou usée.
ZOOLOGIE
de la ligne latérale. M. Gill l’indique comme étant brunâtre. Est-ce le fait de la conservation qui l’a rendue incolore sur les individus que M. Günther et nous avons observés?
Ce Centropome se distingue d’ailleurs aisément des autres espèces par le petit nombre d’écailles de sa ligne latérale, la longueur réciproque de ses seconde et troisième épines anales, cette dernière étant notablement plus courte; enfin par la hauteur proportionnelle du corps et le petit diamètre de l’œil, quoique les individus décrits ne soient pas de grande taille. Ceux que M. Cill et M. Cünther ont examinés étaient plus grands, sans dépasser o’",â8o à o'",Bo/i.
Le Ceniropomus armalus, Cill, a été d’abord décrit d’après des individus récoltés sur la cote occidentale de l’Amérique; depuis, M. Cüntlier l’a reçu de Ghiapam; enfin, le Muséum en possède un exemplaire venant de Panama (Boucard). Cette espèce paraît donc propre au versant Pacifique.