LES SOLENNITÉS LITTÉRAIRES DE JUILLY
On sait quel rôle les représentations théâtrales et spéciales, les ballets jouèrent autrefoisdans l'éducation donnée parles jésuites. Nous avons vanté nous-même les représentations dramatiques qui continuent d'avoir lieu, en certaines circonstances, dans de célèbres maisons, particuhèrement au petit séminaire d'Orléans. Ces exercices d'éclat étaient défendus à Juilly comme une cause de perle de temps pour les régents et de dissipation pour les élèves, et remplacés par des séances académiques (1). Le premier supérieur de Juilly, le P. de Verneuil, [avait institué une académie littéraire à laquelle il avait donné un règlement spécial.
Messieurs les supérieurs actuels du célèbre collège oratorien étant disposés, comme nous le savons, à rétablir prochainement une académie à Juilly, nous nous permettrons de leur conseiller de ne pas se contenter, pour cette institution, des traditions du passé, mais de faire d'utiles emprunts aux statuts de quelques académies de nos jours les plus florissantes. Celle du petit séminaire d'Orléans, de la maison de Mgr Dupanloup, et celle de l'académie de Saint-Lô, nous paraissent mériter particulièrement
(1) Actes (le la 29-^ assemblée générale de l'Oratoire, tenue en 1717.
(2) Les nouveaux Oratoriens n'ont pas renoncé complètement aux représentations théâtrales, et nous savonsque le lundi gras prochain la tragédie d'Athalie sera jouée par les élèves de Juilly.
d'être proposées comme modèles. Nous avons donné plus haut un extrait du règlement de l'académie de Saint-Philippe-de- Néri.
l'association amicale de JL'ILLY.
Depuis 1829 il exisLe, entre tous les élèves de Juilly, de toutes les époques, une association qui prend le nom de Société amicale entre les élèves de Juilly. Elle n'eut d'abord pour objet que d'établir pour les anciens, à des époques déterminées, des réunions fraternelles et cordiales, toutes pénétrées de l'esprit du collège. En 1849, elle prit le caractère nouveau d'une œuvre de charité, enfermant un fonds de secours alimenté par des souscriptions annuelles. En même temps, pour relier entre elles toutes les générations de Juilly, elle fonda un prix d'honneur pour êtro décerné en son nom au plus méritant des élèves de philosophie ou de rhétorique, qui aurait en outre le privilège de prendre part aux travaux du comité.
Un des fruits de l'association juliacienne est d'entretenir parmi ses membres l'amour des lettres, et particulièrement de la poésie. Aux réunions tenues à Juilly chaque mois de mai, et aux banquets annuels, des poètes aimés ajoutent toujours le régal des vers au festin annuel. La liste de ces poètes serait longue à dresser. Nous avons remarqué les noms de MM. Arnault, Barthélémy, le comte de Belhade de Rochcfort, Berryer, Bourjot, Saint- Hihire, Henri Dufresne, Creuset de Lessert, Delong de la Comble, Goriolis d'Espinaise, Fontanes, Gérin, Guérin, Charles Julliot, Lefebvre, Y. Molher, Adolphe Mony, F. Picard, Pichot, Louis Reybaud, Romainville Dumoulin, Charles Turpin, Plenri de Yillermont.
C'est presque toujours le cher collège qui est chanté. Au b?.nquetdu 8 avril 1858, M. Mony, récitant la préface d'un noëme sur Juilly, disait :
IN'avez-vous pas pensé parfois qu'un sortiiégo Devait unii* nos cœurs aux murs du vieux, collège. Pour qu'il n'en soit pas un, dans son sein accueilli. Qui ne tressaille encore au doux nom de Juilly? C'est que Juilly n'est pas un asile ordinaire, C'est que dans son passé, quinze fois centenaire, C'est que dans son Iiistoire, où chaque siècle a mis Sa légende ou ses noms dans la tombe endormis,
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C'est que dans ses toits noirs, ses murs blancs, ses vieux arbres ,
Dans ses longs corridors, ses autels et ses marbres,
Ses vitraux par la mousse et le temps diaprés.
Ses classes en ogive avec leurs bancs lustrés.
Dans cet abri si calme et presque monastique
11 est je ne sais quoi d'étrange et de mystique,
Je ne sais quel parfum que conserve le cœur,
Comme un vase imprégné d'une bonne liqueur.
Au banquet du 9 février 1867, M. Henri Dufresne rappelait avec une verve pétillante de joyeux souvenirs :
Qui de nous n'a cru parfois dans ses rêves
Se voir chez les grands, Comme au temps jadis marchant dans les rangs
Parmi les élèves.
Ou bien c'est la cour, où tous les amis
De la grande salle Aux jours de beau temps font bondir la balle
Sur les deux tamis.
Albert le songeur démontre un problème
Ecrit sur le mur.
Dont le plâtre aura gardé, j'en suis sûr.
Plus d'un théorème.
J'aperçois Henri, George, Ernest, Fernand ;
C'est le quatrième.
Mais bientôt Juilly, — fait rare, étonnant, —
Verra le cinquième.
Oui cinq, un de plus que les fils d'Aymon ;
Tous, comme leur père, De mettre cinq fils à Juilly, j'espère,
Ont l'ambition.
.Maintenant Damiens va sonner la cloche,
Voici l'avant-quart; Chacun do ceux qui causaient à l'écart
Vient et se rapproche.
Le gros Raphaël, au vaste appétit,
Harangue les masses.
La cour, les hangars, et même les classes,
Tout en retentit.
Le père Crozat, qui de sa faconde
Sourit aisément.
De son cabinet sort en ce moment
Pour faire sa ronde ;
C'est le second coup. On rentre à l'étude,
Et notre bavard Fatigué du jeu dort sur son buvard,
Par vieille habitude.
Iô8 LES MAISONS D ÉDUCATION DE L ORATOIRE.
Je songe aussi que je m'éveille Couctié dans l'immense dortoir.
Seul, le veilleur au manteau noir Est debout; — partout on sommeille.
Je vois sur les rouges carreaux Du parquet son ombre qui bouge, Et de l'armoire au rideau rouge Passe et s'étend sur les vitraux.
A voir son profil elliptique Glisser avec précaution.
On dirait l'apparition D'un personnage fantastique ;
Et lorsque sur les grands murs blancs S'allonge sa forme incertaine, Combien de petits tout tremblants Croient voir passer Croquemitaine!
Mais qui donc trouble mon sommeil?
Un bruit sourd que Técho répète.
De cornemuse ou de trompette, A précipité mon réveil.
Tout exaspéré, je me lève.
Cherchant d'où vient ce son nasal, Plus agaçant que musical.
Qui m'a sorti de mon doux rêve.
Vite je me sauve à grands pas,
Car c'était mon maître d'étude
Qui, tiré de sa quiétude.
Dit : « Quoi 1 ronfler ! je ne dors pas. »
Pour moi, sans peur, non sans reproche, Je me rendors jusqu'au matin.
C'est alors qu'un son argentin Me réveille ! Au diable la cloche I
Pourtant j'ai perçu des bravos.
Ce sont les deux maîtres d'étude, Qui, selon l'antique habitude, Brament le Benedicat vos.
Et leurs personnes décevantes S'en vont, de l'un à l'autre lit, Prendre la paresse en délit.
Comme la vieille aux deux servantes.
Prêtant leur vigilant secours Aux plus indolentes natures, Ils tirent ceux qui l'ont les sourds Hors de leurs chaudes couvertures,
Craignant qu'un de nous s'avisât De ne pas être sous les armes, Et ne pût passer sans alarmes Sous le nez du père Grozat
LES MAISONS d'ÉDUCATION DE l'oKATOIRE. 15i*
Qui nous appi'end l'exactitude, Et, du liaut du grand escalier, Voit défiler chaque écolier Peu ravi d'aller en étude.
Entre tous les poêles des banquets juliaciens se distingua, par l'assiduité comme par le talent, Barthélémy, le célèbre auteur de la Némésis. Une pièce qu'il lut à la réunion du 16 janvier 1840 nous parait mériter d'être enregistrée ici. Elle consacre le souvenir héroï-comique d'un événement dont la mémoire restera vivante dans les murs du collège oratorien et au delà. Le morceau, dont nous ne supprimons que le préambule, est intitulé Scolasticomyomachie :
Vers l'an mil liuit cent un, quand vint la nouvelle ère, Où les arts, renaissant sous l'astre consulaire, D'un âge plus serein saluaient l'arc-en-ciel; A l'époque classique où le bon père Viel Soumettant Fénelon à ses vers tiexamètres, Œuvre jugée alors digne des plus grands maîtres. Et dormant aujourd'hui dans quelque vieux bahut; En ces jours de splendeur où florissait Bahut, Ou plutôt, vers l'année à vos cœurs toujours chère. Où Lefebvre occupait sa glorieuse chaire ; En ce temps-là Juilly fut sur le point de voir Transformer en désert son populeuv manoir. Un ennemi rongeur logé dans son enceinte Menaçait d'envahir cette demeure sainte.
On vit les bataillons de ces peuph^s murins. Non contents de régner dans les lieux souterrains, Surgir en plein soleil par innombrables masses. S'emparer des greniers, des dortoirs et des classes. Déborder tous les lieux en essaims importuns, Comme des Visigoths, des Âlains ou des Huns. Partout étaient empreints leurs forfaits manifestes Au maigre réfectoire on vivait de leurs restes : 11 semblait, à l'aspect de leur nombre infini. Que le ciel leur disait : Multiplicamini. Ce n'étaient plus ces rats à l'allure incertaine, Ces animaux poltrons dont parle Lafontaino, ^ Qui, tramant en conseil un ténébreux complot, jS'osent au cou d'un chat attacher le grelot. Ceux-ci marchaient l'air fier et la tète levée; Par de nombreux périls leur bravoure éprouvée N'eût pas craint d'assaillir, dans leur cage de fer. Les acteurs énervés que fait rugir Carter. Loin de s'épouvanter de nos trapes grossières, Leur vorace appétit mangeait les souricières, Et quand ils rencontraient un m^/ume imprudent. Ils laissaient à ses doigts l'empreinte de leur dent.
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Forts de Timpunité comme d'un privilège. Trois ans leur tyrannie opprima le collège ; Ses enfants languissaient, et pas à pas sur eux S'avançait la famine, au teint cadavéreux. A cet excès de maux il fallait mettre un terme ; On recourt bravement au parti le plus ferme. On prêche une croisade, on recrute les rangs Ijcs maîtres^ des valets, des minimes, des grands. Pour guider aux combats cette armée aguerrie, On lui donne pour chef le vaillant Laguerie. Tout est prêt, tout s'ébranle à l'appel du tocsin ; Il faut exterminer le formidable essaim ; Dans les plus noirs recoins on fait une battue ; L'arme était le bâton, et le mot d'ordre : tue. Jamais dans cette nuit où saint Barthélemi Secoua son beffroi sur Calvin endormi.
Jamais quand, déployant des rigueurs nécessaires, Mahmoud fit massacrer ses hardis janissaires, Xi Paris, ni Stamboul, à leur sanglant réveil. Ne virent dans leurs murs un massacre pareil. On dit que ce combat, engagé dès l'aurore Entre nos bataillons elle peuple omnivore. Sans relâche dura jusqu'au soleil couchant. C'est ici qu'il faudrait, dans un épique chant. Raconter les exploits de l'une et l'autre armée. Proclamer tous les noms dignes de renommée. Dénombrer les vaincus envoyés chez les morts ; Mais ma voix se perdrait en impuissants efforts. D'ailleurs les Xénophons du savant Oratoire, N'ont écrit là-dessus qu'une confuse histoire, Et dans l'oubli poudreux laissent ensevelis Les hauts faits du collège et de Piatopolis. Contentons-nous, du moins, d'en connaître l'issue. Traqués sur tous les points, broyés par la massue, Les rats dévastateurs tombés dans ce grand jour Rougirent de leur sang les pavés de la cour. Ces l'éros, dédaignant le secours de leurs pattes. Moururent, presque tous, comme des Spartiates, Et quelques-uns à peine, en de profonds abris, Cachèrent en fuyant leur honte et leurs débris. Juin y respirait donc, libre d'inquiétude ; Plus de rats au dortoir, plus de rats à l'étude ; Ce combat dont j'ai fait le récit triomphant, A peine on en parlait comme un conte d'enfant. Tout semblait présager l'avenir pacifique. Mais la race murine, hélas ! est prolifique : Les malheureux débris au carnage échappés, De soins procréateurs ardemment occupés^ • Sous d'antiques panneaux, dans des trous de muraille, Nuit et jour, de leur mieux, réparaient la bataille, Et le ciel complaisant accordait à leurs vœux Des fils, des petits-fils, des arrière-neveux.
Jugez ce qu'en six ans cette lascive engeance Créa de citoyens par csnrit de \cnç;e;!nce ! Bientôt, pour conquérir les murs de i'rioleau, " Quatre fois plus nombreux qu'avant leur ^Yaterloo, Ils sortirent d'un bond de leurs sombres repaires," Plus fortSj plus afTamés, plus haineux que leurs p^res. Non, fussé-je doué de ces poumons d'airain Que jadis Patuel exerçait au lutrin, Je ne pourrais conter tout ce que cette race Exécuta de tours, de malice et d'audace. Et Taube glisserait ici ses effets d'or Que dans ce long récit je me perdrais encor. Tantôt, pour abréger l'iieure récréative, Ils allaient assiéger l'horloge impérative, Et poussant le marteau qu'ils trouvaient en retarda- Un quart d'heure à l'avance iis sonnaient l'avaiit-quart ; Tantôt (et parmi vous il en est, je l'assure, Dont je vais par ce trait raviver la blessure), Tantôt ils se glissaient dans les humbles donjons Où nos calmes loisirs élevaient des pigeons. Et, dans son nid d'amour, qui lui servait de tombe. Surprenaient par les pieds l'innocente colombe. Bien n'était respecté par ces hardis forbans : Même au milieu du jour, et jusque sur nos bancs, Jusque sur les rayons de nos bibliothèques, Ils savouraient le jus de nos Racines grecques, Trouvaient dans le Gradus un succulent festin, Et beaucoup mieux que nous ils mordaient au latin. Toutefois, si leur dent n'eût rongé que nos livres, On leur eût pardonné; mais ils mangeaient nos vivres, Et Juilly, redoutant le retour de la faim. De son propre salut dut s'occuper enfin. Un conseil est formé ; Sonnet, Lombois, Crénière Discutent longuement cette grave matière : Tous trois tombent d'accord que leurs paisibles murs Seraient bientôt purgés de tant d'hôtes impurs. Si tous les écoliers, paresseux de nature, Trouvaient un intérêt dans leur déconfiture. Pour les stimuler donc à chasser les proscrits, A défaut de leur tête on met leur queue à prix, Et le demi-congé, comme faveur marquante. Est promis, chaque fois qu'on en aura cinquante. Ce projet semblait bon; mais, pour sauver l'état, Quand il fut mis en œuvre il fut sans résultat; Car, d'un côté, les rats, dont Toreille est si fine. Avaient ouï conter la ruse de l'hermine Qui, pour sauver son corps des cupides chasseurs. De sa queue, en fuyant, les laisse possesseurs; Et mettant à proQt cette ruse traîtresse, Chaque fois que l'un deux se trouvait en détresse, Il se coupait la queue, et par là se sauvant, Rentrait dans son quartier, écourté, mais vivant.
D'autre part, pour avoir sans peine et plus fréquente
La demi-fète acquise au nombre de cinquante.
L'écolier né malin, pour quelques sous tournois.
Corrompait au dehors des gamins villageois,
Qui, chassant pour son compte, et pour avoir des queues.
Parcourant quelquefois un rayon de dix lieues.
Venaient furtivement apporter dans la nuit,
Comme un loyal butin, ce frauduleux produit.
L'extermination n'était donc qu'illusoire :
On vous faisait la queue, hommes de l'Oratoire !
Et le collège avait, en dépit de vos soins.
Quelques congés de plus et pas un rat de moins.
C'est aloi's que, voyant au cœur de son empire,
L'ennemi chaque jour pousser le mal au pire,
Le Nestor de Juilly, le vénéré Balan,
Conçut dans sa pensée un héroïque plan.
La guerre! Ainsi le veut sa vieillesse outragée;
L'ordre est de les combattre en bataille rangée ;
Pour finir d'un seul coup on mettra tout enjeu,
Les pièges, le poison, l'eau, le fer et le feu.
Tout s'apprête ; et d'abord, pour premier capitaine.
Les enfants de Juilly nomment Petit-Fontaine,
Nomment pour lieutenant Candan le Béarnais,
Tous deux braves, tous deux blanchis sous le harnais ;
On croyait voir Enée et le fidèle Achate.
Dans le camp opposé la même ardeur éclate.
Pour ce jour qui doit être ou sauveur ou mortel.
Ils ont tous de Balan accepté le cartel.
I\e vous figurez pas des hordes de cosaques,
A flots tumultueux hasardant leurs attaques ;
L'ordre et la discipline affermissent leurs rang.s;
Ils ont pour général un de leurs vétérans.
Qui jadis n'échappa de la grande défaite
Que pour venir plus tard se venger à leur tôle.
Héros sage au conseil et fougueux au danger,
L'ne invincible main semble le protéger;
Il brave également le gourdin et la pierre:
Tel est leur noble chef qu'ils surnomment Saint-Pierre.
Déjà brille le jour qu'attendent tant d'exploits :
Le signal est donné, tout s'agite à la fois ;
D'un effroyable choc la plaine est ébranlée.
De toute part s'engage une horrible mêlée,
Partout siffle le fouet, la balle, le bâton ;
Simar arme son bras d'un fleuret sans bouton,
Crévin de son archet. Petit de sa férule.
Le destin se déclare en faveur de BéruUe.
En vain quelques ratons, quelques faibles souris.
Sanglants, meurtris de coups, éperdus, ahuris.
Cherchent de leurs manoirs'l'issue accoutumée :
Jusqu'au fond de leurs trous on porte la fumée ;
Un baquet à la main l'intrépide Candan
Dans le capharnaûm verse des torrents d'eau.
Sous les coups de Néval, dont le nom s'éternise,
Saint-Pierre tombe mort aux portes de Téglise,
Et son corps promené dans le long corridor
Déconcerte tous ceux qui combattaient encor.
Enfin, pour compléter ces immenses ravages,
0 prodige ! le ciel se couvre de nuages :
Un tonnerre grondant roule au-dessus de nous,
Et le carreau lancé par le divin courroux
Va tomber justement dans l'égout des minimes^
Réceptacle de rats, repaire de leurs crimes.
Mille cris triomphants jaillissent des deux cours.
Et, pour bénir le ciel de ce puissant secours,
Pendant que nos soldats, las de tout mettre en fuite.
Contemplent, étonnés, Ratopolis détruite.
Qu'on emporte à la hâte au fond des corbillards
Les corps inanimés des pauvres Rodilards,
Le joyeux Patuel, avec sa basse-faille.
Entonne un Te Beum sur le champ de bataille.