TITRE IV
OÎIDRE DES ËXERdlGÈS Î)E CHAQUE ÏÔtTR.
Art. 36. Le règlement ordinaire des exercices est établi comme il suit :
A 5 heures, Lever.
1/4, Prière vocale, suivie de roraisoiï. 3/4, Messe suivie de l'étude.
1/4, Déjeuner suivi de l'étude.
Conférence ou cours à la maison.
3/4, Examen particulier.
Dîner suivi de la récréation. On lit pendant le dîner. 3/4, Rentrée dans ses chambres. Etude.
Goûter et récréation.
1/4, Etude.
ij2, Lecture spirituelle,
Souper suivi de la récréation .
1/2, Prière vocale.
Coucher.
Art. 37. Le règlement du dimanche est ainsi établi :
A 7 h. 1/4, Déjeuner suivi de récréation.
A 9 h. Messe chantée à la cathédrale suivie d'une étude.
Il h.
196 LES MAISONS d'ÉDUCATION CHRÉTIENNE
A 2 h. 1/2, Vêpres à la cathédrale, suivies de l'élude. A 4 h. d/4, Etude.
Le reste comme un jour ordinaire.
Art. 38. Le règlement spécial au mercredi est ainsi déterminé pour l'hiver :
A 12 h. ifz, Sortie.
A 7 h , Souper. La lecture spirituelle ne se fait pas en commun. Et pour l'été, depuis le 15 mai jusqu'à la fin de l'année :
A 12 h. 1/2, Sortie.
A 7 h., Souper.
A 7 h. 1/2, Sortie facultative. La prière vocale ne se récite pas en
commun.
A 8 h. 3/4, Rentrée dans ses chambres. A 9 h.. Coucher.
Vu et approuvé, f CHARLES, Évêqiie de Nancy.
Le 15 août 1<S68, à la séance solennelle de rentrée des Facultés, M. Charles Benoît, Doyen de la Faculté des Lettres de Nancy, prononçait les paroles suivantes : « Nous pouvons dire que l'examen de lii;ence tend de plus en plus à prendre son niveau. Parmi nos candidats des dernières sessions, il en est que nous aurions vaillamment envoyés concourir à Paris avec les élèves de l'Ecole normale. Ce résultat est surtout dû à l'établissement de la Maison des Hautes Etudes, fondée ici par Mgr Lavigerie, pour les jeunes ecclésiastiques qui se destinent à l'enseignement. Pendant les premières années, le Prélat envoyait ses élèves à l'Ecole des Carmes, Mais bientôt, quand il connut mieux les ressources qu'il trouvait ici même, pour cette haute éducation classique, il vint se concerter avec nous, dans le dessein de ramener à Nancy sa jeune colonie
de savants Les deux premières places dans le concours de cette année ont
été prises par M. l'abbé M..., professeur au Petit Séminaire de Pont-à-Mousson, et par M. l'abbé D..., professeur au Collège de la Malgrange. La Maison des Hautes Etudes ecclésiastiques ne pouvait débuter sous de meilleurs auspices... Mgr Lavigerie a surtout fait éclater parmi nous sa sollicitude pour les études. Nous serions ingrats si nous ne nous souvenions pas que son dernier acte a été de mettre sa Maison sous le patronage de noire Faculté des Lettres. 11 ne tiendra pas à nous qu'il n'ait toujours à s'applaudir de celte mesure, » [Extrait au Rapport.)
DE LA LORRAINE ET DE l'aLSACE. ]97
IVote snr l'Iustitutiou du Bienheureux Pierre Fonrier.
L'institution du Bienheureux Pierre Fourier a été fondée, en octobre 1863, par M. l'abbé Trouiller, alors curé de la paroisse Saint-Maur de Lunéville, aujourd'hui curé doyen de la paroisse Saint-Epvre de Nancy.
M. l'abbé Trouiller mit son nouvel Etablissement sous le patronage du R. P. Fourier parce que le premier local du collège (situé rue de "Viller, 35) était un ancien magasin ayant pour enseigne : Au R. P. Fourier.
M. Trouiller n'avait primitivement que l'intention de créer à Lunéville une école primaire supérieure, dans laquelle on pourrait faire les classes inférieures de latin. Sous une première administration, la maison ne fit que végéter; aussi, lorsqu'en 1866 M. l'abbé Husson fut nommé supérieur, ne Irouva-t-il en arrivant que de quinze à vingt élèves internes, et quelques externes. Sous sa direction, les choses changèrent bientôt de face, et, confiant dans l'avenir, M. Husson décida M. Trouiller à bâtir le collège actuel. Ces messieurs croyaient, en construisant cette maison, qu'elle serait à jamais plus que sufûsante, mais leurs espérances furent bientôt dépassées, et après deux ans le nouveau collège se trouvait trop étroit pour le nombre des élèves qui se présentèrent.
Par la force des choses, l'Etablissement avait changé de face, et son but n'était plus le même : d'école, il est devenu Etablissement d'enseignement secondaire, auquel restent annexés les cours de français.
Depuis cinq ans, on fait toutes les classes, y compris la philosophie et le cours de mathématiques élémentaires. Sur 51 élèves déjà présentés aux divers examens du baccalauréat, 47 ont été admis au grade de bachelier.
Dans les deux dernières années l'Etablissement comptait environ 300 élèves, dont 230 internes.
M. l'abbé Trouiller parait décidé à compléter son œuvre, en ajoutant de nouveaux bâtiments, devenus nécessaires, à ceux qui existent actuellement.
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