‹ Etudes sur les réformateurs du xvie siècleChapitre 17 sur 60 · Il en composa aussi la musique. — Théodore de · texte numérisé non relu

Il en composa aussi la musique. — Théodore de

Bèfê semble s'être inspiré de l'une de ces poésies dans la pièce qui commence par ces vers :

Seiche de douleur 0 Dieu, si ta veut

Tout cuit de chaleur, Je scay qie ta peux

Seigneur, ta me voii; Me tirer d'icy:

Si te teuil-je encore Mais si pour cette heure

ODieaqoe j'adore Veux que je demeure,

Louer nue fois. Je le veux aussi.

Ces strophes et quelques autres rappellent, tant pour le sens que pour le rhythme, celles de Zwingli. Mais ce qui est bien au Français banni de son pays, ce sont ces vers touchants :

Adieu, France, adieu, 0 mon pays doux

Qui estes le lieu Je meurs loin de voue

Qui premièremeul Voire et volontiers

Au monde me tistes Puisqu'en toi, 6 France,

Et premier ouïtes Font leur demeurance

Mon gémissement nés saints les meurtriers.

Adieu cœurs unis Ues poures bannis Qui seuls en ce temps Mautjré toute eifte Passes eette vie Heureux et contents.

Je cite ces vers d'après M. Baum Theodor Be*a (Leipzig, 1843). Qu'il me soit permis d'exprimer le regret que le savant auteur» professeur .à Strasbourg, ait donné à l'Allemagne ce beau livre qui nous appartenait à tant de titres.

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