XII NOTE POUR LA SECONDE ÉDITION
nous avons eu à cœur de corriger; d'autres fois, nous avons cru pouvoir maintenir notre position. C'est parce que nous ne les avions pas sous la main que nous n'avions pas cité ses remarquables articles publiés depuis 1896 dans la Realencyclopaedie de Hauck (3® éd.), sur Astarté et Achéra, Baal et Bel, Dagon, Édom, le veau d'or, Kamos, les pierres sacrées [Mahteine), les esprits des champs [Feldgeister)^ Gad, Hadad, Hadad-Rimmou, Moloch, Nanaia.
La libéralité de la Société orientale allemande, qui a bien voulu faire don à la bibliothèque de l'École biblique d'un bon nombre de volumes de la précieuse collection de sa Revues m'a permis d'utiliser entre autres deux recensions de M. Noeldeke, sur les ouvrages souvent cités de MM. Wellhausen (1) et Baethgen (2).
Il fallait aussi tenir compte des nouvelles découvertes et des nouvelles études. La littérature considérable qui s'est produite autour du Code de Hammourabi renferme peu d'allusions aux choses religieuses, parce qu'on a jusqu'à présent négligé le prologue et l'épilogue pour se concentrer sur le Code lui-même.
L'infatigable éditeur du Code, le P. Scheil, donne en ce moment même au public un nouveau volume de textes élamites-anzanites. Les Textes religieux asstjriens et babyloniens de M. l'abbé François Martin (3), la Magie assyrienne [k] de M. Fossey sont venus grossir le stock déjà si considérable de la littérature religieuse de la Chaldée.
Un classement général entrepris déjà par M. Jastrow sera plus complet et mieux ordonné dans l'édition allemande (5), en cours de publication, de sa Religion of Rabylonia and Assyria.
Et nous ne parlons pas des brochures qu'a fait surgir la controverse Babel und Bibel. Les éléments en sont contenus dans l'ouvrage de M. Zimmern sur les cunéiformes et l'Ancien Testament (6) ; il renferme un si grand nombre de faits relatifs à nos études que nous étions plutôt obligé de lutter contre la tentation de lui faire trop d'emprunts. Nous avons déjà constaté ailleurs quelques divergences (7).
Le même sujet a été repris depuis peu par M. Jeremias, que nous ne pouvions plus guère mettre à profit (8).
(1) ZDMG. 1887, p. 707-726.
(2) ZDMG. 1888, p. 470-487.
(3) Paris, Letouzey, 1903.
(4) Paris, Leroux, 1902.
(5) Giessen, Ricker'sche Verlagsbuchhandlung.
(6) Berlin, 1903.
(7) RB. 1903, p. 628 ss.
(8) Das alte Testament im Lichte des alten Orients, Leipzig, Hinrichs, 1904.
NOTE POUR LA SECONDE ÉDITION. xiii
Sur un terrain plus voisin de la Palestine une précieuse collecte a été réalisée par M. René Dussaud, avec la collaboration de M. Frédéric Macler, par son Rapport sur une mission scientifique dans les régions désertiques de la Syrie moyenne (1). M. Dussaud a donné à divers recueils des contributions intéressantes sur la mythologie syrienne (2) et sur le panthéon phénicien (3).
La découverte du temple d'Echmoun à Sidon par Théodore Macridy- Bey (4) serait d'une portée encore plus considérable si les spécialistes avaient pu se mettre d'accord sur le sens des inscriptions phéniciennes qui semblent, jusqu'à présent, déjouer tous les efforts.
L'exploration d"Abdeh par l'École biblique (5) révèle tout un coin, soupçonné par M. Glermont-Ganneau, de la religion nabatéenne.
En Palestine même les fouilles de M. Macalister à Gézer ont fait revivre sous nos yeux la religion cananéenne (6). Nous avions cependant à respecter les droits du savant et sympathique directeur des travaux, qui a bien voulu nous en dévoiler tous les secrets. Les belles trouvailles de M. Sellin à Ta annek viennent à peine d'être publiées (7) et n'ont pu être employées, non plus que celles que poursuit iM. Schumacher à Tell Moutesellim. Les investigations du R. P. Jaussen (8) et de M. Curtiss (9) pour retrouver dans les usages religieux d'aujourd'hui les idées des Sémites anciens fournissent, dans certains cas, un supplément d'information.
Après les découvertes il faudrait mentionner les ouvrages qui les groupent ou les étudient. Nous citons souvent dans les Textes le Manuel d' épigraphie sémitique du nord du Rév. G. -A. Gooke (10).
MM. Glermont-Ganneau, Lidzbarski, Rouvier, poursuivent leurs études d'archéologie, d'épigraphie, de numismatique. Un nouveau fascicule (araméen) du Corpus des inscriptions sémitiques contient celles de Pétra et une partie de celles du Sinaï.
(1) Nouvelles Archives des Missions scientifiques et littéraires, t. X, Paris, 1903.
(2) Revue archéologique, en cours de publication.
(3) Le panthéon j}hénicien, dans la Revue de l'école d'Anthropologie de Paris, avril
(4) RB. 1932, p. 489 ss. ; 1903, p. 69 ss.; 1904, en juillet.
(5) Le rapport dans la RB., juillet 1904 et n^^ suivants.
(6) Rapports successifs au jour le jour dans le Palestine exploration Fund Quarterly Statement.
(7) Tell Ta'annek, von D" Ernst Sellin, dans les monuments de l'Académie impériale des sciences de Vienne, tome L, Vienne, 1904, en commission chez C. Gerold.
(8) /?/?.' 1901, p. 592 ss.; 1902, p. 87 ss. ; 1903, p. 96 SS.
19) Ursemitische Religion im Volhsleben des heutigen Orients, Leipzig, Hinrichs, 1903, avec une préface de M. de Baudissin.
(10) Oxford, at ihe Clarendon Press, 1903.
xiv NOTE POUR LA SECONDE ÉDITION.
Cette revue n'a pas la prétention d'être complète; nous avons eu l'occasion de citer encore d'autres travaux. Si l'on songe qu'il ne s'agit que d'un intervalle d'un an et demi, on reconnaîtra peut-être la nécessité de tenir compte aujourd'hui de la méthode comparative dont les éléments mêmes faisaient autrefois défaut.
Jérusalem, 24 mai 1904.