‹ Études sur les tragiques grecs: EschyleChapitre 142 sur 170 · Iphig. Aulid., 1522 sqq. — 2. De Nat. rer., I, 85 sqq · texte numérisé non relu

Iphig. Aulid., 1522 sqq. — 2. De Nat. rer., I, 85 sqq

3. Parmi ces traits, il y en a un, v. 235, qui semble établir un rapprochement entre la beauté d'Iphigénie et celle des images de la peinture, ucETToyca 6' (b; èv ypaocaT;. C'est ainsi qu'un peu plus tard Euripide {Hecuh., 558) a parlé de la. beauté de Polyxène : «.... Elle saisit sa robe près de l'épaule, et la déchirant jusqu'à la ceinture, elle découvre son sein beau comme celui d'une statue.... [j.«(jtoù; t' êôïi^e cTÉpva 6', o); àYâ/txaTo;. » (Voyez plus loin, liv. IV, chap. n.) 11 y a de cet anachronisme, par lequel les tragiques grecs transportent dans les temps héroïques les arts de leur temps, d'autres exemples encore (voyez Eschyl. Eumen., 50; Eurip., Hippolyt, 1009; Troad.y 682. etc).

gieuses sortir du palais; et Clytemnestre, qui correspond à certains égards, dans Tordonnsnce de la fable, à l'Atossa de la tragédie des Perses,' vient bientôt elle-même leur apprendre la cause de ces apprêts joyeux.

Dans un discours pompeux et bardi, elle leur dépeint ces feux messagers* qui ont rapidement porté, de montagne en montagne et de rivage en rivage', la nouvelle prompte et certaine de la prise de Troie par les Grecs '\ Elle célèbre hautement celte victoire et s'en repr('sente, avec une joie cruelle et pourtant affectée, les sanglantes images. Elle termine par des vœux pour les vainqueurs, ou plutôt elle leur adresse une menace que le chœur ne peut comprendre, mais dont le sens n'échappe pas à la pénétration du spectateur, effrayé de cette révélat'on inattendue :

« .... S'ils savent respecter les dieux de la ville, de la terre qu'ils ont conquise, s'ils s'abstiennent de violer leurs saintes demeures, ils ne trouveront pas eux-mêmes la mort au sein de la victoire. Puissent-ils, résistant à un désir sacrilège, ne point

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