‹ Études sur les tragiques grecs: EschyleChapitre 156 sur 170 · LE VIEILLARD · texte numérisé non relu

LE VIEILLARD

Qui peut avoir porté de tels dons sur son tombeau?... Seraitce votre frère?... Considérez ces cheveux; approchez-les des vôtres ; voyez s'ils sont de la même couleur. Les enfants d'un même père, qu'un même* sang a fait naître, offrent d'ordinaire des traits frappants de ressemblance.

ELECTRE

Ce discours, ô vieillard, est peu digne de votre sagesse. Pensez-vous que mon fière^ait si peu de courage, que, revenu en ce pays, la crainte d'un Égisthe l'oblige à se cacher? Pourquoi d'ailleurs ces cheveux ressembleraient- ils aux miens? Les uns sont ceux d'un homme, nourris comme lui parmi de mâles exercices; les autres, ceux d'une femme qui a pris soin de leur beauté. La chose n'est donc pas possible, et, quand elle le serait, beaucoup ont des cheveux semblables, qui pour cela ne sont pas du même sang.

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