VU. Kuriy., éd. Khnsley
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un surtout, dont il a clé beaucoup parlé, son esclave* C '^phisoplîon , mali^'nement accusé par les comiques davoir été chez lui quelque chose de plus encore qu'un collaborateur littéraire '. Ces grands poêles, du reste, ne peuvent rien perdre h la découverte de coopérations obscures, qui disparaissent aux yeux de la postérité, comme le travail des manœuvres dans la gloire du monument. Phidias n*a pas seul mis la main au Parthénon, ni Raphaël au Vatican; mais seuls ils y ont attaché leurs noms.
Tant qu'ils vécurent, il leur fallut, auprès d'archontes quelquefois partiaux ou sans goût, qui n'ouvraient pas la scène aux plus dignes, devant un public souvent distrait, ignorant, prévenu, dont le Bacchus des Grenouilles, si embarrassé de prononcer entre Eschyle et Euripide, peut être considéré comme une personnification bouffo.ine, au tribunal de juges à qui la même comédie dit en face d'assez dures vérités', de juges choisis par le sort, comme tous les juges à Athènes, et qui n'étaient pas toujours les plus éclairés*, les plus indépendants, les plus intègres *, disputer leurs succès et leur gloire à une
1. Ainsi, selon Hésychius (voyez Meineke, Fragm. com. grxc., 1. 1,
p. 37), le vieux comique athénien Ecpha lides s'éiait fait aider dans la composition de si^s pièces par son escl.ive Chérilus.
2. Aiistoph., Ran., 944, 1451 sq ; /d., Fragment inédit, publié par M. Rossignol dans le Journal des Savants, avril 183"2. Cf. God. Herinann, Opusc, t. V, p. 202; voyez aussi Diog. Laert.,11, 18; Suid., V. Movwoelv.