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la Lxxxir olympiade, c'est-h-dire de 451, il s'illustra par des tragédies, sur le nombre desquelles on varie, au théâtre d'Athènes'; mais il était de Ghio'. Athénée' et Suidas * rapportent qu'après un de ses succès dramatiques, il lit disiribuer à tous les Athéniens, soit des vases de terre fabriqués dans son île natale", soit, ce qui semble plus vraisemblable, une certaine mesure du vin célèbre qu'on y recueillait*. Nous savons par luimême, grâce aux extraits que nous a transuiis Athér.éc^ d'un de ses ouvrages en prose', qu'il y soupa avec Sophocle, devenu, comme son devancier Phrynichus', par son mérite littéraire, général des Athéniens, lors de son expédition de bamos, et nous lui devons de nous avoir montré le collègue de Périclès et l'auteur d'Antigone, alors âgé de cinquante-cinq ans (c'était en 440, la première année de la lxxxv* olympiade*"), dans des scènes plus que familières, où ce divin génie, fort ami de la joie, comme l'historien de ce souper, s'humanisait sans trop de retenue.
Pour AchaBus, quelquefois confondu avec un tragique syracusain du même nom, il était d'Erétrie. On place sa
1 Suid., ibid.; schol. Aristoph., Fax, 835; Clinton, Fast. heUenic, p. 51. On a les litres et quelques fragments de douze, recueillis par Beniley, Epj'.sf. ad Jo. Mill.
2. Sirab.. XIV; Athen., Deipn., I; Diog. Laert., I, ii, 7; II, v, 7; VIII, I, 5; Suid., v. "'Itov, etc.