‹ Études sur les tragiques grecsChapitre 161 sur 185 · V. 1299- sqq · texte numérisé non relu

V. 1299- sqq

2. L'auteur d'uno édition de VAyamemnon, publiée en 18 Utrecht, édition où les nombreuses difficulté* que présente le t<\lede cette tragédie sont le plus souvent éclaircies par de savante» explications, d'ingénieuses corrections, M. S. Karstena tenté, après d'autres, decorriger ce passage, qui n'offre pas une image très-naturelle. 11 a lu àv xpût|/Eiev, et entendu : a Heureux, l'ombre vient tout à coup l'obscurcir.»

3. Stobée nous a conservé des vers du Pelée d'Euripide (fra^rm. iv) , dans lesquels se retrouve l'énergique et familière figure d;

« La prospérité, y dit le poète, c'est peu de chose : une image qu efface la divinité plus vite qu'elle ne l'a tracée. » Euripide a t-il imité E-chyle? Peut-être pas. Il est des figures si naturelles, qu'elles peuvent s'offrir, s.ms que l'imitation y soit pour rien, à plus d'une imagination. «. ..Je la perdrai, je l'eflacerai, comme on efface une écriture dont on ne v^ut pas qu'il resteaucun trait....» est-il dit au IV# livre des Rois, m, 12 et dans la IXe des Élévations de Bossuet, où le passage est ainsi iuit.

4. M. S. Karsten comprend autrement les expressions un peu obscures d'Eschyle. Selon lui, Cassandre témoigne, <:e qui est bien d a< avec l'élévation de son âme, qu'elle est plus touchée de cette destinée générale de l'humanité que de sa propre infortune.

5. M. Villemain, dans son cours de 1828, où les rr-uvres d'Alfieri ont occupé une grande place, a rapproché ne VAgamemnon de ce poète, et de celui de Lemercier qu'il a suscité, VAgamemrton d'Lschyle. Ce parallèle, à la fois judicieux et éloquent, met dans une vive lumière, par quelques traits rapides, avec le caractère de l'antique composiiion, le génie particulier de son auteur et l'esprit générai de la tragédie grecque. (Voyez le Tableau de la Li tt rature au x\me siècle, XXXV

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