‹ Études sur les tragiques grecsChapitre 57 sur 185 · Athen., Deipn., Xlil · texte numérisé non relu

Athen., Deipn., Xlil

8 Voyez-en la list^ chez Suidas, dans le recueil de H. Wagner, p. 122 sqq , et dans le ebap tre consacré «a Chérémon par M. K.ivser, p. 211 sq<]. 11 n'y rst pas question du passage cité par. Arisi llhet., il, -2:^ et qu'il f i ut sans doute, puisqu'on y parle de Pen et de son nom d" mauvais augure, rapporter au Aiovuaoc.

Meineke, ibid., i. I, »I7.— lu. il. ibid , Bœttigei

Mr<l. y>nijiid ruin ynsr.r nrlis ODeftOUfl COtnpai nta . Wernar, !

, p. :;7i. — 11. Bentley, Dùsert. sd Phaiarid., p. i lebweig en. , 1. 1, p. 1

100 ni - ,

Garcinui tant bafoué, ime lui

poète tragique, i Bli obo

danseurs du théâti iqae, par Aristopl

iniques du temps; qui p< faut k

généalogique ou l'on

claire la filiation de cette i mrd'hui d'o

curité1, duit y être rattaché com lit-nli dt

Comme iils de Xénoclès, et qui vient par son fils également nommé Xénoclès, et fidèle constante vucatiun de la famille, L'augmenter d'un troisième et quatrième rameau tragique: poète d'une fécondité aussi grande que fut sans doute sa longévité; qui put, dit-on 5, composer cent soixante pièces, dont plusieurs* lui valurent des victoires rappelées par Plutarque, à côté de celles d'Eschyle et de Sophocle*; dont quelques-unes aussi furent moins heureuses : car Aristote, qui va chercher des exemples dans son Thyeste, dan- sa M<dée> dans son Œdipe, etc. *, et par cela seul en atteste le succès et la réputation, raconte et explique aussi la chute, que peut-être il avait vue, de son Amphiamûs *.

Tel est Astydamas, plus encore que Garcinus, de souche tragique, qui, par Morsimus son père, par son grandpère Philoclès, neveu d'Eschyle, remontait, nous l'avons déjà dit plus haut, jusqu'au créateur de la tragédie, et transmit l'exercice de son art à ses deux fils, à un second Astydamas, avec lequel on a fort bien pu le confondre, à un second Philoclès7. Il est difficile de croire aux deux cent quarante pièces qu'à partir de son début dramai'que, la troisième ann^e de la xcve olympiade8, lui attribue généreusement Suidas9. L 'imagination est moins enrayée des

1. Meineke, Fragm. comic.gr sec, t. I, p. 516; Fr. G. Wagner. Poet. trag. grœc. fragm., éd. Didot, p. 81. — 2. Suid., v. KcptCvoç — 3. Suidas, ibid.,dh une seule. —4. DeGlor.Athen., vu. — bPoet.. xvi- Rhei.} Il, 23; III, 16; Ethic. ad Nicomach., VII, 1, 8.— 6. Poet.,x\u.— 7. Sur ce second Philoclès, voyez la page 69.

8. Diod. Sic, XIV, 43 ; Marm. Par., n° 68. Cf. Clinton, Fast. helU nie. y p. 99.

9. Peut-être a-t-ou réuni dans un même total les pièces du père et du fils.

DE I v HE GRI I . i i:. 101

quinze victoires qu'il remporta, selon ls même auteur, et dont une, due à sou Hector, est notée par Plutarque dans le même passage, où il parle si favorablement

le Ca rein us *. Le succès de son Pari h dut

îitant ; il lui valut 06 qu'Ksehyle lui-même 06 devait obtenir, 3 el Euripide, qu'un peu plus

tard, sur la proposition de l'on t< ur Lycurgue1, une statue IU théâtre. Il lui coûta davantage. Le poète avait ose dire de lui-même, dans des vers gravés au-dessous de sa statue :

• Que n'ai je vécu de leur temp^, ou que n'ont-ils vécu du mien, ces hommes qui passent pour les premiers par le charnu: de la parole! J'aurais certes été jugé leur égal. Plus heureux oue moi, ils échappent, par leur ancienneté, à la poursuite de

l'envie. »

Les Athéniens, justement choqués, firent etl'acer l'orgueilleuse inscription, non sans avoir préalablement connue l'auteur a une amende. Un monument moins anonyme, et peut être plus durable1, ce tut l'expression proverbiale, « se louer comme Astydamas* ». Ce poète m fécond, si heureux et si vain, n'a jjuère conservé, auprès de la postérité, qu'un seul titre de gloire, la courte menti.m laite par Aristote 6 de son Alcméon, en compagnie de ï'CEdipe roi.

Un tragique de ce temps qu'Aristote cite volontiers, et quelque f is dans des occasions où il eût été plus naturel Citer 868 illustres pré h eesseurs6 , dont nous connaissons par lui le PhUoctèlf^ 1, . YGE'Hpe, VAlcméon^ ix, le Tydéôf mais surtout le Lyncée1 ; qui, selon Suidas, a' ai; composé jusqu'à cinquante ouvrages de ce

1. De Glnr. Athcn., vu. L'une de ces victoires est rapportée p;ir ta chroni

art., Il, 13; PI Vit. , Att. . xvi

Hermans i / umeni ; V/i. ; 0/>^

t. II, p. 1 >G >q.; Fr. G. frogm., éd. lu .

: '11/111. il. ; Juli ni / ' . i j

. xiv. — (i. Ethic.

.11, 23 passiiu ; 1' vi. ivm

genre, <'t qui, d'à] m épitaphe

fois le prii de la tragédie, L'avait buil fo \

: Théodecte de i ■ te ville

Lycie, la première année de son expédition en Asie, en 333, le royal disciple tote, Alexandre, j ri

y couronna de sa main1 la statue de Tb cemment, assez jeune encore, à Athènes, où . ■

nous dit avoir vu son lombean près dn Céphise, non loin de celui du ^rand tragédien Théodore. Alexandre honorait en lui non-seulement le célèbre poète trafique, aussi l'ami de son maître*. Théodecte, à oui Al paraît avoir donné, pour le publier sous son nom, ou simplement adressé *, un de ses ouvrages sur la rh rique, avait lui-même traité, et traité en vers*, d'un art qu'il exerçait; il était à la fois poète et orateur, ce que révéleraient toutes seules ces controverses oratoires dont les éloges d'Aristote7 nous apprennent que ses tr • étaient remplies. Il semblerait, d'après un récit d'Aulu- Gelle*, que, lorsque la reine de Carie, Aru'*mise, c brant, en 352, l'érection du magnifique tombeau consacré par elle à son époux, ajouta aux pompes de cette cérémonie funèbre un concours entre d'illustres panégyristes de ce prince, et peut-être aussi des luttes poétiques, des jeux dramatiques, Théodecte y serait venu disputer le prix doublement, en vers aussi bien qu'en prose, et que sa tragédie de Mausolt, encore existante au temps d'Aulu-Gelle, à ce qu'il assure, aurait eu plus de succès que son discou' - '.

1. Steph.Byz., v. 8>a<n)>(;. — 2. Arrian., Erpedit. Alex., I, 24,25; Plutarch., Vit. Alex., xvn. Cf. Clinton, Fast. hetlenic. , p. 163. 3. AU., xxxvii. — 4. Suid., ibid.

5. Val. Max., VIII, xiv, 3; Quiutil., Inst. orat.. II, xv, 10; II,i, 15. Barthélémy [Voyage du jeune Anacharsis, lxxi) a judicieusement choisi Théodecte pour lui taire exposer, en compagnie de son contemporain l'acteur Polus, la thcorie de la tragédie, d'après la Poétique d'Aristote.

6. Suid., ibid. Cf.v.Sioyvno:.— 7. Voyez les passages cités plu» haut.

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