‹ Études sur les tragiques grecs [microform]Chapitre 142 sur 893 · CHAPITRE SIXIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE SIXIÈME

E<ea Choépliores.

Le théâtre d'Eschyle nous a déjà offert * plus d'une

trace de ce genre de composilioD, appelé trilogie, dont

je ne reproduirai pas ici, Tayant retracée plus haut*, la

trop courte et trop obscure histoire. Nous serions^ réduits toutefois à des conjectures sur la nature et l'effet

des trilogies, si nous n'en possédions heureusement une complète dans VAgamemnon, les Clioéphores, les Eu-

ménides, pièces qui furent représentées ensemble, avec

le drame satirique Proièe, la deuxième ou la troisième année de la Lxxx« olympiade, et valurent à Eschyle, âgé de plus de soixante ans, sa dernière couronne '. Les

trois iragWies*, désignées par Aristophane» sous le

nom collectif à'Oreslie, se suivent visiblement; elles sont

liées entre elles, non-seulement par l'enchaînement des

sujets, tous pris dans les aventures d'une seule famille,

mais encore par des transitions apparentes et marquées à dessein ; elles se rapportent à un plan général dont il est facile de suivre le développement d'ouvrage en ouvrage ; elles présentent chacune un tableau entier qu'on peut considérer à part comme une production isolée de

1. Voyez p. 169 sq.; 180 sq.; 200 sq.; 268 sqq. - 2. Voyez p. 26

^^^3! Argum. Agamemn.; schol.Aristoph., Ban., 1137. Cf. Clinton, Fa*e.

4 Et'noii pas seulement les deux dernières, comme le veut God. Hermann IdeComposit. tetral. trag. ; Opusc.t.U, p 309), trop préoc-

capé de l'envie de substituer, en certains cas, aux trdogies, des espèces de dilogies (voyez plus haut, p.26,note 2).Si Oreste ne paraîtqae dansées Choéphores elles EuménidesAl est annonce ô^ns \ Agammnon (V. 1618), il sert de lien aux trois pièces, et son nom pouvait tres-natureilement en devenir le titre commun.

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