li'an.y 814 sqq
4. a Ils faisaient bien sermontd'être justes, mais nond'avoirdugoût,»» dit fort bien t.évesque (Considérations sur les trois grands tragiques
delà Grèce). Comhien i'as^emblée entière pouvait-elle compter de véritables juges? Peut-être six ou sept, répond le joueur de Hûte Timothée
Chez Lucien [Uarmonid., ii). Un Simylus auquel M. Meineke {Hist, crit. cum. grœc , p. 425; pracfat., p. xiii-xvi) a tour à tour accordé et refusé une place dans l'histoire de la moyenne comédie, comptait parmi les difficultés semées sur la route du poëte le plus favorisé des dons de la nature, le mieux préparé par les préceptes de l'art, celle de trouver des juges capables de saisir au vol les vers récités (Simyl. ap. Stob., LX,4; Cf. E. Egger., Histoire delà critique chez les Grecs, p. 43 ; G. Guizot, Ménandre, etc., p. 134).
5. Ces Juges du théâtre d'Athènes manquaient quelquefois de qualités morales aussi nécessaires à l'exercice de leur charge que le goût
HISTOIRE GÉNÉRALE
médiocrité suffisante et jalouse. Varron * rapportait que,
sur soixante-quiDze pièces composées par Euripide, cinq
seulement avaient été couronnées. Au lieu de ces cinq
victoires, dont la derDière, remportée, comme les autres peut-être, non pas par un seul ouvrage, mais par trois, Jphigcnie en Aulide, Alcméon, les Bacchantes^, aurait été postérieure à sa mort ', d'autres * lui en accordent plus généreusement quinze. Les Marbres de Parcs datent la première de l'année 441 avant notre ère*; il avait alors quarante et un ans, et depuis sa dix-huitième année •
travaillait pour le théâtre. Sophocle, plus promptement,
plus souvent, plus constamment heureux, éprouva cependant aussi, on doit le croire, plus d'une injustice, puisque,
selon Suidas ^ dont le chiffre est le plus considérable, auteurde cent vingt-trois pièces, ou du moins de cent treize,
li n'obtiiit que vingt-quatre fois le prix ». Eschyle, victime
lui-même, comme on peut le conclure encore de ce que dit Platon au hvre II des lots: .... La raison pour laquelle j'exige de la veitu de ceux qui doivent prononcer sur ces matières, est qu'uulre les lumières ils ont encore besoin de courage. Il ne convient pas, en effet, à un vrai juge de juger d'après les leçons du théâtre, de se laisser troubJer par
Jes acclamations de la muliiluJe et par sa proore ignorance- il con-
yient encore moms qu'il aille contre ses lumières, par lAche\é et par faiblesse, de la même bouche dont il a pris les dieux à témoin de dire la Vérité, se parjurer en trahissant indignement sa pensée : car ce n'est pas pour être l'écolier des spectateurs, mais leur maître, que le juge est assis apparemment et pour s'opposer à ceux qui n'amuseraient pas le public convenablement.. . - (Œuvres de Platon trad par y. Cousin, t. VII, p. 88.) Voyez, au sujet ds ces juges, Du i^esneL^wr les COmbaU et sur les prix proposés aux poètes et aux gens de lettres parmx les Grecs et les Romains, t. XIII, p. 3:U etsuiv. des Mémoires de l Académie des inscriptions et belles-letires