‹ Études sur les vases peintsChapitre 5 sur 72 · Pline, Histoire naturelle, vu. 56, o · texte numérisé non relu

Pline, Histoire naturelle, vu. 56, o

i. Schol. ad Pindar. Olymp.. xiii. 27.

.•>. Diodor. Sicul., iv, 76.

Homère, en décrivant la danse d'Ariadne, parle de la roue du potier, et compare les mouvements cadencés des jeunes gens et des jeunes filles qui forment des ronds à la rapidité avec laquelle le potier fait tourner sa roue.

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{lUad., XVIII, 600.

La céramographie est l'art de peindre les vases de terre, d'y tracer des dessins, art bien ancien et que les peuples de l'Asie ont cultivé longtemps avant les Grecs. Des peintures égyptiennes de l'époque de Thoutmès III, et par conséquent antérieures à l'ère chrétienne d'environ quatorze siècles, montrent divera peuples qui viennent apporter des présents au roi. Parmi ces présents, on remarque plusieurs vases de diverses grandeurs dont les formes et les ornements ont été adoptés par les Grecs sept ou huit siècles plus tard, et n'oni jamais été employés par les Égyptiens ^

D'autres peintures égyptiennes nous offrent l'image d'une fabrique de poteries '. Des vases peints montrent des potiers qui travaillent', des fours destinés à la cuisson des vases *, des peintres occupés à décorer des monuments funéraires ^

Que de questions se rattachent à l'étude de l'art de peindre les vases! Que de problèmes à résoudre quand on aborde l'examen de ces questions

\ . Wilkinson, Manners and cmloms of the ancîerU Egyptians, 1. 1, pi. IV à la tin du volume. — Voyez ce que dit démette peiaturo mon savant ami, M. Adrien de Longpérier, Notice des Antiquités assyriennes du Musée du Louvre, 3" édition! Paris, 4854, p. 47.

t. Wilkinson, loc. cit., t. ïll, p. 465. — Samuel Birch, History of ancienl pottery, London, 4858. In-8<», t. I, p. 46.

3. Gerhard, Festgedanken an Winckelmann. Berlin, 1841, in -4". — Samuel Birch, loc, cit., 1. 1, p. 233.

4. Samuel Birch, loc. cit., I. I, p. 249. — Otto Jahn, Verhandlungen der Kôn. sàchsischen Gesellschaft der Wissenschaften zu Leipzig. T. III, 4854, pi. I et p. 27. — Comparez la grande lampe de la collection Durand, décrite dans mon Catalogua sous le n« 4777, et reproduite par la gravure dans la thèse la Une publiée en 4838 par Ch. Lenormant, Quœstio cur Plato Arislophanem in convivio induxerit.

5. Gerhard, loc. cit. — Muséum etruscum Gregorianum, H, tab. xvi, 1.

complexes ! Quels utiles enseignements à tirer des collections qui nous dévoilent Torigine, le progrès et la décadence de l'art 1 Quoique la science, en suivant une marche progressive incontestable, ait depuis quelques années soulevé bien des voiles, il reste encore des points sur lesquels on hésite. Les plus habiles reculent devant l'examen de certaines de ces questions et attendent avec prudence que de nouvelles découvertes dissipent les ténèbres.

En 1828 et 1829, les mémorables découvertes de Vulci, ville à peine connue dans l'histoire, ont changé la face de la science. Tous ceux qui se sont occupés de ces études connaissent le remarquable Rapport sur les découvertes de Vulci de M. le professeur Edouard Gerhard, de Berlin, l'un des hommes qui se sont placés à la tête de la science ; ce travail, qui parut en 1831, fit la plus vive sensation dans le monde savant, et tous les archéologues qui sont venus après étudier les questions ardues qui se rattachent à l'origine des vases peints ont dû prendre pour base de leurs recherches le travail de M. Gerhard. Plus tard, les découvertes des antiquités de Ninive, les fouilles exécutées sur le sol et dans les environs de l'ancienne et opulente capitale de l'empire assyrien par MM. Botta, Flandin, Layard et Place, ont fourni des notions précieuses sur un art que l'on connaissait à peine ; on a reconnu des rapports entre cet art et celui des Grecs, et dès lors tout un nouvel horizon s'est ouvert aux recherches.

H semble hors de doute aujourd'hui que les Grecs, dès une épo |ue irès-reculée, ont cherché à imiter les vases de terre peinte que les Phéniciens transportaient par le commerce jusqu'aux extrémités de la terre, soit que ces poteries fussent des produits de leur industrie, soit qu'ils les tirassent d'autres contrées de l'Asie antérieure. Dès les temps d'Homère, on voit ces hardis navigateurs trafiquer de tous côtés et apporter aux Grecs des vases faits de métaux précieux. Achille propose, pour prix de la course aux funérailles de Patrocle, un vase d'argent que d'habiles artistes sidoniens avaient exécuté avec une rare perfection; les Phéniciens l'avaient apporté par mer et offert en don au roi Thoas^ Au dire de StrabonS ces intrépides commerçants dépassaient le détroit de Gadès, s'aventuraient sur l'Océan, et vendaient de la poterie jusque dans les îles Cassitérides ou Sorlingues. Le géographe Scylax ' parle à son tour de

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