Pericera trïspinosa
Visa trïspinosa, Latreilte, Encyclopédie, t. X, p. 1/12.
Pericera trispmosa, Milne Edwards, Hist. nat. des Cnistacés, t. I, p. 536.
CRUSTACÉS PODOPHTHALM AIRES.
Pcricera trispinosa, Gibbes, Proceed. American Assoc. p. 172, i85o.
Pericera trispinosa, Guérin, Iconograph. Crust. pl. VIII, fig. 3.
Pericera trispinosa, Stimpson, Crustacea dredged in the Gulf Stream , p. 112.
Pericera nodipes, Schramm et Isis Desbonne, Crustacés de la Guadeloupe, p. i5, pl. V, fig. 1 3 , 1867.
Le corps et les pattes de cette espèce sont couverts de poils très-courts et bruns , qui forment comme une sorte de velouté. La carapace est épaisse et tres-bombée; elle est large au niveau des orbites, se rétrécit dans sa portion hépatique pour se dilater de nouveau postérieurement. La région gastrique porte en arrière un gros tubercule arrondi et peu saillant. Des éminences de même nature se remarquent sur les lobes épibranchiaux et sur le lobe cardiaque antérieur. Le front est formé de deux cornes aplaties qui d’abord s’avancent parallèlement, mais se séparent en divergeant légèrement vers leur extrémité. L’angle interne de l’article basilaire des antennes dépasse de beaucoup le bord frontal, et constitue, de chaque côté des cornes rostrales, une pointe dirigée en dehors. La tigelle mobile est petite et cachée sous le front. Les lohes métabranchiaux se prolongent latéralement en une forte pointe qui s’avance en dehors et un peu en arrière. Le bord postérieur porte sur la ligne médiane une pointe analogue, mais plus petite.
Les pattes antérieures du mâle sont faibles, le bras en est long et la main relativement courte. Le doigt mobile est légèrement cannelé en dessus. Les pattes ambulatoires sont courtes, faibles et un peu noueuses.
Largeur de la carapace, o,o3A.
Longueur, 0,0 3 8.
Habite la mer des Antilles.
Ce crabe paraît très-rare. En iBaA, M. Fiée en envoya deux individus au Muséum d’histoire naturelle, et ce sont encore aujourd’hui les seuls qui représentent cette espèce dans nos collections nationales.
La Pericera trispinosa est de tous les représentants du même genre le plus anciennement connu, et elle doit aujourd’hui en être considérée comme le type.
à. Pericera fossata.
Stimpson, Annals of the Lyceum of nat. hist. of New York, t. VII.
Cette Péricère semble représenter dans l’Océan Pacifique la P. trispinosa; elle présente en effet beaucoup de ressemblance de formes avec cette dernière. La carapace est bombée et bossuée, mais les sillons interrégionnaires sont beaucoup plus profonds. La longueur du rostre égale l’espace interorbitaire. Les cornes qui le constituent divergent notablement. Les pointes latérales sont fortes et légèrement tournées en avant.
La Pericera villosa, décrite par Th. Bell, et provenant de la baie de Guayaquil, ressemble un peu à la P.fossata, mais ses cornes rostrales sont plus divergentes, et la carapace ne porte pas en dessus de sillons à beaucoup près aussi profonds.
Largeur de la carapace, o,o3o.
Longueur, o,o33.
Cette espèce provient du cap Saint-Lucas (Stimpson).