PI. XV
Cette espèce est intermédiaire entre la Pericera trispinosa et la Pericera diplacantha. Elle diffère de la première par ses cornes rostrales plus longues, plus pointues, plus divergentes, par ses épines latero-postérieures très-développées et extrêmement acérées, par son lobe urocardiaque, terminé en arrière par une pointe aiguë, par la largeur de l’article basilaire des antennes externes. Elle diffère de la Pericera diplacantha par la direction des cornes rostrales, qui, loin de se porter en avant presque parallèlement l’une à l’autre, divergent notablement, par les courtes épines qui limitent l’orbite en avant et en arrière, et par la disposition des pointes latérales, qui ne s élargissent pas a leur extrémité. J’ajouterai que chez la Pericera diplacantha il n existe pas d epine sur la ligne médiane, en arrière de la carapace, et que 1 article basilaire de 1 antenne externe est beaucoup plus étroit que chez l’espèce que je décris ici.
Largeur de la carapace, mesurée à la base des épines, 0,008.
Largeur de la carapace, mesurée à l’extrémité des épines, o,oi5.
Longueur de la carapace, mesurée à partir de l’intervalle des cornes rostrales, o,o 1 a .
Longueur mesurée de la pointe des cornes rostrales, 0,01 5.
L’unique exemplaire de cette espèce que j’ai pu examiner avait été trouvé par W. Stimpson, en draguant à Majores par ia brasses de profondeur sur un fond de sable corallien.
Il me semble impossible de ne pas reconnaître que la Pericera trispinosa, la Pericera diplacantha et la Pericera dicantha, bien que se ressemblant beaucoup au premier aspect, doivent constituer trois espèces bien caractérisées. Cependant, dans un travail récent, M. Von Martens a décrit et figuré la Pericera diplacantha comme une femelle de la Pericera trispinosa. Je puis affirmer que les différences que l’on observe entre ces crustacés ne sont pas dues au sexe, car j’ai pu observer des mâles et des femelles de l'une et de l’autre de ces especes.