Glyptoplax Smithii (nov. sp
(Pi. LXI, fig. 4.)
Cette petite espèce ressemble beaucoup à certains Micropanope , et au premier abord on serait tenté de la rapporter à ce genre, si la disposition des appendices copulaleurs n’était pas tout à fait différente.
La carapace est peu bombée, elle est plus épaisse et moins élargie que celle de l’espèce précédente. Les régions y sont distinctes et divisées en lobules bien délimités par des sillons. Le test est couvert de très-fines granulations, qui existent en arrière aussi bien qu’en avant. Le front est très-large, le bord antérieur en est droit et les angles orbitaires internes sont petits. Les cavités orbitaires sont grandes et le pédoncule de l’œil porte un tubercule en avant. Les bords latéro-antérieurs sont moins obliques que dans le Glyptoplax pugnax; ils sont divisés en quatre dents, mais celles-ci sont moins saillantes, et la dernière est presque rudimentaire. Les bords latéro-postérieurs sont légèrement renflés.
Les pattes antérieures sont fortes, mais elles n’ont pas le même développement que chez le Glyptoplax pugnax. La main porte en dessus, sur son bord interne et vers le tubercule articulaire, un lobe arrondi et margine tres-caractéristique; de fines granulations couvrent la partie supérieure de la portion palmaire et de l’avant-bras. Le pouce est caréné en dessus. Les doigts de la petite pince sont plus longs et le bord inférieur de la main est très-concave. Les pattes ambulatoires sont faibles et un peu comprimées, le doigt qui les termine est plus grele que dans 1 espece de Panama. L’abdomen du mâle est large et court, surtout vers les derniers articles.
Largeur de la carapace d’un mâle, 0,006.
Longueur, o,oo5.
Cette espèce a été trouvée, à une profondeur de de la Floride.
La couleur de la carapace et des pinces est d un sont bruns.
i3 brasses, sur les récifs à l’ouest
jaune pâle; les doigts des pinces
AGÈLE DES ÉRIPHIDES.
Genre EftlPIIIA,
Eriphia, Latreillc, Règne animal de Cuvier, i‘* édition, t. III, p. 18, 181 j. Desmarest, Considérations sur la classe des Crustacés, p. 125. — II. Milne Edwards, Histoire naturelle des Crustacés,. t. I, p. 4s5. — Dana, United States exploring expédition, Cruslacea, t. I, p. 246. Heller, Die Crustaceen des südlichen Europas, p. ^Zi. — A. Milne Edwards, Histoire des Crustacés fossiles , t. I, p. 53i.
Ce genre est très-homogène, et toutes les espèces qui le constituent se ressemblent, beaucoup. La carapace est large et faiblement divisée en régions délimitées par des sillons; elle est lisse en arrière. Le front est large, les orbites sont dirigées en avant. Les bords latéraux sont courbes, ils ne forment pas vers leur milieu un angle saillant comme chez la plupart des Catométopes et ils ne s’infléchissent pas brusquement dans leur partie postérieure comme chez les Xanthiens, de telle sorte que la portion moyenne et postérieure de la région branchiale est plus développée que chez la plupart des Canceriens. Les antennes externes sont petites et très-éloignées des orbites, dont elles sont séparées par un prolongement de la région sous-orbitaire qui remonte jusqu a 1 angle sourcilier interne et s’unit au bord inférieur du front dans une etendue assez considérable. L’épistome est assez grand dans toute sa largeur et le bord antérieur du cadre buccal est fortement échancré de chaque côté, dans le point correspondant à l’extrémité du canal
ZOOJ.OGIE OU MEXIQUE. — V PARTIE.
expirateur, dont le bord interne est limité par une forte crête endostomienne. Le mérognathe des pattes-mâchoires externes est presque quadrilatère, si ce n’est que son angle antéro-interne est tronqué pour l’insertion de la tigelle mobile. Les pinces sont renflées et les doigts sont arrondis au bout. Les pattes ambulatoires sont fortes, hérissées de soies et terminées par un doigt gros et velu.