Eriphia granulosa (nov. sp
(PI. LVI, fig. 2.)
Cette espèce, assez voisine de 1 Eriphia gonagra, s en distingue facilement, ainsi que de toutes les autres du même genre, par 1 existence des gianulations qui couvrent toute la région gastrique, les régions hépatiques, la poitiou anteiieure des régions branchiales, et qui sont même encore légèrement appai entes en arriéré.
La carapace est rétrécie et plus plate que celle des Et iphia lœvimana et gonagra, le front est moins déclive. Les régions sont bien dessinees, la légion hépatique est nettement circonscrite; les bords latéro-anterieurs sont divises en cinq dents (sans compter l’angle orbitaire externe) petites et spinilormes. Le bout est compose de quatre lobes; les deux médians sont fortement echancres au milieu et ties-avances, a bord entier et sans lignes de granulations; les latéraux sont petits et dépourvus de granulations. Le bord orbitaire supérieur, très-peu granule, poite une dent en dehors, il est inerine en dedans. Le bord orbitaire inferieur est depouivu de denticules et se termine par un tubercule mousse. Les régions jugales sont lisses au-dessous de la sutuie fronto-orbi— taire. Les pattes antérieures sont inégales et coineites de tubercules gros, arrondis, confluents et garnis à leur base de petits poils couits et seiios. L avant-bras est également couvert de tubercules et de lignes saillantes épaisses se recourbant comme des
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écailles. Les pattes suivantes sont grêles et légèrement poilues. La couleur en est d’un rouge pourpre.
Largeur de la carapace d’une femelle, 0,017.
Longueur, 0,012.
L'unique exemplaire de cette espèce que j’aie eu entre les mains fait partie des collections du Muséum, où il est indiqué comme provenant du Chili.
Genre PSEUDERIPHI À (nov. gen.).
Ce genre nouveau 11e comprend qu’une seule espèce américaine, décrite par Stimpson sous le nom (ÏEriphia hispida, mais qui diffère des Ériphies véritables par des caractères trop importants pour prendre place dans le même genre.
La carapace est aplatie et rétrécie en arrière, les régions sont peu distinctes, le front est remarquablement large, ce qui donne à ces Crustacés un aspect semblable à celui de certaines Trapézies. Les antennes externes sont très-éloignées des orbites. Le cadre buccal est rétréci en avant et les pattes-mâchoires externes portent une échancrure à leur bord antérieur. Il existe un hiatus sous-orbitaire externe qui rappelle celui des Panopés. Le plastron sternal est étroit et aplati. Les doigts de la petite pince sont terminés en cuiller. Les pattes ambulatoires sont terminées par des doigts courts, gros et armés d’ongles crochus. Enfin la carapace et les pattes sont revêtues en dessus de poils courts et gros.
PSEUDERIPHIA HISPIDA.
(PI. LVI, (ig. 1.)
Eriphia hispida , Stimpson, Notes on North American Crustacea, n" 2 , p. 90 ( Annals ofthe Lyceum o/nntural historij
o/New York, t. VII, 1860).
La carapace et les pattes sont couvertes de poils courts, roides et noirs, naissant en avant ou autour des tubercules. Le bouclier céphalo-thoracique est étroit, aplati en dessus; les régions sont peu marquées, rugueuses et couvertes de tubercules squamiformes, plus gros en avant qu’en arrière. Le front est très-large et garni de nombreuses épines, courtes et à pointe obtuse. Les bords latéro-antérieurs sont armés de sept ou huit dents spiniformes et souvent denticulées elles-mêmes. Les orbites sont plus éloignées des antennes que chez les autres espèces de ce genre et la suture fronto-orbilaire est droite. Une échancrure profonde entame en dehors le plancher de l’orbite. Le
CRUSTACÉS PODOPHTHALMAIRES.
mérognathe des pattes-mâchoires externes est légèrement échancré en avant, de façon à compléter l’orifice expirateur de la chambre branchiale.
Les pinces sont inégales. Les mains sont tuberculeuses ou granuleuses en dessus et en dehors. Les doigts de la grosse pince sont anondis an bout, ceux de la petite pince sont terminés en cuiller. Les pattes ambulatoires sont comtes et ties-comprunees; le
Lord supérieur des cuisses forme une arete mince et ci enelee. Les doigts sont trèscourts et terminés par des ongles tres-crochus.
La couleur est d’un brun pourpré.
Largeur de la carapace d’un mâle, 0,0/11.
Longueur, o,o3a.
Cette espèce a été trouvée à
Panama et sur la côte ouest de l’Amérique centrale.
AGÈLE DES TRAPÉZIDES.
Genre
TRAPEZIA.
Trapezia (pars), Latreille, Familles naturelles, p. 969, et Encyclopédie, t. X, p. 695. — H. Milne Edwards, Histoire naturelle des Crustacés, t. I, p. 427.
Trapezia, Dana, United States exploring expédition, Cruslacea , t. I, p. 202. A. Milne Edwards, Nouvelles Archives du Muséum, t. IX, Mémoires, p. 257.
Grapsillus, M’Leay, dans Smith’ s Illustrations of South African Zoology, Annulosa, p. 67.
La carapace des Trapézies est aplatie, trapezilorme, brillante et lisse. Les régions n’y sont pas marquées. Le bord fronto-orbi taire en occupe toute ou presque toute la largeur; le front est avancé, lamelleux, presque horizontal, très- large et découpé en dents plus ou moins saillantes au nombre de six ou huit. Les orbites , de grandeur médiocre, occupent les angles latéraux de la carapace. Les bords
latéraux sont très-faiblement arqués,
entiers ou très-légèrement denticulés; le
bord postérieur est étroit. Les antennes internes se replient transversalement sous le front; les antennes externes sont grêles dès leur base et éloignées de l’orbite,
par suite de la jonction du front avec l’angle sous-orbitaire interne. Le cadre buccal est quadrilatère et l’endostome porte de chaque cote une crête limitant le canal expirateur de la chambre branchiale. Les pattes antérieures sont longues et le bras dépasse de beaucoup le bord de la carapace; les pinces sont arrondies en dessus et terminées par des doigts pointus. Les pattes ambulatoires sont courtes, très-déprimées et leur doigt est styliforme et trapu. L’abdomen du mâle se compose tantôt de sept articles mobiles, tantôt de cinq seulement.
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Ce genre compte de nombreuses espèces dans l’océan Indien et dans les mers océaniennes; il existe aussi sur la côte occidentale de l’Amérique; il n’y est représenté que par un petit nombre d’individus tellement semblables aux espèces précédentes, que souvent on hésite beaucoup à les en séparer et que l’on serait tenté d’admettre que ce sont des émigrants venus cle la Polynésie qui ont été transportés jusque sur les rivages de l’Amérique centrale.