‹ Études sur les xiphosures et les crustacés podophthalmairesChapitre 30 sur 323 · Pelia pacifica (nov. spec · texte numérisé non relu

Pelia pacifica (nov. spec

(PL XVI, fig. 3.)

Une espèce voisine de la précédente a été trouvée par M. F. H. Bradley, dans la baie de Panama. Je la dois à l’obligeance de M. Sidney Smith, de Yale College, a Newhaven. Cette Pelia se distingue facilement de la P. mutica par sa carapace, beaucoup plus large et plus courte. Sur le lobe urogastrique et sur le lobe cardiaque antérieur, on remarque une saillie arrondie, beaucoup plus marquée que chez 1 espèce décrite par Gibbes. Le rostre est petit et trapu. Les articles basilaires des antennes externes sont plus courts et plus élargis, et ils se terminent en dehors par une pointe; enfin les pattes sont comparativement moins developpees que chez la P. mutica.

Longueur de la carapace, 0,009.

ZOOLOGIE DE MEXIQUE. V° PARTIE. 10

74 ZOOLOGIE DU MEXIQUE

L’aire géographique occupée par le genre Pelia e st plus étendue qu’on ne le croyait jusqu’ici; en effet, une autre espèce du même genre a été trouvée pendant l’expédition du Hassler, sur les côtes est de l’Amérique du Sud, près des frontières nord de la Patagonie. Plusieurs exemplaires ont été dragués à une profondeur de 3o brasses, par hi° 4o' de latitude sud et 45° i3' de latitude ouest. Un autre individu, que possède le Muséum, provient de Desterro, où il a été recueilli par M. F. Muller. Cette Pelia, à laquelle j’ai donné le nom de P. rotunda ', se rapproche beaucoup plus de la Pelia mutica que de la P. pacifica; elle est plus allongée que cette dernière, mais beaucoup plus renflée que la première; sa carapace est remarquable par sa forme gibbeuse, surtout dans les régions gastrique et cardiaque. Le rostre est plus court, plus large et plus infléchi en bas que chez la P. mutica, et les pinces chez le mâle sont plus longues et plus grêles. L’angle antéro-externe de l’article basilaire des antennes externes s’avance en pointe comme chez la P. pacifica , mais il est plus étroit.

Genre PISOIDES.

Ce genre, dont on doit la description à MM. Milne Edwards et Lucas2, se rapproche beaucoup des Pelia, qu’il semble rattacher aux Hyas. La carapace est plus longue que large, triangulaire et légèrement bombée. Le rostre est formé de deux dents aiguës à leur extrémité, et confondues à leur base. L’orbite est dépourvue de dent ou d’épine sur son bord supérieur, et l’œil se replie dans une fossette incomplète, creusée à la base de la dent hépatique. En dessous, la cavité orbitaire est imparfaitement limitée par l’article basilaire de l’antenne externe. Ce dernier est un peu plus long que large, et garni d’un petit tubercule qui s’avance entre leur tige mobile et l’orbite. L’épistome est presque linéaire. Les pattesmâchoires externes sont semblables à celles des Pelia. Les pattes ambulatoires de la première paire sont plus courtes que chez ces Crustacés, mais elles présentent, de même que les pattes suivantes, la même forme comprimée. Le dernier article est dépourvu des denticules qui existent chez les Pises. L’abdomen du mâle, comme celui de la femelle, se compose de sept articles.

1 Voyez pl. XVI, (ig. 6, — 1 Milne Edwards et Lucas, Crustacés du Voyage dans l’Amérique méridionale , par A. d’Or-

bigny, p. 10.

PlSOIDES TUBERCLLOSUS.

(PI. XVI, fig. 5.)

Milne Edwards et Lucas, Crustacés du Voyage dans l’Amérique méridionale, par A. d’Orbigny, i843, p. 11, pi. V, fig. 1.

Hyas Edwardsii? Bell, Crustacea of the coasts of South America ( Transactions of the Zoological Society of London, t. II, p. k$, pl. IX, fig. 5, 1 835).

Pisoides Edwardsii, Dana, United States exploring expédition, Crustacea, l. 1, p. 87, pl. I, fig. 2, i852.

La carapace est couverte cle poils courts; elle porte sur les régions gastrique, car diaque et branchiales, des saillies arrondies. Les cornes frontales sont pointues, triangulaires, plus longues chez le mâle que chez la femelle. Les pattes anterieures sont peu développées; le bras est triangulaire; les doigts des pinces ne se touchent que par leur extrémité, qui est finement dentée. L’index porte un gros tubercule près de sa hase. Ce tubercule manque chez les femelles.

Longueur de la carapace, 0,028.

Largeur, 0,01 65.

Dana considère le Hyas Edwardsii de Bell comme identique au Pisoides tuberculosus. Cependant, sur la figure qui a été donnée du premier de ces Crustacés, les cornes rostrales semblent plus longues que chez le second, ce qui ne tient peut-être qua un défaut du dessin.

Le Pisoides tuberculosus a été trouvé sur les côtes du Chili, aux îles Gallapagos el a Panama.

Genre HERBSTIA.

Herbstia , Milne Edwards, Histoire naturelle des Crustacés.

Herbstiella (pro parte), W. Stimpson, Notes on North American Crustacea ( Aimais of tlie Lyceum of nalural history of New 1 ork , l. X, p. <j 3 , 1871).

La carapace des Herbsties a la forme d’un ovale un peu rétréci en avant. Le rostre est petit, formé de deux cornes aplaties. Les pointes préorbitaires sont [rès peu développées. La tigelle mobile des antennes externes est insérée sous le rostre, tout à fait en dehors des orbites; celles-ci sont ovalaires et dirigées obliquement en avant, en dehors et en haut; leur bord supérieur est interrompu par deux petites tissures, et se termine en avant par une petite épine moins saillante que celle située au-dessous et appartenant à l’article basilaire des antennes externes; les yeux sont gros et rétractiles.

76 * ZOOLOGIE DU MEXIQUE

M. Bell a établi le genre Rliodia pour une espèce ressemblant aux Herbsties par tous ses caractères principaux, tels que ceux fournis par la carapace, le front, les orbites, les antennes, mais s’en distinguant par des pinces plus courtes et à doigts moins bâillants. Je crois que cette distinction n’est pas fondée sur une modification assez profonde de l’organisme, et qu’au point de vue des principes de la méthode naturelle, il est préférable de ne pas l’admettre. En effet, chez les Herbstia condyliata de grande taille , les pinces sont très-développées et les doigts ne se touchent que par leur extrémité; chez les jeunes, ces caractères sont moins bien indiqués, et certaines espèces présentent une disposition intermédiaire. On serait donc conduit, par la considération de la forme et des dimensions des pinces, à ranger les jeunes d’une espèce dans un genre et les adultes dans un autre.

W. Stimpson a proposé de former un nouveau genre (. Herbstiella ) pour les espèces dont le bord orbitaire inférieur porte une forte dent entre son angle externe et la base de l’antenne, dont le bord externe de l’article basilaire de 1 antenne est armé de trois dents au lieu de deux, dont les pinces sont plus longues, et dont les cuisses des pattes ambulatoires sont pourvues d’épines. Ces particularités ne me paraissent pas suffisantes pour caractériser une division générique; elles peuvent simplement aider à la détermination des espèces en facilitant leur groupement.

i. Herbstia pubesgens L

W. Stimpson, Noies on Sortit American Crustacea ( Annals oj the Lyceutn of natural history of New York, t. X, p. 92, 1871).

Le corps est couvert d’une pubescence courte et serrée, au-dessous de laquelle la carapace est lisse et inerme, excepté vers les côtés, où l’on remarque quelques petites épines. La région gastrique porte sur la ligne médiane deux tubercules peu visibles, et il existe, entre la région gastrique et la région cardiaque, une crête courte, transversale et tuberculiforme; cette dernière région est un peu proéminente. Un petit tubercule triangulaire surmonte le lobe urocardiaque. Le rostre est très-court. Les pinces sont armées de tubercules spiniforrnes sur le bras et l’avant-bras; la main est

Les exemplaires décrits par Stimpson ont été détruits par l’incendie.

CRUSTACÉS PODOPHTHALM AIRES.

lisse et inerme; les doigts ne sont pas béants (clu moins chez la femelle et le jeune mâle). Les pattes ambulatoires sont inermes, pubescentes et terminées par des doigts très-courts.

Cette espèce diffère de YHerbstia condyliata par sa carapace plus courte, plus large et plus lisse, ainsi que par sa pince lisse. Elle se distingue de YHerbstia pyriformis (Rhodia pyriformis, Bell) par son rostre plus court et par les épines des bords de la carapace, qui sont plus petites et plus nombreuses.

■ Longueur de la carapace d’une femelle, 0,022.

Largeur, 0,017.

L 'Herbstia pubescens a été trouvée à Manzanillo, sur la côte ouest du Mexique, par M. J. Xantus.

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