Epialtus sulcirostris
(PI. XXVII, fîg. 6.)
Stimpson, Notes on North American Crustacea ( Annals of lhe Lyceum of natwral history of New York, t. VII, p. 198, 1860).
Cette espèce, qui n’est peut-être qu’une variété de Y Epialtus bituberculatus , ne s’en distingue que par la forme du rostre, s’apointissant davantage à son extrémité, et par la disposition des pinces, garnies d’une crête assez aiguë en dessus et en dessous et se continuant sur les doigts. Les autres caractères sont d’ailleurs exactement les mêmes que ceux que j’ai signalés chez l’Épialte du Chili, du Brésil et du golfe du Mexique.
Cette espèce a été trouvée au cap Saint-Lucas.
Longueur de la carapace d’un mâle, 0,008.
Largeur, 0,006.
h, Epialtus longirostris.
(PI. XXVII, fîg. 5.) •
Stimpson , Notes on Nortli American Crustacea ( op . cit. p. 1 99 ) , et Preliminary Report on the Crustacea dredgetl in Gutf Strcam (op. cit. p. 128).
Cette petite espèce se distingue aisément des précédentes par l’allongement considérable du rostre et celui des pattes ambulatoires de la première paire. Le rostre constitue environ un quart de la longueur totale de la carapace; il est grêle, ses bords latéraux sont parallèles, et son extrémité est tronquée. La carapace est peu élargie.
Le Muséum possède un exemplaire de cette espèce provenant de Saint-Thomas et offert par l’Institution Smithsonienne.
Longueur de la carapace dun mâle, 0,008.
Largeur, 0,00 5.
Genre EUPLORODON.
W. Stimpson , Notes on North American Crustacea (Annals of the Lyceum 0/ natural history oj New York, t. X, p. 98, 1871).
Ce genre est voisin des Epialtus, mais sa carapace est déprimée et inégale. Les
142 ZOOLOGIE DU MEXIQUE
angles latéraux eu sont très-avancés , formant des dents saillantes dirigées en avant, presque parallèlement à l’axe du corps. Les pattes ambulatoires sont fortement préhensiles; leur pénultième article porte une dent. La taille de ces Crustacés est petite.
EüPLORODON TRIFURCATUS L W. Stimpson, op. cit. p. 98.
La carapace présente une profonde dépression en avant de la région gastrique et une autre de chaque côté de la région cardiaque ; ces deux régions forment une crête médiane proéminente. Les régions branchiales sont déprimées et portent un tubercule près de leur angle latéro-postérieur. Les dents et les saillies de la carapace sont généralement couvertes de poils. Le rostre est moitié aussi long que la portion postfrontale de la carapace, et un tiers aussi large que long, aplati, tronqué et émarginé à son extrémité. La dent de l’angle latéro-antérieur, de moitié aussi longue que le rostre, est courbée en avant, la distance entre l’extrémité de ces dents égalant la plus grande largeur de la carapace et dépassant d’un tiers la largeur dans la partie médiane. Le bord latéral porte une petite dent en arrière de l’angle latéro-antérieur. Le bord orbitaire est arqué, mais non denté. La jambe des pattes est anguleuse ou dentée.
Longueur de là carapace d’une femelle, 0,008.
Largeur entre les pointes des dents latéro-antérieures, 0,006.
Cette espèce a été trouvée au cap Saint-Lucas, par M. J. Xantus.
(lENUE ACANTHONYX.
Latreille , Règne animal, 2e édition, t. IV ,p. 58.
Milne Edwards, Histoire naturelle des Crustacés, t. I, p. 3 h t> .
Le genre Acanthonyx est très-voisin des Épialtes; il se distingue uniquement de ces derniers parce que, le rostre étant plus étroit, la tige mobile des antennes est à découvert, et parce que les pattes ambulatoires sont beaucoup plus subehéliformes, le pied étant élargi, comprimé, dilaté, un peu écbancré au-dessous de l’insertion du doigt, et garni sur ce point de poils serrés. Le doigt est grêle, arqué, et se replie de façon à s’appliquer contre le bord du pénultième article;
Les Cruslacés décrits sous ce nom par W. Stimpson ont été anéantis lors de l’incendie de Chicago.
CRUSTACÉS PODOPHTHALMAIRES. U3
mais il existe à cet égard de très-grandes variations, dues surtout à l’âge et au
sexe.
Les Acanthonyx se trouvent dans les mers d’Amérique, de l’Inde, de l’Afrique et de l’Océanie, et jusque dans la Méditerranée.
Acanthonyx Petiveri.
(PI. XXVII, fig. 7.)
Cancer muricatus compressas, Petiver, Pelrographia Americana, pl. XX, fig. 8.
Acanthonyx Petiveri, Milue Edwards, Histoire naturelle des Crustacés, t. I, p. 343.
Acanthonyx Petiveri, Bell, Transactions of the Zoological Society , 1 83G , t. II, p. 62.
Acanthonyx Petiveri, Dana, United States exploring expédition, Crustacea, t. I, p. 128, pl. V, fig. fi-
Acanthonyx Petiveri, Von Martens, Ueber Cubanische Crustaceen (Archiv.für Naturgeschichte, 1872 , p. 85).
Acanthonyx Petiveri, Schramm et I. Desbonne, Crustacés de la Guadeloupe, 1867, p. h.
Acanthonyx Petiveri, Smith, On Brazilian Crustacea ( Transact. of the Connecticut Academy of arts and sciences , t. II, p. 33, 1870).
Acanthonyx Petiveri, W. Stimpson, Notes on North American Crustacea ( Annals of the Lyceurn of natural history of New York, t. X, p. 97, 1871).
Le rostre est aplati et terminé par deux petites dents plus ou moins aiguës, en arrière desquelles existent deux petites houppes de poils. Les angles préorbitaires sont dentiformes. L’expansion hépatique du bord latéral de la carapace est grande, parfois obtuse, parfois aiguë en avant et en dehors; deux dents, généralement obtuses, occupent le bord de chaque région branchiale. La région gastrique porte trois tubercules peu visibles, qui souvent font défaut, surtout chez les femelles. Les pattes antérieures du mâle adulte sont assez fortes; la main est limitée en dessus et en dessous par un bord étroit, mais non cristiforme. Les doigts de la pince sont à peine dentés, et ne se joignent que par leur extrémité. L’avant-bras présente en dehors une crête mousse. Le bras porte un tubercule près de sa base. Les pattes ambulatoires sont comprimées, surtout dans leurs articles terminaux. L’abdomen du mâle se compose de six articles; les quatrième et cinquième segments étant soudés en une seule pièce.
On remarque chez cette espèce de grandes variations, suivant l’âge et le sexe, nonseulement dans la forme de la carapace, mais aussi dans la disposition des pattes. Le bouclier céphalo-thoracique des femelles est notablement plus bombé que celui des mâles ; les dents latérales sont moins saillantes, et les tubercules gastriques manquent souvent complètement. Les pattes sont d’autant moins élargies que ces Crustacés sont plus jeunes, et chez les femelles elles ne deviennent jamais complètement, chéliformes. Chez les mâles adultes, elles constituent, au contraire, de véritables pinces. Souvent, lorsque l’une déliés, après avoir etc brisee, s est reproduite et reste plus faible que les autres, elle présente les caractères propres aux jeunes, c est-a-dire que le pied n est
ZOOLOGIE DU MEXIQUE
pourvu que d’un petit tubercule, tandis que toutes les autres sont extrêmement élargies. Il est donc impossible de fonder sur ces différences aucune distinction spécifique.
J ai remarqué souvent plus de différences entre les Acanthonyx Petiveri de la mer des Antilles qu’il n’en existe entre ceux-ci et les Acanthonyx du Chili et du Pérou, désignés par M. Milne Edwards sous le nom (Y Acanthonyx emargmatus\ et je crois que I on devra réunir ces deux espèces.
L' Acanthonyx debilis de M. Dana, provenant de Yalparaiso, ne me paraît différer en rien de VA. Petiveri. Tous les caractères que l’illustre naturaliste américain lui assigne se trouvent chez l’espèce des Antilles 1 2. La répartition géographique de Y Acanthonyx Petiveri serait donc très-étendue. On le trouve fréquemment à Cuba, à la Guadeloupe, à la Martinique. W. Stimpson signale cette espèce au cap Saint-Lucas ( basse Californie). Bell indique sa présence sur les côtes du Brésil et aux îles Galapagos. Enfin il abonde sur les rochers des rives du Chili et du Pérou.
Longueur de la carapace d’un mâle provenant de la Guadeloupe, 0,01 8.
Largeur, 0,0 1 2 5.
Longueur de la carapace d’une femelle, 0,0 17.
Largeur, 0,011b.
Genre MIMULUS.
Stimpson, Notes on North American Crustacea ( Annals of the Lyceum of natural kislory of New York, I. MI, p. 199, avril 1860).
A. Milne Edwards, Annales de la Société entomologique de France, t. VII, p. 26Z1, 1867.
Ce genre est voisin des Epialtes et présente des expansions latérales qui rappellent celles de certaines espèces du genre Huenia; mais il s’éloigne de celles-ci par la conformation du Iront. La carapace est large, déprimée et presque pentagonale. Les bords latéro-antérieurs s’étendent en forme d’expansions iamelleuses et bilobées, les lobes n’étant séparés que par une étroite scissure. Le front est horizontal, court et bifide; les épines préorbitaires sont triangulaires et peu développées; le bord sus-orbitaire est terminé en arrière par une échancrure étroite. L’orbite est incomplète en dessous; les yeux sont rétractiles, mais ne peuvent se
1 Acanthonyx emarginatus, Milne Edwards et Lucas, Crustacés du Voyage dans l’Amérique méridionale, par M. d’Orbigny, p. 9, p|. V, fig. 2, i8/i3.
2 Dana dit de cette espèce qu’elle se distingue de 1/1 . Petiveri par le faible développement des mains du mâle.
les dents des doigts . l’absence de crête sur le corps et les deux tubercules obtus de la région gastrique; or toutes ces particularités se remarquent chez beaucoup N Acanthonyx Petiveri de la mer des Antilles.
CRUSTACÉS PODOPHTHALMAIRES.
cacher entièrement dans l’orbite. L’article basilaire des antennes externes est étroit, et la tigelle mobile paraît à découvert sur les côtés du rostre. Le quatrième article des pattes -mâchoires externes, ou mérognatbe, est court, obtus à son angle externe, échancré à son angle interne. Les pattes antérieures sont fortes, et la main est comprimée. Les pattes ambulatoires de la première paire sont beaucoup plus longues que les suivantes; le pénultième article porte sur son bord inférieur un rudiment de dent couvert de poils, mais peu visible. L’abdomen du mâle se compose de sept articles.
Mimulus foliatus.
(PL XVIII, fig. 4.) Stimpson, op. cit. p. 199.
] e corps et les pattes de cette espèce sont couverts, connue chez les Epialtes, d’un duvet si court et si régulier, qu’on l’aperçoit à peine. Les expansions latérales sont d’autant plus développées, que l’animal est plus avancé dans son développement; chez les jeunes ce sont plutôt de larges dents, et la carapace ressemble alors beaucoup à celle 'Iles Pugeltia Les pointes rostrales sont courtes, peu séparées sur la ligne médiane, et les angles préorbitaires sont peu saillants. Les pinces sont comprimées latéralement, mais la crête qui les surmonte est peu élevée et peu tranchante; en dessous, il en est de même. L avant-bras est garni en dedans d’un bord plus ou moins avancé et lamelleux.
J’ai décrit dans les Annales de la Société entomologique de France une seconde espèce de Mimulus (Mimulus acutifrons) , qui se distingue de celle de Stimpson par son front plus avancé et formé de deux cornes bifides plus longues et plus écartées; les crêtes des pinces sont aussi beaucoup plus tranchantes. Malheureusement, je n’ai aucune indication sur la provenance de cette espèce et, par conséquent, je ne puis 1 inscrire au nombre des Crustacés de la région mexicaine.
Le Mimulus foliatus a d’abord été trouvé par M. Taylor, à Monterey, dans 1 estomac de certains poissons; depuis, M. A. Agassiz en a recueilli plusieurs à Mendocino.
Longueur de la carapace d un mâle, 0,019.
Largeur, 0,019.
Longueur de la carapace d un jeune mâle, 0,009.
Largeur, 0,008.
ZOOLOGIE DE MEXIQUE. v" PARTIE.
ZOOLOGIE DU MEXIQUE
Famille des PARTHENOPINÆ.
Genre LAMBRUS.
Cancer, Linné, Herbst.
Parthenope, Fabricius, Latreille, Lamarck, Bosc.
Lambrus, Leach, Linnean Transactions , t. II, p. 3io. — Desmarest, Considérations générales sur la classe des Crustacés, p. 65. — Roux, Crustacés de la Méditerranée , 1828. — Milne Edwards, Histoire naturelle des Crustacés, t. I, p. 352. — DeHaan, Fauna japonica, Crustacea, p. 81. — Heller, Die Crustaceen des südlichen Europas, 1 863 , p. 55. — A. Milne Edwards, Faune carcinologique de la Nouvelle-Calédonie, Nouvelles archives du Muséum, t. VIII, p. 2.58.
La tribu des Parthénopiens , telle que l’a délimitée l’auteur de l’ Histoire naturelle des Crustacés \ ne comprenait que les cinq genres suivants : Eumédon, Eurynome, Lambre, Parthénope, Cryptopodie.
Le genre Lambre se composait de dix espèces seulement, mais depuis cette époque le nombre en a été beaucoup augmenté et plusieurs formes très-particulières ont été découvertes. Aussi est-il devenu nécessaire d’établir de nouveaux genres faciles à caractériser. Slimpson avait déjà séparé des Lambres les Platylambres, les Solénolambres et les Mesorhoés, mais ces sections ne suffisent plus à rendre compte des variétés d’organisation propres aux Crustacés connus autrefois sous le nom de Lambres, et je proposerai d’y établir les divisions génériques suivantes :
i° Genre Lambrus (restreint). Le type de ce groupe est le Lambrus longimanus de Leacb, espèce des mers de l’Inde. La carapace est large, le rostre et l’épistome sont courts et le cadre buccal se rétrécit un peu en avant, les régions ptérygoslomiennes sont dépourvues d’un canal marginal.
2° Genre Platylambrus (Stimpson). Ces Crustacés se rapprochent beaucoup, par leur forme générale, des Lambres proprement dits, mais on remarque sur les régions ptérygostomiennes un canal marginal bordé par une crête tuberculeuse ou dentelée qui s’étend en dessous, parallèlement au bord antérieur, jusqu’à l’épistome. Quand les pinces sont appliquées contre le corps, l’ouverture
Milne Edwards, Histoire naturelle des Crustacés, l. I, p. 3h8, i83h.
CRUSTACES PODOPHTHALMAIRES.
de ce canal se voit entre la base des doigts et le plancher de l’orbite. Cette disposition doit être en rapport avec la manière dont l’eau s’introduit dans la cavité branchiale quand l’animal est enfoui dans le sable. Le Lambrus serratus (Milne Edwards), le L. laciniatus, le L. validus (de Haan) et le L. echinatus (Herbst) appartiennent à ce genre.
3° Genre Enoplolambrus. La carapace est très-épineuse; l’épistome est court, et cette dernière pièce, ainsi que les antennes, se trouve encaissée entre deux crêtes saillantes constituées par les angles sous-orbitaires qui débordent en dessous et en avant l’article basilaire des antennes externes. La disposition du sdlon sousmarginal de la carapace est la même que chez les Platylambres. Le Lambrus carenatus (Milne Edwards) doit se ranger dans cette division1.
h° Genre Aulucolambrus. La carapace est triangulaire, le rostre est court, ainsi que l’ épis tome. Le cadre buccal est bordé latéralement par un canal lisse et profond qui, partant de l’orifice branchial postérieur, se prolonge jusqu’en arrière de l’orbite. Une bordure de poils qui garnit en dehors les pattes-mâchoires externes recouvre ce canal et le transforme en une sorte de tube. Le Lambrus hoplonotus (White) et le L. sculptas (A. Milne Edwards) prennent place dans ce
genre.
1 Plusieurs espèces ont été confondues sous le nom de Lambrus carenatus (Milne Edwards); il est cependant facile de les distinguer.
Le Lambrus carenatus, qui a servi de type à la description de M. Milne Edwards, se reconnaît à son rostre obtus, rattaché par deux crêtes proéminentes à la saillie gastrique , à son angle sous-orbitaire arrondi et séparé du ,.este du bord orbitaire par une échancrure profonde. J’ajouterai que les épines latérales sont courtes, tandis que celles de la ligne médiane de la carapace sont très-forles. La surface du bouclier céphalo-thoracique est garnie de tubercules saillants; le bord postérieur est orné dune ligne de tubercules framboisés, dont le médian et les deux latéraux sont plus gros que les intermédiaires, mais ne se développent pas en épines. Enfin, les dents en forme de scie qui garnissent les bords de la main sont larges et courtes. Le Lambrus acanthus (Bianconi) ne diffère en rien de cette espèce. Chez le L. prensor de Herbst, le rostre est aigu, l’angle sous-orbitaire est long et pointu, il n’est pas séparé par une échancrure du reste de l’orbite. Les épines latérales de la carapace sont très-longues, tan-
dis que les saillies de la ligne médiane sont peu élevées; la surface est peu tuberculeuse; le bord postérieur est armé d’une épine médiane et de deux latérales trèsmarquées. Enfin , les dents des bords des pinces sont trèslongues.
L’espèce décrite et figurée par M. F. de Brito Capello sous le nom de L. Jourdaini ( Journal de sc. math, phi/s. et nat. Lisboa, 1871, p. h) ne peut pas être distinguée du L. prensor (Herbst).
Gerstaecker, n’ayant pas eu entre les mains les exemplaires types de L. carenatus du Muséum de Pans, a confondu cette espèce avec le L. prensor de Herbst; mais les caractères que je viens d’indiquer rendent la distinction facile à faire entre elles. Le L. Edwardsii de cet auteur ne peut être conservé.
J’ajouterai que le L. carenatus d’Adams et White ( Voyage du Samarang, pl. V, fig. 3) est tout à fait distinct de cette espèce, il appartient probablement an groupe des Aulacolambrus et je l’ai déjà désigné sous le nom de L. Whitei ( Faune carcinologique de la Nouvelle-Calédonie , 1™ partie; — Nouvelles archives du Muséum, t. IX.).
148 ZOOLOGIE DU MEXIQUE
5° Genre Rhinolambrus. La carapace est peu élargie comparativement à sa longueur; elle se rétrécit beaucoup en arrière des orbites. L’épistome est fort allongé et le rostre est large. Le Lambrus contrarius (Ilerbst) peut être considéré comme le type de ce genre; à côté de lui se rangent le L. M assena (Roux), le L. afinis (A. Milne Edwards), le L. turriger, le L. lamellifrons (White) et le L. gracilis (Dana).
6° Genre Parthenolambrus. La carapace a un aspect corrodé et rocailleux qui rappelle celle des Parthénopes; mais l’article basilaire des antennes externes est très-court et ne se joint pas au front; enfin, les bords latéro-postérieurs du bouclier céphalo-thoracique se prolongent au-dessus de la base des pattes ambulatoires.
Le Parthenope tarpeius, le P. callapoïdes et le Lambrus harpax décrits par Adams et. White dans la Zoologie du Voyage du Samarang doivent prendre place dans ce genre.
7° Genre Solenolambrus (Stimpson). La carapace est pentagonale, lisse, nue et dépourvue d’épines sur les bords; les régions gastrique et cardiaque s’élèvent en forme de pyramide. Le cadre buccal est bordé d’un canal extérieur semblable à celui dos Aulacolambrus.
8° Genre Mesorhœa (Stimpson). Les canaux afférents de la chambre branchiale naissent au milieu de l’endos tome, qui présente dans ce point une projection triangulaire et une échancrure profonde sur son bord vertical et laminiforme. La forme générale du corps est très-semblable à celle des Solénolambres.
q° Genre Leiolambrus. Ce genre a pour type le Parthenope spinosissima décrit par Owen dans la partie carcinologique du voyage de Beechey. La carapace est lisse comme celle des Solénolambres, mais la région gastrique et la région cardiaque ne s’élèvent pas en forme de pyramide. L’exognathe des pattesmâchoires externes présente en dehors une bordure de poils serrés qui recouvre le canal afférent de la chambre branchiale; enfin, les doigts des pinces sont plus gros que ceux des Solénolambres.
io° Genre Pisolambrus, dont j’indiquerai plus loin les caractères.
Parmi ces dix genres, six sont représentés dans les mers qui baignent les côtes américaines : ce sont les Lambres, Platylambres, Solénolambres, Mesorhœa,
CRUSTACÉS PODOPHTHALMAIRES. 149
Léiolambres et Pisolambres. J’examinerai d’abord les espèces qui appartiennent au genre Lambre proprement dit.