‹ Études sur les xiphosures et les crustacés podophthalmairesChapitre 85 sur 323 · Lambrus depressiusculus · texte numérisé non relu

Lambrus depressiusculus

Slimpson, Noies on Novth American Cruslacea, n° 3 ( Annale of ike Lycevm of mimai hislory nfNeiv York , t. X, p. 101, 1871).

Le corps est déprimé, beaucoup moins toutefois que chez le Platylambrus serratus. La carapace est d’un cinquième plus large que longue, à régions médiocrement proéminentes- la région gastrique est un peu plus saillante. La surface est couverte de tubercules granuleux espacés et irréguliers par leur taille. La région gastrique est large. Le bord latéral est armé d’environ quatorze dents spiniformes et granuleuses, dont la lus orande est située sur le côté externe de la région branchiale; à l'angle latéropostérieur il Y a une dent aussi longue ou plus longue que le rostre. La région intestinale’ est large, mais ne s’étend que peu en dehors de la ligne des angles latérotérieurs Des quatorze dents dont il a été parlé plus haut, cinq seulement appartiennent en propre aux bords latéro-postérieurs. La région frontale est concave. Le rostre est petit, triangulaire et horizontal. Les pinces sont de grandeur ordinaire; la surface supérieure des bras porte une rangée médiane d’environ cinq tubercules informes Les bords du bras et de la main sont armés de nombreuses dents spiniformes • on en compte environ dix sur le bord externe de la main. Toutes les dents des pinces sont granuleuses, comme celles de la carapace, mais non rameuses. En dessous, les mains sont ornées de rangées longitudinales de petits tubercules lisses, plus grands le lon°- du bord interne et diminuant graduellement vers le bord externe. Les pattes ambulatoires sont légèrement comprimées, mais non cristiformes, et parfaitement lisses et inermes. Le pénultième article de l’abdomen du mâle porte une épine petite

et grêle-

Largeur de la carapace d’un mâle (y compris les épines latérales), 0,0 3 1 . Longueur, 0,022.

Longueur de la main, o,o3.

Cette espèce a été trouvée à Manzanillo.

Genre PLATYLAMBRUS.

Lambrus , de Haan, Milne Edwards, de Saussure.

Platylambrus , Stimpson, Preliminary Report on the Crustacea dredged in the Gulf Slream in the straits of Florida.

(■ Bulletin of the Muséum of comparative Zoology of Cambridge, t. II, p. 1 ag).

Ce genre, ainsi qu’il a été dit plus haut, se distingue par l’existence d’un sillon marginal qui, parcourant les régions ptérygostomiennes et subhépatiques et s étendant sous le bord latéral de la carapace, se termine au-dessous de l’orbite par une dépression qui constitue, lorsque les pinces sont rapprochées du corps, une sorte de tube afférent de la cavité branchiale, dont les ouvertures sont situées entre la base des doigts de la pince et le bord orbitaire inférieur. La forme générale des Platylambres est d ailleurs la même que celle des Lambres proprement dits.

Platylambrus serratüs.

(PI. XXX, fig. 1.)

Lambrus serratüs, Milne Edwards, Histoire naturelle des Crustacés, t. I, p. 3 5 7 . i834.

Lambrus crenulatus, de Saussure, Crustacés nouveaux du Mexique et des Antilles, Genève, 1808, p. i3, pl. I, fig. h.

Lambrus crenulatus, Stimpson, Notes on North American Crustacea, n° 2 ( Annals of the Lyceum of nalural historii of New York).

Lambrus crenulatus, Isis Desbonne et Schramm, Crustacés de la Guadeloupe, 1867, p. 9.1.

Platylambrus crenulatus, Stimpson, Preliminary Report on the Crustacea dredged in the Gulf Stream in the straits of Florida ( Rulletin of the Muséum of comparative Zoology of Cambridge , p. 129).

Le Lambrus crenulatus, de M. H. de Saussure, ne diffère en rien du Lambrus serratus décrit dans 1 Histoire naturelle des Crustacés, et si l’habile naturaliste genevois na pas reconnu cette identité, c’est probablement parce que le Lambrus serratüs était indique a tort comme provenant de la mer des Indes, tandis que celui qu’il décrivait avait été trouvé dans la mer des Antilles.

La carapace de ce Lambre est large, déprimée et rappelle par sa forme celle de certaines Lupees. Le sillon qui sépare la région cardio-gastrique des régions branchiales est profond, mais les autres sont à peine marqués. Les parties saillantes du bouclier cephalo-thoracique sont ornées de tubercules nombreux et inégaux, dont quelques-uns, sur la région branchiale, s’appointissent beaucoup. Le rostre est petit, triangulaire. Les bords latéro-antérieurs sont découpés en sept ou huit dents triangulaires, et ils se terminent en arrière par une grande épine dont la pointe se courbe un peu en avant. Les bords latéro-postérieurs sont armés de trois épines courtes et dressees, dont la dernière délimite le bord postérieur. Un gros tubercule existe en

CRUSTACÉS PODOPHTHALM AIRES. 157

arrière et sur la ligne médiane, et en avant on remarque une série transversale de granulations.

Les pattes antérieures sont longues, déprimées et élargies; leur face inférieure est lisse; leur bord externe est découpé en dents triangulaires et aiguës, dont neuf alternativement plus grandes et plus petites existent sur la main; les dents du bord interne sont plus petites et plus nombreuses, on en compte environ quinze sur la main; la face supérieure de ces pattes est garnie de tubercules peu nombreux sur la main, nombreux et disposés en séries linéaires sur le bras. Les pattes ambulatoires sont faibles et presque lisses en dessus. Le pénultième article de l’abdomen du mâle porte un tubercule pointu et central.

La couleur est d’un gris rosé, quelquefois ponctué de noir; les doigts sont carminés, les dents des pinces bordées de noir.

Cette espèce n’est pas très-rare sur les côtes de la Guadeloupe et dans la rade de la Pointe-à-Pître, où elle se trouve à une certaine profondeur. Stimpson la signale aux Tortugas par 5 ou 7 brasses, et à Loggerhead Key par 1 3 brasses. Le Muséum en possède un bel exemplaire venant de la Vera Cruz.

Largeur delà carapace d’un mâle, o,o33.

Longueur, 0,0 2 3.

Longueur de la main, o,o3o.

Genfie PISOLAMBRUS ( nov. gen .).

Les Pisolambrus ont l’apparence extérieure d’un Leucosien. La carapace est arrondie, lisse, brillante et dépourvue des saillies pyramidales que l’on observe chez les Solénolambres. Les yeux sont relativement énormes, même chez les individus tout à fait adultes et chez les femelles chargées d’œufs; ils débordent les orbites sous la forme d’une boule. L’article basilaire des antennes internes est gros et renflé; il borde l’œil en dedans, dans presque toute sa longueur. Les antennes externes sont en effet très-réduites et leur article basilaire est trois ou quatre fois plus petit que celui des antennules; aussi l’œil est-il presque complètement à découvert en dessous. Le mérognathe des pattes-mâchoires externes est dilaté en avant et en dehors, mais tronqué en dedans. L’orifice efférent de la chambre branchiale se continue sur les régions ptérygostomiennes par un canal très-semblable à celui des Solénolambres et des Léiolambres. Les troisième, quatrième et cinquième articles de l’abdomen du mâle sont soudés en une seule pièce. Les pattes sont longues et grêles.

ZOOLOGIE DU MEXIQUE

PlSOLAMBRUS NITIDUS («ou. SJ).).

(PI. XXX, %. h.)

La carapace de cette espèce est plus large que longue, peu élevée, mais arrondie en dessus; les régions branchiales sont renflées et nettement séparées des régions hépatiques. Le test, vu a la loupe, est finement ponctué; mais, à l’œil nu, il paraît lisse et brillant. Aucune granulation, aucun tubercule n’orne la carapace. Le front est plus avancé que les yeux et constitue une lame trilobée et légèrement déprimée sur la ligne médiane. Les bords latéro-antérieurs, très-arqués et un peu laminiformes, sont obscurément divises par des scissures en dents peu apparentes; ils se continuent directement avec les bords latero-posterieurs , qui eux-mêmes se confondent avec le bord postérieur. Les pattes-machoires externes portent sur leur iscbiognathe une ligne de tubercules qui limite en dedans le canal efférent de la chambre branchiale.

Les pattes de la première paire sont très-grêles et très-longues. Le bras, lisse dans toute son étendue, a ses arêtes finement dentées en scie. L’avant-bras est petit et parcouru par trois lignes longitudinales granuleuses. La main est lisse sur ses faces, mais son arête supérieure est découpée en dix ou onze dents peu saillantes et en forme de scie, a la base desquelles existe un petit groupe de granulations. La première, qui surmonte le doigt mobile, s élève sous lorme d’épine. Le bord externe est orné de douze ou treize dents beaucoup plus petites, à la base de chacune desquelles existe un petit groupe de granulations formant une ligne parallèle au bord. Le bord inférieur est finement serratulé. Les pattes ambulatoires sont très-grêles, l’extrémité du doigt de la première n atteint pas 1 articulation du bras avec 1 avant-bras des pinces. Le plastron sternal et l’abdomen sont lisses.

Largeur de la carapace d’un mâle, 0,008.

Longueur du bras, 0,01 1.

Longueur de la main, 0,0 1 1 .

Envergure, 0,0^7.

Cette espece a ete draguee sur les cotes des Barbades, à 1 00 brasses de profondeur, par l’expédition du Hassler.

Genre SOLENOLAMBRUS.

Stimpson , Prelimnanj Report on the Crustacea dredged in lhe Gnlf Stream in the slrails of Florida ( Bulletin oftlic Muséum of comparative Zoology of Cambridge , t. II, p. i3a).

Ce genre diffère de tous les Lambres par sa carapace nue, lisse, brillante et

CRUSTACES PODOPHTHALMAIRES.

de forme pentagonale, le bord postérieur étant très-court. Les régions gastrique et cardiaque s’élèvent en forme de pyramide. Les orbites sont arrondies et à bord supérieur lisse et entier. L’article basilaire des antennes externes est court. L’épistome est concave, les orifices efférents de la chambre branchiale se continuent sur la carapace par une gouttière profonde qui borde le cadre buccal et qui se trouve transformée en un tube lorsque la pince est rapprochée du corps. Le mérognathe n’est pas échancré pour l’insertion de la tigelle mobile. Les pinces ressemblent à celles des Lambres, mais les doigts sont plus faibles et le doigt mobile forme un angle droit avec la main quand il est rapproché du doigt immobile. Le bord supérieur de la cuisse des pattes ambulatoires est plus ou moins cristiforme. Les troisième, quatrième et cinquième articles de l’abdomen du mâle sont soudés ensemble. Une espèce trouvée sur les côtes de Californie et décrite par Owen sous le nom de Parthenope punctatissima se rapproche beaucoup des Solénolambres, mais elle en diffère : i° par la bordure de poils insérée sur l’exognathe et qui complète en dessous le canal efférent de la chambre branchiale ; 2° par la forme déprimée et régulièrement arrondie des régions gastrique et cardiaque ; 3° par la grosseur des doigts des pinces; aussi je crois nécessaire de placer cette espèce dans un autre genre sous le nom de Leiolambrus.

1, SOLENOLAMBMJS TYPICUS.

(PI. XXVIII, fig. 4.)

Stimpson, Preliminary Report on the Crustacea dredged in lhe Gulf Slream in thestiaitsof llonda ( Bulletin J Muséum of comparative Zoology of Cambridge, t. II, p. i33).

Celle espèce parait fort rare; jusqu’à présent je lien ai pu examiner qu un seu exemplaire, pêché dans le golfe du Mexique; ses caractères se rapportent exactemc ceux qui ont été indiqués par W. Stimpson. La carapace est plus large que longue et s’avance beaucoup en arrière. La surface en est finement ponctuée. Les protubérances des régions gastrique et cardiaque ont une forme de pyramide triangulaire aiguë, les arêtes sont garnies d’une ligne de tubercules. L’arête postérieure et médiane de la pyramide gastrique est plus abrupte et plus courte que les deux anteiieures, la pyiamide cardiaque est au contraire pourvue de trois laces égales et symétiiques. La légion branchiale est parcourue par une crête garnie dune sérié de tubercules et formant un angle dans sa partie moyenne; au point de reunion de cette crete avec le bord lateio-

ZOOLOGIE DU MEXIQUE

postérieur se trouve une saillie pyramidale triangulaire, mais beaucoup moins e'ievée que celles de la ligne médiane de la carapace. Le bord latéro-antérieur est cristiforme et Ires- obscurément divisé en dents contiguës; il est concave antérieurement et convexe en arriéré; le bord postérieur est droit et limité en dehors par un angle très-marqué et presque spiniforme. Le front est large, avancé et terminé par une très-courte pointe médiane. Les yeux sont grands et une petite pointe existe en avant de la cornée. Le sternum porte entre la base des pattes de la première paire quatre tubercules en ligne transversale1. Les pinces sont longues, presque nues. Le bras est finement denticule sur ses bords et lisse dans le reste de son étendue, si ce n’est en dedans et en dessus, ou Ion remarque quelques petits tubercules. L’avant-bras porte cinq crêtes decoupees en scie. La main esttrigone; environ dix dents régulières et fortes arment son bord supérieur et interne, environ douze dents plus petites surmontent le bord externe; le bord inferieur est finement découpé en dents qui augmentent de grandeur en s approchant de I extrémité de la main. Les laces supérieure et externe sont ornées de deux séries longitudinales de tubercules framboisés, entre lesquelles se voient quelques tubercules plus petits. Sur la face interne, ces lignes de tubercules ne se montrent que vers les doigts. Ceux-ci sont très-petits et très-faibles. Les pattes ambulatoires sont grêles et lisses. Le bord supérieur de la cuisse est cristiforme. Sur les pattes de la cinquième paire, le bord inférieur se prolonge en dedans comme une sorte de lobe.

Largeur delà carapace d’un mâle, 0,010.

Longueur, 0,008.

Longueur de la main, 0,009.

Longueur du bras, 0,008.

Cette espèce a été trouvée par W. Stimpson, près de Samboes, par 80 brasses de profondeur, et près d Alligator Reef, par 88 et 1 10 brasses.

M. Alex. Agassiz l’a rencontrée 096 brasses, par 2 3° 5 2' de latitude nord et 88° 0 5' de longitude ouest, a 1 entrée du golfe du Mexique.

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