Cryptopodia ocgidentalis
Dana American Journal of sciences, s' série, t. XVIII. p. 43o avec une ligure dans le texte
Gibbes Procmhngs of the Elliolt Society ofnatural history, t. I, p. 36, avec une ligure dans le texte.
Stimpson Crustacea ofthe Pacific shores ofNorth America, p. 18 (Journal of the Boston Society of natural history,
t. VI, i857).
Chez cette espèce, la carapace est tronquée en arrière, de telle sorte que les angles latéro-postérieurs occupent la place qui, chez la Cryptopodia concava, est réservée au tubercule d’origine des crêtes branchio-gastriques. Aussi le bouclier céphalo-thoracique •t-t-il la forme d’un triangle presque régulier et à base très-large. Les bords latéraux sont arqués et dentelés. La région gastrique forme sur la ligne médiane une proéminence élevée. Le front est triangulaire et aigu. Les pattes de la première paire sont longues, de forme prismatique à trois faces, à arêtes denticulées. La longueur de la main égale la largeur de la carapace. Les pattes ambulatoires sont cachées sous la carapace ; elles sont comprimées et grêles. Le corps et la face supérieure de la main sont couverts de poils courts.
Largeur de la carapace, o,o3o.
Longueur, 0,021.
Longueur de la main, o,o3o.
Cette espèce vient de la côte de la Californie.
ZOOLOGIE DU MEXIQUE. — V* PARTIE
ZOOLOGIE DU MEXIQUE
Genre OETH1U.
Cancer , Linné, Herbst, etc.
OEthra, Lamarck, Histoire des animaux sans vertèbres, 2e édit. t. V, p. 462.
OEthra, Latreille, Piègne animal, 2° édit. t. VI, p. 2 4.
OElhra, Desmarest, Considérations générales sur la classe des Crustacés, p. 110.
OEthra, Miine Edwards, Histoire naturelle des Crustacés, t. I, p. 370.
OEthra, de Haan, Fauna japonica , Crustacea, p. 81.
OEthra, Dana, United States exploring expédition, Crustacea, t. I, p. 228.
OElhra , A, Milne Edwards, Nouvelles archives du Muséum, t. VIII, p. 263.
Les OEthres établissent une transition entre les Oxyrhynques et les Cancériens, aussi M. Milne Edwards, en i83à, avait-il formé pour ces Crustacés un groupe distinct sous le nom de Cancériens cryptopodes. Le caractère le plus remarquable, dans ce genre, consiste dans le prolongement des bords de la carapace, qui cache complètement les pattes. Par là il se rapproche des Crvptopodies ; par l’aspect général de sa carapace, il a des analogies évidentes avec les Parthénopes, Aussi je pense, avec de Haan, Slimpson et M. Sydney Smith, qu’il doit se placer dans la même famille que ces derniers.
La carapace est ovalaire, bosselée et un peu relevée sur son pourtour. Le front est peu avancé. Les yeux, très-petits, sont logés dans des orbites circulaires. L’article basilaire des antennes externes est allongé et se joint au front par son angle interne; la tigelle mobile est petite et logée dans l’hiatus orbitaire. L’article basilaire des antennules est large et de forme presque quadrilatère. Le cadre buccal se rétrécit en avant, l’épistome est court et les pattes-mâchoires externes fort allongées ; leur mérognathe est tronqué en avant et en dehors, il ne présente pas d’échancrure pour l’insertion de la tigelle mobile. Les pattes peuvent disparaître entièrement sous le bord de la carapace ; elles sont comprimées et à arêtes crisliformes. L’abdomen du mâle est divisé en cinq articles; celui de la femelle en compte sept.
OEthra scrijposa, var. scutata.
(PI. XXXI, fig. 2.)
OEthra scruposa Linnei et auctorum.
OElhra scutata, Sydney Smith, Sillerman’s American journal, 1869. — Annals and Magazine of nalural history , 1869, 4° série, t. IV, p. 23o.
L Œthre rude est loin d’être rare dans l’océan Indien ainsi que sur les côtes des
CRUSTACÉS PODOPHTHALM AIRES. 171
îles de l’Océanie; on la rencontre fréquemment à Pile Maurice, à l’île Bourbon, dans Parchipel Malais, à la Nouvelle-Calédonie et aux îles Viti; mais les carcinologistes croyaient que cette espèce ne dépassait guère cette limite, taudis qu’en réalité elle s’étend dans l’océan Pacifique jusqu’aux côtes de l’Amérique. Effectivement, en 1869, M. Sydney Smith décrivit sous le nom d OEthra scutata une OEthre provenant de la Californie inférieure, et le Muséum de Paris possède un de ces Crustacés trouvé à Mazatlan, sur la côte du Mexique. J’ai pu, à l’aide d’une photographie que je dois à 1 obligeance de M. Sydney Smith, étudier attentivement ces OEthres, et, les caractères qu elles présentent ne me paraissant pas de nature à motiver une distinction spécifique, j’ai pu constater des différences plus grandes entre des OEthres rudes provenant d’une meme localité, de la Nouvelle-Calédonie par exemple. La carapace et les pattes de P OEthre d’Amérique sont moins raboteuses et moins rugueuses; les ornements et les fissures des bords latéraux y sont plus distincts; mais cela dépend de la nature de l’eau et du fond où vivent ces Crustacés, car le dépôt qui donne d’ordinaire aux OEthres un aspect pierreux est seulement extérieur et peut être enlevé au moyen de lavages et de frottements. Aussi je crois devoir considérer cette forme comme une simple variété de
Y OEthra scruposa.
Largeur de la carapace d’une femelle adulte, 0,090.
Longueur, 0,060.
Longueur delà main, o,o45.
Famille des LEPTOPODINÆ.
Ce groupe correspond essentiellement au genre Macropus de Latreille 1 ; il ne diffère que peu de la tribu que M. Milne Edwards a désignée dans son Histoire naturelle des Crustacés sous le nom de Macropodiens. Mais cette dénomination laisse à désirer; car, avant que Latreille eût appliqué le nom de Macropus à quelques espèces rangées auparavant parmi les Inachus de Fabricius, Shaw avaif donné ce même nom à un genre de Mammifères Marsupiaux et les entomologistes 11e Pont jamais adopté.
Genre LEPTOPODIA.
Inachus, Fabricius, Supjil. Entom. syst. p. 35g.
Cancer, Herbst, Krahben und Krebse, 3" partie, p. 27.
Mata, Bosc, Histoire des Crustacés, t. I, p. ao3.
Histoire naturelle des Crustacés et des Insectes, l. VI, p. 108, 1802.
Macropus, Latreille, Histoire naturelle des Crustacés et des Insectes, t. VI, p. 108.
Stenorhynchus , Lamarck, Histoire des animaux sans vertèbres, t. V, p. 286.
Leptopodia , Leacb, Zoological Miscellany, t. II.
Leptopodia, Say, Journ. Acad. Philadelpli. t. I, p. 455.
Leptopodia, Latreille, Rogne animal, 2* édit. t. IV, p. 54.
Leptopodia, Milne Edwards, Histoire naturelle des Crustacés, 1. 1, p. 2 y 5.
Leptopodia, de Haan, Fauna japonica, Crustacea, p. 89.
Leptopodia, Dana, United States exploring expédition , Crustacea, t. I, p. 83.
Ce genre est nettement caractérisé par la forme toute particulière de la carapace, qui, à partir de la pointe rostrale, forme un triangle régulier et très-allongé. Le rostre dépasse en longueur la carapace, il est simple et horizontal. Les yeux sont gros, courts et non rétractiles. L’angle postorbitaire n’est indiqué que par une épine rudimentaire. L’épislome est plus long que large. L’article basilaire se soude au front et dépasse de beaucoup le bord antérieur de l’orbite ; la tigelle mobile est insérée au-dessous du rostre. Les tubercules auditifs sont placés trèsprès du bord antérieur clu cadre buccal. Le mérognathe des pattes-mâchoires externes est étroit et son palpe est prosarthe. Les pattes ambulatoires sont remarquablement grandes, leur dernier article est aussi long que l’avant-dernier. Tous les articles de l’abdomen du mâle sont libres; les trois derniers anneaux de l’abdomen de la femelle sont soudés entre eux.
Leptopodia sagittaria.
Cancer sagittarius, Fabricius, Enlom. syst. t. Il, p. 442, 1793.
Inachus sagittarius, Fabricius, Supplem. Entom. syst. p. 369, 1798.
Maia sagittaria, Bosc, Histoire des Crustacés, t. I, p. 253, 1801.
Maia sagittaria, Leach, Edinburgh Encyclopedy , Crustacea, t. VII, p. 3g5, i8i4.
Maia sagittaria, Latreille, Généra Crust. et Insect. t. 1, p. 38, 1806.
Cancer seticornis , Hcrbst, Krabben und Krebse, t. I, p. 229, pl. XVI, fig. 91, et t. III, p. 27, pl. LV, fig. 2.
Macropus sagittarius, Latreille, Histoire des Crustacés et des Insectes, t. V, p. 112, 1802.
Macropodia seticornis, Latreille, Règne animal de Cuvier, 1” édit. t. III, p. 2a, 1817.
Leptopodia sagittaria, Leach, Zool. Miscell. t. Il, pl. LXVII, 1816.
Leptopodia sagittaria, Latreille, Encyclopédie méthodique , Insectes, pl. CGXGIX, %. 1, 1818.
Leptopodia sagittaria, Desmarest, Considérations sur les Crustacés, p. 1 55 , pl. XVI, fig. 2, 1825..
Leptopodia sagittaria, Latreille, Règne animal de Cuvier, 2' édit. t. IV, p. 64, 1829.
Leptopodia sagittaria, Guérin, Iconographie du règne animal, Crustacés, pl. II, tig. 4.
Leptopodia sagittaria, Milne Edwards, Histoire naturelle des Crustacés, t. I, p. 276, 1874. — Atlas du règne animai de Cuviei', Crustacés, pl. XXXVI, (ig. 1.
Leptopodia sagittaria, Stimpson, Proceedings of lhe Acad, of nat. sc. of Philadelphia, 1 85 7, sp. n" 23.
Leptopodia sagittaria, Desbonne et Schramm, Crustacés de la Guadeloupe , p. 1.
Leptopodia sagittaria, Stimpson, Prcliminary Report on lhe Crustacea dredged in lhe Gulf Stream ( Bulletin of lhe Muséum of comp. Zool. of Cambridge , t. II, p. 125).
CRUSTACÉS PODOPHTHALM AIRES. 173
Leptopodia sagitlaria, Von Martens, Ueber Cubanische Crustaceen ( Archiv.für Naturgeschichle, 1872, p. 79). Lcptopodia ornata, Guilding, On some rare W. Indian Crustacea, Transact. of the Linnean Soc. 1825, p. 335. Leptopodia lanceolata, Brulld, Histoire naturelle des Canaries , par Webb et Berthelot, Crustacés, fig. 1 (i836-i844). Leptopodia sagitlaria, Bruité, op. cil. p. i5.
Leptopodia sagitlaria, Milne Edwards et Lucas, Crustacés du Voyage de d’Orbigny, p. 3 , pl. IV, fig. 3.
Leptopodia debilis, Sydney Smith, Hist. of the Crustacea collected in central America ( Report of the Peabody Academy of sciences, 1869, p. 87).
Cette espèce est si bien connue, et elle a été si souvent figurée, qu’il est inutile d’en donner ici une description. Elle n’est pas rare dans le golfe du Mexique et dans la mer des Antilles, où elle vit à une profondeur de a 5 à ho brasses environ. On l’a rencontrée aussi sur les côtes de la Guyane et sur celles du Brésil, à Baliia. Webb et Berthelot ont signalé son existence aux îles Canaries et Stimpson l’a trouvée à Madère; malgré la distance considérable qui sépare ces stations, ces Leptopodies se ressemblent complètement et appartiennent certainement à la même espèce. La carapace de ces Crustacés est zonée de bandes blanches, brunes et noires, qui, partant à différentes hauteurs de la ligne médiane de la carapace, se dirigent parallèlement les unes aux autres vers les bords latéro-postérieurs, simulant ainsi uue série de triangles emboîtés. Les doigts sont bleus et leurs dents orangées. Les épines du rostre et des pattes sont
d’un rouge orangé. ^
Le Muséum possède un exemplaire de cette espece, provenant de la Martinique,
dont la carapace, y compris le rostre, mesure près de 5 centimètres et qui, les pattes étendues, a plus de ho centimètres. Généralement les dimensions de ces Crustacés ne sont pas aussi considérables : fai vu une femelle dont la carapace ne mesurait que j 7 millimètres et cependant dont l’abdomen était chargé d’œufs.
Les Leptopodies qui se trouvent sur la côte occidentale de l’Amérique centrale ont généralement les pinces plus courtes, surtout dans leur portion palmaire; aussi M Sydney Smith les a-t-il distinguées sous le nom de Leptopodia debilis; mais, après les avoir comparées aux exemplaires de l’Atlantique, je ne pense pas que l’on puisse conserver cette distinction spécifique. Les Leptopodies du Chili ont la carapace plus renflée dans ses régions branchiales et cardiaque, et le rostre plus court et plus relevé vers sa pointe; aussi les ai-je désignées dans la collection du Muséum sous le nom de Leptopodia modesta. C’est cette variété dont MM. Milne Edwards et Lucas ont donné une figure dans la partie carcinologique du Voyage de d’Orbigny.
ZOOLOGIE DU MEXIQUE
Genre METOPORHAPHIS.
Leptopodia, Th. Say, Journal of the Academy of natural sciences of Philadelphia , t. I, p. h 55, 1818.
Leptopodia, Milne Edwards, Histoire naturelle des Crustacés , 1. 1, p. 276.
Metoporhaphis, Stimpson, Notes on North American Crustacea, n° 2 , p. 70 ( Annals of the Lyceum of natural history in New York, t. VU, 1860).
En 1818, Tli. Say décrivit sous le nom de Leptopodia calcarata un Crustacé fort remarquable par les caractères de ses pattes ambulatoires, où le troisième article est armé à son extrémité de trois épines, dont la médiane est grande et obtuse. La carapace, inégale, porte quelques tubercules. Les yeux se terminent par une pointe obtuse. Les antennes externes sont plus courtes que le rostre et celui-ci est armé à son angle antéro-exlerne d’une petite épine.
W. Stimpson, après avoir examiné cette espèce, l a considérée comme appartenant à un genre particulier, qu’il a désigné sous le nom de Metoporhaphis et auquel il a assigné les caractères suivants :
La carapace est triangulaire, à surface inégale et semblable à celle des Sténorhynques. Le rostre est entier, long et grêle. Les antennes externes sont longues, et leur ligelle mobile est insérée à découvert. Les antemmles ressemblent à celles des Leptopodia, elles ne sont pas cochléariformes à leur base. Les pattes-mâchoires externes sont presque semblables à celles des Leptopodia. Les doigts des pattes ambulatoires sont presque droits et ciliés.
Ce Crustacé paraît très-rare; je n’en connais d’exemplaire dans aucun musée, et, comme il n’a jamais été figuré, il est encore fort mal connu. Aussi, bien que l’espèce dont je vais donner les caractères semble lui ressembler beaucoup, je la désignerai sous un autre nom, car elle me paraît différer par quelques particularités de la Leptopodia calcarata de Say.
Metoporhaphis forficülates (■ nov . sp.).
La carapace a peu de consistance; elle est élargie en arrière et cache imparfaitement le sternum; elle se rétrécit en avant des régions hépatiques. La région gastrique est surmontée de quatre tubercules, dont trois rangés transversalement et un situé en arriéré sur la tige médiane; un tubercule surmonte la région cardiaque. Le rostre est
CRUSTACÉS PODOPHTHALMAIRES. 175
long, grêle, pointu et simple; il n’y a pas d’angle ou d’épine postorbitaire. Les yeux sont grands et terminées par une pointe très-marquée située au devant de la cornée. Les pattes antérieures de la femelle sont très-faibles et hérissés de poils épineux en dessus et en dessous; de petites épines existent au-dessus du bras et de l’avant-bras; la portion palmaire de la main est remarquablement courte; les doigts sont, au contraire, développés d’une matière exagérée, ils sont bâillants et armés sur leur bord préhensile de longues soies roides et aiguës. Les pattes ambulatoires sont longues, grêles et presque égales entre elles; la cuisse porte à son extrémité trois épines, l’une médiane grande et dressée, les deux autres très-petites, placées à côté, et surmontant les tubercules d’articulation de la jambe. Les doigts sont longs, faibles et droits. Le mérognathe des pattes-mâchoires externes est tronqué en avant pour l’insertion du palpe, l’angle antéro-interne est tres-saillant.
Largeur de la carapace d’une femelle, 0,009.
Longueur, 0,012.
Longueur des pattes ambulatoires delà première paire, o,o38.
Je n’ai jamais observé que ce seul exemplaire; il provient des cotes de la Guyane.
Genre COLLODES.
Stimpson, Notes on North American Crustacea, n° 2 , p. 65 (Annale of the Lyceum of naturel history in New York, t. VII, 1860.)
Ce genre, que W. Stimpson a placé dans la famille des Eurypodidæ, se dislingue à l’aide des caractères suivants : la carapace est déprimée et élargie dans sa portion branchiale. Le rostre est court, entier ou très-peu bifide. Le bord susorbitaire est séparé de l’angle postorbitaire par une échancrure profonde; cet angle est grand et spiniforme ; les yeux sont rétractiles et peuvent s’appuyer à sa hase mais non se cacher au-dessous de lui. L’article basilaire des antennes externes est court et pourvu en dessous d’une crête plus ou moins découpée; la tigelle mobile est à découvert sur les côtés du rostre, elle est beaucoup plus longue que ce dernier. Les pattes-mâchoires externes ressemblent à celles des Néorhynques 1 ; le mérognathe est très-échancré pour l’insertion du palpe, audessous duquel l’angle inféro-interne s’avance beaucoup. Les pinces sont, faibles dans les deux sexes. Les pattes ambulatoires sont courtes et terminées par un
1 Le nom de Microrhynchus (Bell), ayant été employé en 182 3 par Mégerle pour désigner un genre de Coléoptères, ne pouvait être employé de nouveau, et je proposerai de désigner ces Crustacés sous le nom de Neorhynchus.
ZOOLOGIE DU MEXIQUE
doigt grele et pouvant se replier sur l’avant-dernier article, formant ainsi une sorte de pince dont l’animal fait usage pour se cramponner aux corps sous-marins.
Ce genre se distingue des Neorhynchus par la disposition des orbites, ouvertes en dessus, par le peu de largeur de l’article basilaire des antennes externes et par le développement du rostre ; il diffère des Achæus par la forme des pattesmâchoires externes et de l’angle postorbitaire, des Achæopsis par ses pattes ambulatoires préhensiles, des Eurypodes et des Orégonies par la brièveté de son rostre et de ses pattes.
Stimpson a fait connaître plusieurs espèces de Collodes; malheureusement les exemplaires qui ont servi à ses études ont été détruits dans l’incendie de Chicago, et les descriptions qu’il a données de plusieurs de ces Crustacés sont trop incomplètes pour qu’il soit possible de les distinguer avec quelque certitude. Aussi, après avoir indiqué les caractères des Collodes que j’ai entre les mains, je devrai me borner à reproduire les diagnoses dues au naturaliste américain.