CH, = CH-CHCI, + OH, —> 2CIH + CH, = CH-CHO
TGS
En fait, nous n'avons pas observé d'acroléine, même pas par l'odeur. Le dosage de chlore :onisé en fonction du temps tend vers un atome par molécule et ensuite une hydrolyse du deuxième atome intervient avec une très grande lenteur, comme on peut s'y attendre pour un halogène du type vinylique. À 50° dans la soude N/10, nous avons un atome de chlore ionisé par molécule au bout de 300 heures et 1,08 au bout de 500 heures.
Nous avons confirmé cette observation par un chlorure vinylique de série aromatique, où la réaction doit être supposée un peu plus grande. C'est l' chlorallylbenzène C H.-CH,-CH = CHCI On observe effectivement une hydrolyse, mais elle est très lente. Dans la soude N/2, au bout de 160 heures, à 100°, nous avons retrouvé par distillation 75 % du corps mis en jeu et nous avons pu mettre en évidence l'aldéhyde phénylpropionique.
C,H.-CH,-CH = CHCI+OHNa —> CINa+ C,H.-CH,-CH,-CHO
Nous sommes en droit de négliger, dans notre étude cinétique, l'hydrolyse du deuxième halogène.
Ce problème de l'hydrolyse normale du dichloro 3,3 propène a été repris par une autre voie.
On sait que l'hydrolyse hétérogène par l'hydrate de plomb peut donner des résultats différents de l'hydrolyse alcaline homogène (3).
Un essai d'action de l'oxyde d'argent sur le dichlorure I n'avait pas donné d'acroléine (3). Mais l'expérience n'était pas probante à cause des possibilités d'oxydation par Ag,O. Cet effet n'était pas à craindre avec le plomb. L'hydrolyse a été très faible et ne m'a permis d'isoler ni alcool, ni ether oxyde. Seuls, quelques goudrons non identifiables ont été obtenus.
Par contre, nous avons observé une isomérisation allylique partielle. L'isomère I utilisé s'était partiellement transformé en isomère Il, plus stable.