EXPÉRIENCES DANS L'EAU SURÉGHAUFFËB
de teOes déchirures supposeraient une pression intérieure de plus de iOOO atmosphères.
0 est & remarquer qu'avant d'éclater, le tube se bombe sous forme d'ooe ampoule A, de 5 à 6 centimètres de longueur (ûg .23, 24 et 25),
fig. 23.— B&oltat de Texplosion d'un tiibeà tis. ^ AA'. Ampoiile.~D. Déchirure* — ÉebtUe de |
et c est au milieu de cette ampoule que s'ouvre la boutonnière D (fig. îô et 24.), de façon à rappeler tout à fait le relief de la gibbosité de TEtna» avec l'échancrure centrale du Val del Bove, dont l'origine a
Tiç. 24. — Résvltatderesplotiood'iu tabe fermé k la foife.— Ak\ Ampoule. — D. Mchinue. — ÉEbcUe de J.
été attribuée par de Buch et Élie de Beaumont à une force expansive du même genre.
Un thermomètre à mercure, plongé dans le sable à proximité des tubes.
1%. 25w — Aipeet eitérieiir et coupe longitudiDale de Timpoule qui précède reiploeion du tube de fer emplojé aux expériences daos Tean BOrécbaulTée.
} atteint rapidement sa limite; des fragments anguleux de zinc s'y ramollissent; la température à laquelle les tubes restent exposés, pendant plusieivs semaines, est donc au moins de 400 degrés. On les retire graduellement afin de les refroidir avec beaucoup de lenteur.
ISS APPLICATION AUX ROCUES llËTAHORPDKJl'ES.
Un tube en cuivre rouge {ûg. 26, 27, 28 et 29), avec un couvercle à vis également en cuivre rouge, que mainlieut
farmclun d'un (ube d< cui- Fig. Ï7. — Coupe langiludJDil* de r*p|am uil pour l'eiteotion d'eipé- niétne tlgnillriiioa do iMlro qtM duu sur^chaufrie. — Te. Tube de figure pricédenie.
a prewion. — ÉcLelle de i.
solidement une bride eu fer F, munie de vis, a élé conslruil pour continuer les oxiiéricnccs; il n'a pas encore élé utilisé.
PriMipaBx résBllata 4cb »p<rleaMM. A UnC tempôraturi"
qui est au-dessous du rouge naissant, l'eau réagit très-énergiquctnenl sur certains silicates.
TraitifurmatioH da terre en un tU'uate hydraté, avec prodiu-
EXPÉRIENCES DAHS L'EAU SUItfiCHiUJFFËR. ISO
bmufe quartz criitaltité. — Le verre ordinaire donne, au boul dequelques jours, deux et souvent trois produits distincts:
1* Une masse blanche tout à fait opaque qui résulte d'une transformation complète : elle est poreuse, happant à la langue et aurait l'aspect du kaolin, si elle ne présentait une structure fibreuse très-prononcée.
La simple comparaison des épaisseurs d'un tube de verre, avant et après sa décomposilion, annonce que, dans celle dcr* oière action, la substance s'est considérablement gonflée. C'est ce que conGrme l'examen des densités. Réduit en poudre fine, le verre, modifié, a en effet une densité de 2,49, t'est-à-dire très-voisine de celle du verre ordinaire; mais les
Fi?. ». - Bimluude l'Ktioii de I'mu >urfah4urrtc mr un lube ds lerK,
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■rnalnrtlle.
fragments de la même substance, pris avec leur volume apparent, ont seulement une densité de 1,89. La substance est donc devenue poreuse et son volume apparent surpasse son volume réel environ du tiers de ce dernier.
Tantôt le lube, en se gonflant, a conservé sa forme générale; tantôt il s'est séparé en fragments fortement infléchis; tantôt il s'est couvert d'ampoules (fig. 50) ; tantôt il présente des excoriations à sa surface (fig. 58, 59 et 40); tantôt il s'est gauchi et gercé (fig. 51) ; tantôt enfm, il s'est tout à fait désagrégé et réduit en une {loussière blanchâtre.
fi'un autre côté, dans sa transformation, le verre a généralement acquis une structure éminemment schisteuse [fig. 54). Les feuillets dans lesquels il se clive facilement
IGO ' APPLiCiTlON AUX ROCHKS HËTiHORPHIQOES.
sont de forme cylindroîde, comme le tube lui-même, et enroulés concentriquement (fig. 32) ; ils sont si minces qu'on peut quelquefois en distinguer plus de dix dans un millimètre d'épaisseur (ûg. 33). Quand le verre est incomplète-
ment attaqué, le centre, quoique vitreux encore, montre aussi des zones très-fines, comme les agates onyx (fig. 54). Le tout rappelle la structure de certaines roches schisteuse!) et cristallines.
tf. 3t. - RJtult GnuDdeor oiib
En tous cas, la modification du verre, dont il est ici question est complètement dilTérente de la dévitrification qui a été étudiée par Réaumur et, plus tard, par H. Dumas et par H. Pe-
louze '.
> Oomfif Ttmhu tU [AeadimU 4n teitmcm, 18U, I. U, p. 13S1-133I.
EXPERIENCES DUS. L'EAU SURËCHAUFFËE. IOI
Le verre modifié dont nous nous occupons usl racilement
fusible; il fond en bouillonnant, à la manière des zéolithes :
car il s'est hydraté. Il est attaqué par les acides, même à
R;. n. — Unlltl d« racliof
Troid. Sa composition a été trouvée, comme il suit, après un lavage à l'eau bouillante qui en a séparé des parties solubles, une dessiccation à 100 degrés, et déduction faite d'un résidu inattaquable, dont il sera question plus loin :
Silice. . .
Chaai . .
Soade. .'.
Almniiie .
La composition du verre primitif a été trouvée ;
Silice. . .
Chtai. . .
Magnésie .
Soude. . .
Pour mieuik comparer la composition de ces deux silicates, OQ peut en rapporter les éléments à la même quantité de chaux :
Tirn ordluira. Ttfra ih
SK,0
iG2 APPLICATION AU NËTAMORPHISMB.
En rapprochant ces deux séries de chiffres, on voit que le verre a perdu environ moitié de la silice et un tiei's de Talcali, et que le nouveau silicate a fixé de Teau. 1^ quantité d'eau indiquée par l'analyse des échantillons est sans doute inférieure à celle qui avait été fixée d'abord; car le tube de fer ayantété, par accident, mis à sec, la substance a étésouoiise, sous la simple pression atmosphérique, à une assez forte chaleur pour se déshydrater en partie. Quant à Talumine, elle ne reste pas fixée, comme il arrive dans la décomposition ordinaire des silicates en présence des agents atmosphériques, d'après les belles recherches d'Ebelmen. A la faveur de Talcali, l'alumine est en partie entraînée, à l'état de dissolution, avec la silice.
Le silicate résultant de la transformation du verre a de l'analogie avec la pectolite, qui se présente aussi en cristaux ou en masses fibreuses.
Ainsi, l'eau pure et convenablement suréchaulToe transforme un silicate anhydre, tel que le verre, en un silicate hydraté, de nature zéolilhique.
Le verre transformé présente plusieui*s variétés d'aspect, qui résultent non-seulement des différences originelles des tubes, mais encore de la nature de la substance qui a été ajoutée à l'eau suréchaufTée dans chaque expérience, ainsi que du temps plus ou moins long pendant lequel Faction chimique a duré. On peut y distinguer, au moins, une variété /Wa6/e, ressemblante du kaolin, et une variété dure^ beaucoup plus cohérente.
Dans la variété friable, la structure en couches concen«> triques adhérentes et la structure fibreuse se manifestent simultanément; on le constate à l'œil nu, ainsi qu'au microscope.
De plus, la paroi interne en est parfois revêtue d'une croûte transparente, hyaline, incolore, rayant le verre, infusible et