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CHAPITRE PREMIER

APPUCATION DE LA MÉTHODE EXPiRDmfTALE A LIISTOIRE

DES DEPOTS MfiTALUFËRES

Aperça sur les gites mMallifères.

Prise dans sa constitution générale, Técorce terrestre présente des niasses beaucoup moins variées que ne le ferait supposer le grand nombre d'espèces minérales qui y sont connues. Les roches qui la constituent, stratifiées, éruptives ou cristallines, renferment essentiellement, comme métaux, le potassium, le sodium, le calcium, le magnésium, Taluminium, ainsi que le manganèse et le fer; les métaux usuels, tels que le plomb, l'argent ou l'or, ne s'y rencontrent pas comme parties constitutives. Ces derniers métaux, ou plutôt leurs combinaisons, sont réparties dans l'écôrce terrestre d'une manière irrégulière et accidentelle, sous forme d'accumulations, le plus souvent de dimensions très-restreintes, auxquelles on a donné le nom de dépôts métallifères ou de ^e$ métallifères. Ce ne sont, pour ainsi dire, que des infiniment petits, comparés à l'ensemble de l'écôrce terrestre.

Quelque faibles que soient leurs dimensions, les dépôts métallifères offrent un intérêt tout spécial, d'abord pour le minéralogiste, qui y trouve des espèces nombreuses et bien cristallisées; puis, pour le géologue, qui y' voit l'une des manifestations les plus remarquables de l'activité interne du globe. Ils se rattachent, en effet, aux exhalaisons volcaniques et aux sources thermales, phénomènes dont ils sont des représentants fort instructifs pour les anciennes périodes.

Au milieu de l'extrême variété de formes que présentent

les gîtes métallifères, on peut en distinguer quelques types principaux, parmi lesquels celui de filon est particulièrement remarquable, tant par sa fréquence que par sa régularité.

Tout en étant intimement soudés aux masses encaissantes, les filons s'en distinguent par leur composition, qui contraste, en général, aussi bien avec celle des roches cristallines qu'avec celle des roches stratifiées. Les substances de nature complexe qui les constituent ont été distinguées par les mineurs, en deux catégories : les minerais et les gangues.

Dans les minerais, c'est-à-dire dans les substances susceptibles d'être exploitées, les métaux sont quelquefois à l'état natif : tels sont l'or, l'argent et le cuivre. Le plus souvent, ils sont combinés à l'état de sulfures, soit simples, comme ceux de plomb, d'antimoine, de mercure, d'argent, de cuivre, de fer (galène, stibine, cinabre, argyrose, chalkosine, pyrite), soit à l'état de sulfures multiples, comme l'argent rouge ou le cuivre gris. Quelques métaux sont à l'état d'oxyde: tels sont l'étain et le fer (cassitérite et oligiste). Parmi les autres combinaisons où les métaux usuels sont engagés dans les filons, mais qui y sont plus rares, il faut citer des séléniures, des tellurures, desarséniures, ainsi que des chlorures, des phosphates et des arséniates.

Par opposition à la dénomination de minerai, on a donné, d'après une étymologie allemande^ le nom de gangue aux substances qui ne sont pas mises à profit. Parmi les gangues, qui sont ordinairement de nature pierreuse, les principales sont : le quartz qui est très-fréquent et qui, dans tous les pays, est môme la matrice à peu près unique de l'or et du minerai d'étain ou cassitérite; des carbonates, comme la calcite, la dolomie, la sidérose; le sulfate de bar>te ou barjtine; le fluorure de calcium (chaux fluatéeou spath fluor). Il faut ajouter que les fragments des roches encaissantes, très-souvent et très-abondamment empâtées par les minerais, sont comptés

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