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ETRANGER

Le Théosophiste, publication mensuelle infolio, publiée à Mapras (Indes) en anglais, représentant la Société théosophiste. universelle que préside M. le colonel ‘Olcott, homme très instruit dans les religions et la philosophie de ces contrées. Mme Blavatsky est le secrétaire de cette société et le principal gérant de ce journal. Cette dame est un écrivain aussi distingué que savant, parlant et écrivant, diton, une quinzaine de langues; elle est, en plus

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un médium d’une grande puissance, ayant publié en langue anglaise un ouvrage très estimé, sous ce titre: Zsis dévoilée, deux volumes traitant des plus hautes questions d'ocultisme et de spiritualisme qui aient été abordées jusqu’à no0S Jours.

Le Théosophiste contient les faits les plus curieux que Mme Blavatsky recueille dans ses relations avec les Bouddhistes de l'Inde, comme avec tous les groupes qui, en Amérique, en Angleterre et généralement en Europe, S'occupent de magnétisme et de spiritualisme. Beaucoup de savants étrangers concourent à cette publication, qui offre parfois des débats scientifiques très courtois en vue d’élucider la question en litige; ce journal s'offre comme étant un terrain neutre, où chacun peut défendre ses propositions.

Ayant l'honneur d’être membre honoraire de cette société, et recevant son journal, dont de nos amis nous traduisent les articles les plus curieux, nous pouvons mieux apprécier la valeur de cette publication.

Un de ceux-ci qui voyage dans l'Inde, ayant eu la bonne chance de rencontrer le colonel Olcott, et celle non moins heureuse que ce monsieur lui ait remis un exemplaire d’une espèce de catéchisme bouddhiste qu'il a traduit en anglais, et qui est à sa quatorzième édition; notre ami fut autorisé d’en faire une tra-

duction en français, ce qu’il a fait avec plaisir, et livré à la publicité sous ce titre:

LE BOUDDHISME, SELON LE CANON DE L'ÉGLISE DU SUD, Sous forme de catéchisme, par HENRY S$.

Ozcorr, président de la société théosophique; approuvé pour l’usage dans les écoles bouddhistes, par H. SumanGaALA, grand prêtre de Sripada (pic d’Adam)et de Galles, et principal de WIDYODAYA, PARIVENA (école de théologie bouddhiste); traduction française sur le texte de la quatorzième édition, par D. A. GC. (1).

Ce petit ouvrage nous révèle des propositions que nous ne doutions pas être admises par les Bouddhistes qui sont au nombre de près de cinq cents millions en nos jours; propositions faites par Bouddha lui-même, qui fonda par elles cette puissante société que nous ne nommerons pas religieuse puisqu'elle n’admet pas plus de Dieu, que Bouddha nese dit l’être lui-même. Ce dernier se présente en philosophe libre, ne voulant admettre ni de révélation ni d'histoire mystique sur parole, il veut que l'expertise prime dans l’éducation des hommes.

Entraîné dans une métaphysique un peu ténébreuse, il arrive à nier l’existence de l’âme et son immortalite bien entendu. Bouddha admet les parties du corps matériel comme étant ou formant l’individualité humaine, c’est l’école de Bichner et de Darwin, antérieure à cellede

(1) Librairie des sciences psychologiques, 5, rue des Petits- Champs, Paris, et chez Ghio, Galeried'Orléans(Palais-Royal),

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ces deux savants, mais le côté obscur et très récusable des enseignements de Bouddha, est que ce philosophe réincarne ces mêmes parties du corps dont il méconnaît l’individualité, en vue de quoi, nous l’ignorons. Il leur accorde la conservation de la mémoire? dans quel but? d’une béatitude christicole qui, cependant, aura un terme, vu que n’admettant pas de commencement de creation, il en admet la fin: comme on nous promet une suite, attendons pour en faire un examen impartial. Ce catéchisme pour le moment est complètement athée et même pantheiste, nos livres religieux n’ont quoi que ce soit d'analogue avec ces négations des sujets qui font leur propre force. Le professeur Bouddha, est un vrai libre-penseur ! il mérite d’être lu et apprécié!

Une grande quantité de journaux spiritualistes traitant des faits, sujets de nos études, existent en Amérique, dont le plus ancien, dit-on, est le BANNER 0F L16HT, ou étendar de la lumière, publication digne d’être lue et étudiée.

Un autre également très lu, est le Licar ror ALL.

Joignons leur quelque chose comme dix millions de lecteurs et de disciples. L’Angleterre suit de très près l’Amérique, on lui accorde quatre millions d'adeptes, et une grande quantité de journaux, comme d'ouvrages traitant de ces questions. La FRANCE, l’ALLEMAGNE, l’AuTri- CHE, l'EsPAGNg, la Russie, l’Irazre, la BuLeique,

RE ANNE PRG TENUE LÉGER ; HAUTE AU NUNX We ENT AA RENE ae Po LA eo 2x de ref. :

la Suisse, sont toutes en études de ces questions qui captivent la raison la plus rétive par leur étrangeté et leur valeur. C’est une rénovation générale de toutes sciences et de toutes philosophies libres ou religieuses qui entre en scène et changera totalement nos appréciations sur toutes ces choses, l’idée scientifique y gagnera ; celle religieuse y perdra. La première y appréciera mieux les constituants des formes, et la deuxième l’inutilité et le danger dettraiter des dieux.

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