CENTRES DE DÉSINFECTION ET D'EPOUILLAGE
Aflecté à un hôpital complémentaire, et en second au Laboratoire de Bactériologie, puis, après un stage au Val-de-Grice, chargé de la vaccination antityphoïdique des soldats de la classe 1917 dans les places de M... et de C...., en outre de lépuration des eaux de boisson, puis de l'inspection des usines travaillant pour la guerre, nous fûümes encore en plus placé brusquement à la tête d’un hôpital complémentaire de 80 lits.
Cet hôpital, primitivement réservé aux syphilitiques, était alors affecté au traitement des galeux. Il ne possédait aucun appareil de désinfection, aucune installation de bains et de douches. Notre préoccupation première fut de le doter de ces installations absolument indispensables, ce que nous pûmes réaliser très rapidement grâce à l’appui bienveïllant de la Direction. Nous fîmes ainsi construire deux étuves improvisées (pl. FE) qui nous permirent de réaliser en quelques semaines un centre antigaleux susceptible de rendre les services qu’on était en droit
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d’en attendre.
Ayant demandé à revenir sur le Front dans une Unité combattante et aflecté à une Formation fonctionnant comme Poste avancé d’ambulance, il nous fut donné de constater qu’une ambulance-hôpital des environs de Soissons ne possédait aucun appareil de désinfection. Là encore deux de nos étuves improvisées furent mises en service et suppléèrent au manque d’étuves plus importantes: elles fonctionnèrent jusqu’à l’arrivée des allemands lors de leur offensive de 1918.
Dans le courant de 1917 le Commandement, soucieux à juste titre de combattre la multiplication vraiment inquiétante des parasites, prescrivit des mesures adéquates et voici quelquesunes de ses prescriptions qui firent l’objet d’une circulaire du Médecin inspecteur chef supérieur du Service de Santé de l'Armée, circulaire adressée à tous les médecins cheîs de ladite armée (1):
Conformément aux ordres du Général Cle G. À. E. et du Général C‘la N° Armée, l'attention des Médecins doit être de nouveau appelée sur la propreté corporelle des hommes et plus particulièrement sur la nécessité de veiller à la destruction systématique des parasites (poux, puces, punaises).
Cette destruction est d'autant plus indispensable, notamment pour les poux, qu’à plusieurs reprises l'apparition du typhus exanthématique a été signalée dans l'Armée allemande et dans la population d'Alsace et du Grand Duché de Bade et que cette maladie est observée à l’état épidémique surtout pendant l’Hiver. La capture de prisonniers porteurs de parasites, les reconnaissances de patrouilles dans des tranchées ou abris ennenus contaminés, seraient de nature à entraîner l’éclosion et la propagation du typhus, si la désinsectisation n’était pas
1) N° Armée. Service de Santé-Direction N° 7385/d. Q. A. 18 Octobre 1917.