‹ Eugène Manuel: Poésies complètes, augm. de pièces inéd. et ornées d'un portrChapitre 121 sur 121 · II · texte numérisé non relu

II

De tous ceux qui, prenant corps à corps nos misères, Ont refusé de croire à des maux nécessaires, Nul n'a marché d'un pas plus sûr.

Pour le long sacrifice ou la courte souffrance,

Les cœurs sont toujours prêts, dans ce pays de France :

Les héros ne se comptent pas!

Mais, loin du champ de mort que l'honneur glorifie. Il est temps d'agrandir enfin le champ de vie :

Ce sont là les futurs combats !

Les offrandes du monde à peine y vont suffire, Car la science est jeune, et l'infini l'attire.

Le but marqué n'est pas douteux :

Et, dans l'œuvre de Dieu, que l'homme calomnie, Ceux-là sont les plus grands qui font, par leur génie.

Reculer la mort devant eux!

Avertissement de la première édition 3

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