RACHAT
APPEL EN FAVEUR DE l'œUVRE DES JEUNES LIBÉRÉS
D'où viens-tu? — Du pays de misère et de honte.
Qu'as-tu fait? — J'ai péché : je me sens avili.
Où vas-tu? — Je gravis le sentier qui remonte.
Que veux-tu? — Du travail. — Qu'espères-tu? — L'oubli,
Crois-tuqu'ilestunDieu, pauvre âme encore obscure? Que ta bonté le prouve, et j'y croirai demain. •Crois-tu que le regret peut laver la souillure? Je n'en douterai plus, si tu me tends la main.
— Et sauras-tu vouloir ? — Oui, pourvu qu'on m'éclaire.
— Sauras-tu marcher? — Oui, sûr contre l'abandon.
— Sauras-tu lutter ? — Oui, si j'obtiens mon salaire.
— Sauras-tu soufiFrir? — Oui, si c'est pour le pardon.