‹ Eugénie de Guérin: journal et fragmentsChapitre 31 sur 32 · Écrit dans son cahier d'Bitraits, aprèc cette pente* i · texte numérisé non relu

Écrit dans son cahier d'Bitraits, aprèc cette pente* i

t Le sentiment, quand un cœur lui est fermé, t'en appreene tutti prêt que possible, de même que, lorsqu'on l'en exile, il prend le plu» long chemin pour eu soriir.

■ je ne sais qui a dit cela. »

2. On voit àl'écriture que la dernière phrase a été ajoatée plat tard.

FRAGMENTS ttS

[1840, au Cayla.] «Les dieux n'ont fait que deux choses parfaites : la femme et la rose. » Mot aimable d'un philosophe, gens qui n'en disent guère, qui pour cela s'est conservé, que pour cela j'ai recueilli d'un journal , parmi l'aride politique, comme une fleur dans des rocailles. Je n'aime pas les affaires d'État, malgré le grand intérêt qui s'y lie, parce que la manière dont elles sont traitées me fait mépriser les hommes, sentiment pénible pour moi ; puis, ces grandes et froides questions me sont inintelligibles, et rien ne me va de ce qui se remue par spéculation et diplomatie. A l'arrivée des journaux, mon père court aux Chambres, moi au feuilleton. C'est là que j'ai lu La Rose, et le joli mot de Solon sur cette fleur et nous. C'est une bagatelle, un parfum d'Orient qui m'a fait plaisir : cassolette dans un désert. C'était quelque belle Grecque qui faisait dire cela, ou peut-être est-ce vrai, que sais-je? Y a-t-il rien de comparable à la rose? y a-t-il rien de comparaMe à la femme ? Quand ces deux fleurs du paradis terrestre parurent, il faudrait savoir de Dieu même celle qu'il trouva la plus belle... Ahî la vose resta la même, et la femm* déchue s'enlaidit. Le péché dégrade toute la nature humai*;*; sans cela nous naîtrions, toutes jolies, nous serions sœurs de la rose, et le compliment r le Solon serait une vérité générale.

[1 841, 2 janvier, à Nevcrs.] * — Mon Dieu , mon Dieu ! qu'elle a souffert cette nuit et aujourd'hui encore!

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