ET
l'intervention ne consiste pas dans un danger possible immédiat au moment de l'intervention, ni dans les suites fâcheuses éventuelles ultérieures (qui n’existent pas), mais dans le fait qu’elle fait perdre à l'individu définitivement la capacité d’avoir des enfants, c’est-à-dire le lèse dans un de ses droits (et peut-être devoirs) les plus élémentaires.
Les principales raisons qui ont été invoquées dans les différents pays pour l’adoption de cette mesure sont les suivantes :
D’après des statistiques, il a été constaté :
1° que les descendants des tarés héritaient souvent la même maladie mentale ou d’une autre analogue;
2° que les anormaux, les dégénérés se multipliaient beaucoup plus que les normaux;
3° que le nombre de criminels et d’anormaux augmentait de plus en plus;
4° que le patrimoine héréditaire de la race se détériorait de plus en plus, les incapables augmentant en leur nombre au détriment des capables.
5° qu’il y a danger à ce que la charge imposée par les anormaux à la société ne devienne à la longue trop écrasante.
Les adversaires de la stérilisation eugénique objectent que le phénomèna de la multiplication excessive des tarés et de ses conséquences funestes, indiquées plus haut, auraient dû se produire depuis longtemps, puisque la stérilisation, pour motif eugénique, n’a pas été pratiquée, de façon systématique dans le passé, nulle part. À cette objection, les adeptes de l’intervention répondent que jusqu'ici les incapables, les tarés étaient éliminés automatiquement grâce au libre jeu de la sélection naturelle. Ce libre jeu de la sélection se trouverait aujour-