M- GRANGER, EULALIE, LE BARON, M- LAROCHE, GRANGER
Le baron mIuc de la porte.
M n,# Granger, va au-devant de lui. Approchez, approchez, mon gendre. . .
le baron. Ali! madame!.. (A Eulalie.) Mademoiselle... puis-je espérer que vous daignerez continuer mi titre si doux?
eulalie, a.>ec timidité et regardant son prre et sa mère. Monsieur, dans une circonstance aussi grave , j’ai dû me conformer à |a volonté de ma famille et m’en rapporter à la sagesse de mes bons parens.
baron. Ah! mademoiselle, vous me rendez le plus heureux des hommes... je v °udrais avoir des millions pour les déposer à vos pieds.
LAROCUE,n part. Il s exprime trèscouvenablement... quand mon gendre pourra-t-il parler comme cela ?
granger. Général , vous êtes accoutumé aux victoires, ce triomphe ne doit pas vous etonner.
le baron. Je n’en ai jamais remporté qui m’ait fait éprouver autant de plaisir!
ji*"* granger. Savez-vous que votre corbeille est magnifique?
le baron. J ai tâché de la rendre digne
de celle à qui je l’offrai»,
Charles. Dans le de dragons , en garnison à Strasbourg.
eulalie. Vous êtes bien aimable , mon cousin, d’arriver juste au moment de mon mariage... vous serez mon premier garçou de noces...
Charles. Avec plaisir, ma cousine...
eulalie. J’ai un compliment a vous faire... l’épaulette vous va supérieurement!...
M 1 "* larociie. Ils ont été assez longtemps à la lui donner!... on était plus expéditif sous Napoléon... il en pleuvait, des épaulettes!... mais à présent que le gouvernement a la fureur de ne pas vouloir se battre !
granger. D après les progrès de la civilisation , la paix n’est pas un état naturel...
LE baron. Un de ces jours nous aurons une bonne guerre!...
Charles. Dieu le veuille!
eulalie. Pour vous faire tuer, n’cst-ce pas?
Charles. Pour ine distinguer et inériter l’étoile des braves.
LE n\nON. Bien, bien , jeune homme!
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