‹ Eulalie Granger drame en cinq actes et en sept tableauxChapitre 19 sur 89 · SCENE XVI · texte numérisé non relu

SCENE XVI

Les Mêmes , CÈLESTINE, BERNARD, DAVIAU.

CÉLESTINE, de la porte. Maman?

H™ Laroche. Qu'est-ce?

CÉLESTINE. M. Bernard est li avec le notaire, faut-il les faire entrer?...

eulalie, vivement. Oui, oui... c'est convenu.

MONNERON, à lui-méme. Un second notaire!

EULALIE. C’est pour ma cousine... elle le marie aussi... et vous ne pouriex pas faire les deux contrats.

Celestine, Bernard, Daviau entrent et ialaent. monneron, à part. Je suis le mieux partagé.

DURREUIL, à Cèlestine. Eh ! eh ! petite sournoise, vous ne m’aviez rien dit de ce mariage... M. Bernard, vous ferez beaucoup d’envieux.

M™* changer, à Monneron. Placez-vous ici, M. le notaire.

M"* l.arogue, à Daviau. Vous, là...

M"* Oranger. Et , en attendant l’arrivéedes témoins, vous prendrez lesnomsdes futurs ; vous établirez les conventions....

les donations...

DUBREUIL, souriant. Tous les articles du marché...

Eulalie, le Baron. M. et M™* Oranger, entourent leur notaire. Cvlestine, Bernard, M m * Laroche août autour de la laide de Daviau ; Charte* et Dubtcuil •ont an milieu.

Cn tRLKS, regardant Eulalie. Qu’elle est

{ ‘olie ma cousine!... comme deux années 'ont changée à sou avantage!...

DUBREUIL. On dirait que le petit cousin a de l’artibition.

EULALIE , répondant à une question du notaire, üix-sept ans et demi.

LE BARON , de mime. Cinquante-cinq ans. ,

DUBREUIL. Passés!...

DAVIAU , il A/" Laroche. Et vous donnez, madame, à M ü * votre fille?...

M me larouhe. Je donne... je donne....

tout ce que je peux... mille écus.

dernard. Ah: madame...

CÉLESTINR. Pourquoi ne dites-voua pas ma mère?

Bernard. Ma mère... je les accepte avec reconnaissance.

cèlestine. Votre femme ne vous fait pas riche... mais elle espère vous rendre heureux.

MONNERON, au baron. Ainsi les dix mille franesde rente retourneront aux parensen cas de mort?..

DUBREUIL. Est-ce que tu profites de l’oc caaion pour faire ton testament?

monneron. Vous savez que. dans ces actes-li, nous sommes obligés de prévoir tous les cas.

DUBREUIL. Oui, je sais qu’il n’y a rien de triste comme un contrat de mariage. A chaque ligne il y est question de nioit et d’argent...

CHARLES. C’est pourtant vrai , ce que vous diteslà, monsieur Dubreuil. Si jaunit je me marie, je ne ferai point de contrat de mariage , ce sera toujours cela de ga-

e né -

CÈLESTINE. Eu attendant , monsieur le raisonneur, venez lire et approuver le mien.

Charte va lire le contrat.

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