M. ORANGER , BERNARD
duîireuil. Eh bien ! ma chère madame Laroche, nous vous ramenons un capitaine -que nous venons de faire... Je dis uous...
par extension... car je suis exempt par droit de naissance.
»i"“ Laroche. Ah ! vous êtes capitaine!
bernard. Oui, ma mère.
Oranger. Et moi, fourrier.
DUBREUIL. Dieu ! comme ces nominations d’officiers de la garde nationale mettent en émoi toutes les ambitions du quartier!.. A l'approche des élcclious il y a une émulation de patriotisme... et de politesse...
si”* LAROCHE. Encore s’il y avait quelque chose au bout de tout cela !... mais de la dépense, de l’embarras, et voilà tout.
dubreuil. Qu’est -ce que vous dites là, madame Laroche? La garde nationale , c’est un marche-pied... l’épaulette, cYst un passe-partout, c’est uuc apostille puissante pour obtenir des commandes , des fournitures , des travaux... {Avec dignité.') bernard et beaucoup d’autres comme lui ne votent dans cette distinction qu’une marque d’estime de leurs concitoyens... qu’une occasion d’être utiles et do servir leur pays. ( Gatment .) Mais de plus adroits, de plus fins qu'eux, s’en font un titre pour arriver aux places, aux honneurs, à la fortune... Cela s’est vu sous tous les régimes, cela se voit, et cela se verra probablement toujours... ce n’est pas dans la loi... mais c’est dans la nature des choses.
y. m.AIJ Ë G RANGER.
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