‹ Eulalie Granger drame en cinq actes et en sept tableauxChapitre 58 sur 89 · SCENE VHI · texte numérisé non relu

SCENE VHI

DUBRLUIL, M- LAROCHE.

M“* i,a hoche Eh bien! où est-il donc?

DIIRrei il. Qui ça?

M® # t. mioche. Il me dit qu'il ne sera qu un instant, et il ne reparaît plus.

uiionEtiL. Mais qui?

M'“* LAROCHE. Je suis là à l'attendre en bas , chez le marchand de nouveautés en face, et je suis bien sûre qu’il n'est pas descendu... car mes yeux n’ont pas quitté d un instant la porte cochère de l’hùlel.

DLBiiEiriL. Mais enfin , madame Laroche, que cherchez-vous?

M° ,# Laroche. Qui? Charles!.... inon fils.

DCBRF.t IL, étonné. Charles!

M“* Laroche. Sans doute... Maman, in a-t-il dit, faites vos emplettes... et je vous ri joins dans dix minutes! J’aurais eu le ietu|>s d acheter tout le magasin, et en marchandant encore.

Di brelil , inquiet. Y ou* êtes bien sûre qu’il n'est pas sorti?...

M ma i.arocue. Le concierge lui-même m a positivement affirmé quil ne l'avait pas vu... et un gaillard de cette taille-là , cela se voit î ça ne peut pas sc cacher facilement...

DUnRruiL, éclairé parce mot. Se cacher...

et cette clef...

M" 1 * LAROCHE. Eh! mais il me semble que j’entends dans la cour.... oui, M. le

baron et sa femme qui montent dans leur calèche de voyage.

Pendant le temps que madame Laroche e»t h la fenêtre, Duhreuil parcourt des yeux l'appartemeut, regardant les serrures et sa clef. 11 aperçoit là porte à droite.

DUBREUIL. C«t U!

*“• LAROCHE. Comment ne les ai-je pas remontrés?., ah ! ils auront pris le petit escalier.

DUBREUIL, ouvrant et voyant Charles.

Malheureux !

Il tient toujuun la clef d.n. I. porte.

M”' LAROCHE, ouvrant ta fenêtre. Eh !

mais c’est leur calèche de voyage!...

Adieu, mon général j adieu, baronne....

{Elle se re tourne, Duhreuil aussi.) Sont-ils heureux !

DUBREUIL, riant. Très-heureux.

M— * Laroche retourne S 1a fenêtre.

DUBRRITIL, à Chur/es. Silence!., votre mire est là !

ST” LAROCHE, à la fenêtre. Hein!., vous dites?... Oui, oui, ma nièce... certainement j’irai vous voir à Saint-Quentin.

La voiture part et s'éloigne.

DCBREL'IL, à Churles. Parlex vite I

Charles. Jamais je n’oublierai...

DUBREUIL, le poussant dehors. Parles.. • vous me remercicrex plus tard.

V— LAROCHE, se retirant de la fenitrt, à Duhreuil. Partis!

DUBREUIL, se mettant face à face avec M— Laroche. Partis !

La toile tombe.

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