DUBREUIL , M™ LAROCHE
DURnEUIL. El de quelle noce parle donc N* 1 Laroche?
EULAI1E GRANGES.
**' Laroche. C'est tous, monsieur Dubreuil !...
BluiEUlL. Depuis quand à Paris?
Laroche. Depuis ce matin.
dubreuil. Et tous parles déjà d’une noce ?...
ü m * Laroche. Comment! vous ne saves pas cela... tous n’étes pas dans le secret... vous) le banquier de la maison?
dubreuil. Ma foi, non, je ne sais rien, je ne me doute de rien. Oranger est passé clies moi ce malin... ne nie trouvant pas, il a laissé un petit mot... il m'a fait entendre qu’il avait besoin de fonds... j’ai cru qu’il s’agissait d'une opération sur la rente... ou qu’il prenait un intérêt dans quelque entreprise.
H m# Laroche. Une fort belle opération.. . il marie sa fille.
DUBREUIL. Eulalic ?
m“* labociik. Eulalie...
dubreuil. C'est une enfant, elle est toujours en pension.
1“ LAROCHE. Elle en sortira , comme on sortaitautrefois du couvent, pour signer son contrat de mariage...
dubreuil. Encore faut-il qu'elle fasse connaissance avec son futur... qu’elle sache s'il lui convient, y
larociie. Du moment qu’il convient au pire et à la mire...
dubreuil. Cela ne suffit pas... les enfans ont aussi leur goût, qui n’est pas toujours celui des parens.
B" LAROCHE. Puisqu’on tous dit qu’il est millionnaire.
dubreuil. C’est déjà une fort belle qualité.
*“ LAROCHE. EU!... vous le connaissez !...
DUBREUIL. Je le connais.
M-* LAROCHE. C'est un de vos anciens amis.
durreuil. A moi !
H"* LAROCHE. A vous!., le baron de Ronçay.
durreuil. Le vieux baron de Ronçay...
allons donc c'est une plaisanterie !
LE BARON , entrant à gauche , qui a en tendu. Non, mon cher Dubreuil, ce u’est point une plaisanterie.
H”’ LAROCHE. Là! quand je vous le disais!.. ( Saluant .) Monsieur le baron, j’ai bien l*bonneur,.... je suis la tante de la future.
Le Baron lai prend b mai n et U conduit galamment jaaqn'à la porte à gauche.