CHARLES, EULALIE
EULALIE, croyant parler à son mari. Monsieur, tout est prêt... Ciel ! Charles!
Charles. Eulalie!
F.ULALIE. Vous!... vous, ici!
CIIABLES. Silence.
EULALIE. Par quel hasard?
en \ri.f.s. J’y suis venu pour vous.
eulalie. Ah ! il m’aime encore!...
CIIABLES. S'il fallait ma vie... pour vous
épargner une peine, un chagrin je la
donnerais de grand cœur.
EULALIE. lies peines... des chagrins...
je ne m'en souviens plus...
Charles. J'attends ici M. de Ronçay...
oh ! rassnrez-votis ; j’ai dû me charger d'une mission auprès de lui... afin de parvenir jusqu'à vous, Eulalie; il faut que je vous parle sons que nous puissions être surpris ni entendus par personne...
EULALIE. Pourquoi?
ciiarles. J'ai d’horribles secrets à vous révéler.
eulalie. A moi ?
Charles. Votre fortune... votre liberté... votre vie peut-être menacées.
loi l'on voit le baron epiant et econtant.
eulalie. Grand Dieu'., mais d’où savez-vous ?
ciiables. Ne m’inlerrogez pas ; M. de Ronçay peut revenir... une minute d’bésitatiou peut nous perdre...
eulalie. Vous perdre!., ah! dites, que faut-il faire?
Charles. M'indiquer un lieu... une heure. . .
EULALIE. Quand?
Charles. Ce soir, cette nuit...
eulalie. Cette nuit...
CHARLES. Dans le jardin qui dépend de cette maison j’ai remarqué une biècbe au mur, par laquelle il est facile de s'introduire...
Le baron fait du bruit.
CHARLES. Paix!., on vient... c'est lui.
EULALIE, à part. Mon mari!