H-« DUPLESSIS. EULALIE
(M m Duplessis allume une lampe sur la table et éteint les bougies. — La rampe baisse.)
EULALlE, sur le devant.
Ohl puissé-je la servir toute ma vie!...
(Elle est pensive.)
M“° DUPLESSIS, revenant du foud.
Pourvu que ce pauvre Thomas ne soit pas tombé dans le torrent en allant à Montbéliard... (Elle s'approche de la table.) Mais voyous, puisque nous u’avon s pas eu cette opium qui devait faire dormir la malade, raison de plus pour que je prenne mon café, qui doit me tenir éveillée...
(Elle en verse dans une tasse.)
EULALlE, à part.
Comment revenir, si elle ne s'endort pas?
M"»« DUPLESSIS, buvant.
Mais comme il est fort, ce café... Ah! c’est pas de la chicorée celui-là... Diable 1 diable 1... (A Eulalie.) Je ne vous en donne pas à vous, mademoiselle Eulalie, puisque vous ne veillez pas ce soir.
EULALlE.
Au contraire, vous me paraissez encore plus fatiguée que moi, et si vous le voulez, je veillerai un moment.
umc DUPLESSIS, déjà assise, se versant de l’eau de vie.
Eh bien, prenez-en toujours une petite goutte pendant que j’achève mou gloria. (Elle boit.) Diable 1 diable 1
EULALlE.
Je le veux bien. (Elle se verse du café.) stnie duplessis, se versant et bavant encore de l’eau de vie.
Maintenant, je peux m’étendre dans ma chambre à coucher... un petit moment, n’est-ce pas? vous m'éveillerez... C’est drôle, ce café...
(Elle s’enfonce dans le fauteuil.) EULALlE, qui a goûté le café.
Vous avez raison, madame Duplessis, ce café est d’uue force...
DUPLESSIS, les yeux fermés.
Sucrez! sucrez, mademoiselle.
EULALlE PONTOI5.