ACTE II
TOIICY, doucement.
Eh bien ! qu’est-ce que ça me fait, ma brave dame.
M"* e DUPLESSIS.
Qu’est-ce que ça vous fait? (Se posant encore plus.) Je vous dis que je suis madame Duplessis I
TOHCY.
J’enleuds parfaitement, mais quand vous seriez madame Duplessis...
M ro« DUPLESSIS.
Madame Duplessis , de Montbéliard , sur la frontière de la Suisse!...
TonCY, ta regardant.
De la Suisse?...
J*®» DUPLESSIS
Ah! voilà que ça vous vient.
TORCT.
Et que voulez-vous dire par là?
N-* DUPLESSIS
Comment, ce que je veux dire?... Et ma fille, monsieur?
TORCT, la regardant avec plus d'auention.
Votre fille, madame?
M“« Dl PLESSIS.
Ma fille qui • abandonné sa pauvre mère.
TORCY
Et vous habitiez Montbéliard , près de la Suisse. .. il y a unau?...
DUPLESSSIS.
Vous l’avouez.
TOltCY.
Oh ! c'est impossible !
DUPLESSIS, pleurnichant.
Vous m’avez fait bien pleurer, monsieur, mais si du moins vous la rendez heureuse... Oui, monsieur, aimez-la bien, elle mérite d'étre heureuse!
TORCY, a part.
Antonie... la fille de celte femme 1
DUPLESSIS
Elle est si belle et si honue! N’est-ce pas qu’elle est bonne, ma Cornélic?
TORCY
Comélie! Ah! madame, vous m'avez fait une horrible peur.
M®C DUPLESSIS
N’eit-ce pas qu’elle est belle, monsieur Dubois?
TORCY
Dubois! Dubois! (Réfléchissant.) Ah! j'y suis. (A Duplessis.) Coruélie Duplessis, n’est-ce pas?
M» e DUPLESSIS.
Oui, et voilà bien long-temps que je vous cherche, mon cher Dubois.
LAVIGNAN.
Je suis débarrassé de la vieille... Voyons, arrive Jonc.
M w DUPLESSIS, bas.
Et comment va-t-elle, cette chère enfant?