SCÈNE VII
EULALIE , seule.
Oh ! misérable... misérable que je suis... Enfin, l’heure est arrivée où il faut mourir... Dois-je attendre que cet homme me dénonce... et il le fera le jour où il croira ma condamnation nécessaire à son repos... Et quand alors je serai flétrie à tes yeux, tu me chasseras... Manuel... Moi, chassée par toi comme uue criminelle !... Oh ! mieux vaut fuir... Oui, oui, parlous... Où irai-je?... Je ne sais... Loin, bien loin. (Elle va A un secrétaire, y prend un coffre qu’elle pose sur une table, et en tire de l’or, des bijoux, et un petit poignard.) Cet or, ces bijoux... Graud Dieu! ces bijoux, cet or... tout, jusqu’à ces habits qui me couvrent... tout cela est à lui!... et l’on m’accuserait encore de l’avoir volé... (Elle rejette tout daus le coffre.) Non, partons ainsi... Mais partir ainsi, c’est la misère!... la misère, c’est la mendicité!... la mendicité, c'est le tribunal! et le tribunal, c’est la découverte de mon nom!... C’est encore la honte pour moi! c’est la honte pour Manuel , peut-être!... Oh! la mort... la mort plutôt... Oui, oui... Mon Dieu , pardonnez-moi. (Elle saisit un poignard.) Je n’ai plus la force de souffrir...
ItOSE , entrant.
Madame!...
EULALIE
Obi... ne pouvoir ni pleurer, ni mourir... c’est affreux...
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